Industrie pharmaceutique

Petites pilules, profits énormes

Brève
19/10/2020

     Le groupe pharmaceutique Gilead s'est offert une page entière de publicité dans la presse régionale, pour annoncer: "ici, l'élimination de l'hépatite C est à portée de main", avec la colline de Fourvière en fond d'image. Cette firme, parmi les dix plus grosses au monde du secteur pharmaceutique, produit en effet un traitement miraculeux : le Sovaldi, qui soigne 95% des malades.

     Le Sovaldi a été développé aux Etats-Unis par une start up, une petite entreprise privée, comme souvent financée par la recherche publique. En France, la cure de Sovaldi coûte 41 000 euros, intégralement payée par la Sécurité sociale mais le coût réel serait de 75 à 200 euros. De quoi assurer de scandaleux profits à Gilead.

Kidiliz – Saint-Chamond (Loire)

Les travailleurs mobilisés pour défendre leur avenir

Brève
18/10/2020

Kidiliz Saint-Chamond : rassemblement du 16 octobre 2020

     Vendredi 16 octobre, comme sur les autres sites du pays, le personnel de Kidiliz (ex-Zannier) de Saint-Chamond, où est le siège et la création, était rassemblé en quasi-totalité pour marquer son inquiétude sur son avenir. Le groupe, spécialisé dans les vêtements pour enfants, a été mis en redressement judicaire le 10 septembre. Il y a donc une sérieuse menace sur les 2 600 emplois dont 1 600 en France (sites et magasins).

     La famille Zannier, qui a créé le groupe en 1962, a exploité des générations de travailleuses en France mais aussi chez les sous-traitants de pays "à bas coût social".

Après avoir engrangé pendant plus de 50 ans de juteux profits, la famille Zannier a vendu l’entreprise au groupe chinois Semir et a investi le pactole dans d’autres activités encore plus lucratives, notamment l’hôtellerie de luxe. Aujourd’hui, le personnel craint que les deux repreneurs potentiels soient plus intéressés par les marques connues dans la mode enfantine que par la conservation des emplois.

     Ils ont décidé de se mobiliser pour faire entendre leur voix, et c'est bien la meilleure protection contre les mauvais coups à venir.

Hôpitaux - Lyon

Le gouvernement testé positif à l'irresponsabilité

Brève
15/10/2020

            Aux HCL, des soignants Covid + sont poussés par l'encadrement à ne pas s'arrêter. Des médecins et internes sont concernés et continuent même à opérer alors qu'ils ont été testés positifs. Du moment qu'ils n'ont pas de symptômes, la direction considère qu'ils peuvent venir au travail, comme s'ils n'étaient pas contagieux. Les directions locales sont couvertes par la DGSO, direction générale de l’organisation de la santé, qui en fait même une préconisation.

            La pénurie de personnel menace tout le fonctionnement de l'hôpital. L'épidémie de Covid qui progresse révèle une situation dramatique… et le couvre-feu du gouvernement ressemble plus à un contre-feu destiné à masquer une situation sidérante.

Décines - Agglomération lyonnaise

Gifrer : aux petits soins pour ses actionnaires

Brève
13/10/2020

Gifrer a annoncé la suppression de 125 emplois sur les 215 de son usine à Décines.

En pleine crise sanitaire, cette entreprise est qualifiée par l'Agence régionale de santé (ARS) « de première nécessité » car elle assure la production massive de gels hydroalcooliques. Mais elle va être mise à l'arrêt sur décision de ses propriétaires.

C'est que la « première nécessité », pour eux, c'est le profit. Ces dernières décennies, il n'y a pas eu le moindre investissement dans cette usine, que ses propriétaires qualifient aujourd'hui d'obsolète. Ils veulent revendre une partie des terrains, après avoir menti aux salariés en annonçant... un « plan de développement du site ».

Une illustration, parmi mille autres, de la cupidité et de l'irresponsabilité de ces capitalistes.

Corbas - Agglomération lyonnaise

Mister auto : 120 suppressions d’emploi

Brève
08/10/2020

Leader européen de la vente en ligne de pièces détachées, accessoires automobiles et pneus, Mister Auto, société créée en 2008, a été rachetée en mars 2015 par PSA. Depuis PSA rationalise sa filiale en supprimant des sites et des emplois.

Aujourd’hui le groupe ferme le site de Corbas dans la banlieue de Lyon avec plus de 120 suppressions de postes. Il propose à 26 CDI de venir sur le site à Vesoul où il «transfère» l'activité. Mais qui va déménager à plus de 300 km, dans un département sans beaucoup d'emplois, sans la moindre garantie de conserver durablement son poste ?

En regroupant ses plateformes logistiques, le groupe PSA concentre le travail pour augmenter les profits avec la peau des travailleurs. Les travailleurs devront imposé l’inverse en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire. Pour financer cela, il faut prendre sur les milliards de profits accumulé de la famille Peugeot !