Chômage

C’est le capitalisme qui est malade

Brève
28/04/2020

Comme on le devinait, les chiffres du chômage de Pôle emploi pour fin mars ont bondi. Beaucoup d’intérimaires, de CDD, de travailleurs en période d’essai ont vu leur emploi brutalement supprimés dès le confinement. Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les demandeurs d’emploi sans aucune activité approchent les 400 000 (hausse de 8,7 %). L’ensemble des demandeurs d’emploi des catégories A, B et C dépassent les 650 000 (hausse de 4,4 %).

Dans la société capitaliste, une épidémie ne fait qu’aggraver le sort de ceux qui ne vivent que de leur travail. Ceux qui gardent leur emploi voient pour beaucoup leurs revenus baisser, et ceux qui perdent le leur n’ont droit qu’à aller pointer au chômage.

C’est en supprimant le pouvoir des plus riches que l’on pourra assurer à tous un emploi et un salaire décent.

Santé

Des choix criminels

Brève
22/04/2020

Le gouvernement se vante d’avoir réussi à augmenter en quelques semaines le nombre de lits en réanimation. Il a doublé en région Auvergne Rhône-Alpes. Mais il est moins prolixe quant aux conséquences sur le reste de la santé : parallèlement, les lits et les blocs opératoires pour les autres affections ont fermé, et le nombre de personnel de santé a diminué.

Le journal La Montagne cite le cas d’une femme qui ne présentait aucun des symptômes du Covid-19. Renvoyée chez elle, elle est morte d’une embolie pulmonaire.

On paye aujourd’hui les choix de restrictions budgétaires avec ses fermetures de lits, de services, voire d’hôpitaux, des gouvernements actuel et précédents.

Zone de logistique de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) 

Aucune protection pour ceux qui travaillent

Brève
17/04/2020

plateforme logistique de Saint Quentin-Fallavier

Macron a promis que le 11 mai le travail pourrait reprendre partout avec des masques disponibles pour tous et des tests pour ceux qui présenteraient des symptômes. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En tous cas, ceux qui continuent de travailler aujourd’hui dans des métiers vitaux sont loin d’en avoir systématiquement. C’est le cas des travailleurs dans la logistique alimentaire de la zone de Saint Quentin, comme chez Aldi où ils n’ont ni masques, ni gants, ni gel hydroalcoolique et qu’il est de plus impossible de garder des distances entre travailleurs tant l’entrepôt est bondé de marchandises.

Les patrons de ces groupes sont de dangereux irresponsables et Macron ment comme un arracheur de dents !

Ehpad

Derrière la propagande du gouvernement, toujours la pénurie de tests

Brève
14/04/2020

     Le gouvernement a annoncé, après des semaines de tergiversations, que des tests devaient arriver dans les Ehpad. Mais comme pour les masques, c’est la pénurie.

     Dans les Ehpad de la région, les tests sont réalisés dans des laboratoires privés, mais comme ils manquent de réactifs, ils réalisent d’abord les analyses pour les hôpitaux. En conséquence, les résultats ne sont pas rendus avant 3 à 7 jours. Faute de connaître le statut viral des résidents et soignants, le confinement dans les chambres reste impératif.

     De partout, la crise sanitaire révèle et exacerbe les problèmes de moyens que dénoncent depuis des années les personnels des Ehpad. Pas de masques, pas de tests, les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.

CHU de Clermont-Ferrand

Tout de suite et maintenant !

Brève
11/04/2020

Près d’un mois après l’instauration du confinement général, le personnel du CHU de Clermont-Ferrand n’a toujours pas les moyens nécessaires pour protéger soignants et patients et faire face à l’épidémie. C’est ce que dénonce une pétition lancée le 8 avril par les syndicats SUD, CGT et FO.

Car c’est dès maintenant et tout de suite qu’il faut non seulement des masques, des sur-blouses, des lunettes, du gel, des tests de dépistage pour tous, des respirateurs et le matériel pour les faire fonctionner, des médicaments, qui manquent toujours, mais aussi ouvrir des lits, embaucher du personnel, et augmenter les salaires !

C’est bien légitime de ne pas croire les vagues promesses du gouvernement Macron qui a fermé plus de 4000 lits ces deux dernières années et qui, contrairement aux crédits ouverts aux entreprises, ne veut toujours pas donner les moyens nécessaires à la santé.