Puy-de-Dôme

Inquiétant Panoramique

Brève
28/10/2019

Un éboulement de terrain a provoqué l'arrêt du Panoramique des Dômes samedi 26 octobre dernier. Vingt mètres de cubes de pierres et de roches se sont effondrés sur la voie dans la nuit, quand le train était à l'arrêt : ils n'ont heureusement fait aucune victime. La pose d'un mur de contrefort mobile a été décidée, la voie a été déblayée et le service du Panoramique a repris dès le lendemain dimanche !

Il y a de quoi être surpris par la rapidité de la reprise du service après un tel incident.

On se souvient des accidents en série qui ont suivi l'année de sa mise en service, dont plusieurs déraillements. Suite à quoi, il avait fallu investir, former du personnel, doubler les effectifs. L'exploitant et le Conseil général du Puy-de-Dôme avaient mis en route un train conçu à l'économie, au mépris de la sécurité du personnel et des usagers, comme le dénonçait publiquement le Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre (BEA TT) en avril 2015.

La sécurité maximale est-elle vraiment assurée au Panoramique ? On peut en douter. D'autant qu'un arrêt du train touristique en pleines vacances scolaires, c'est mauvais pour les affaires…

Chômage

C'est par les luttes que les travailleurs imposeront sa réduction

Brève
28/10/2019

La presse prétend voir une baisse du chômage au troisième trimestre. En réalité, depuis des mois, il y a toujours autant de travailleurs privés d'un emploi permettant de vivre, avec de légères variations d'un mois sur l'autre, d'un trimestre sur l'autre, soit autour de 640 000 dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes (catégories ABC ensemble).

Les capitalistes continuent à supprimer les emplois et à fermer des entreprises. L'Etat de son côté supprime aussi des emplois publics et toutes les mesures gouvernementales cherchent non pas à réduire le nombre des chômeurs, mais à diminuer les allocations et à radier les travailleurs sans emploi des statistiques.

Les travailleurs ne peuvent donc compter que sur leurs luttes pour se défendre. Se battre pour imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire, restent le combat à mener pour réduire le chômage.

Sites Seveso

Question de priorité

Brève
13/10/2019

Dans un article du journal La Montagne (11 octobre) sur les principaux sites Seveso en Auvergne, un responsable de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement s’indigne : « Comment savoir une demi-heure après quels produits sont en train de brûler dans un bâtiment ? »

Il devrait suffire d’appeler l’entreprise et lui demander ce qui y est entreposé, comme la loi l’impose. Mais comme au nom du secret commercial, les hauts responsables rechignent à divulguer leurs informations, il faut attendre plusieurs jours pour obtenir quelques détails, sans même être certain de tout connaître. Un délai pendant lequel les salariés et les riverains ont le temps de s’intoxiquer.

Le secret des affaires et la propriété privée sont mieux gardés que la santé des travailleurs et de la population.

Michelin s'en prend encore aux emplois

Brève
11/10/2019

Après sa campagne de presse sur le manque de compétitivité, la direction de Michelin a annoncé coup sur coup des mesures contre les salariés et leurs emplois dans ses usines.

Cela a commencé avec l'annonce de la fermeture de Bamberg en Allemagne (plus de 800 emplois). Puis la décision a été prise de mettre au chômage technique pour 5 semaines les 600 ouvriers de l'usine de Blavozy, près du Puy, d'ici la fin de l'année.

Hier c'est la fermeture de l'usine de la Roche-sur-Yon (plus de 600 emplois supprimés) qui a été annoncée. Des menaces planent encore sur d'autres usines.

Michelin voudrait faire croire qu'il a des difficultés. Or il est un des leaders mondiaux du marché du pneu et continue à annoncer des profits record (avec plus d'un milliard et demi de bénéfices). Michelin s'en prend aux salariés pour remplir toujours un peu plus les poches de ses actionnaires. Il y a vraiment de quoi se mettre en colère.

ACC - Clermont-Ferrand

Non au secret des affaires !

Brève
09/10/2019

La société des ACC (Ateliers de Construction du Centre) a été placée en redressement judiciaire. Et, fin octobre les tribunaux désigneront des repreneurs.

Ce n'est pourtant pas le travail qui manque, les carnets de commande sont pleins. La cause serait des difficultés de trésorerie. Sont-elles dues à des clients mauvais payeurs, à des banques qui refusent de prêter de la trésorerie, ou à une autre cause ? Les 274 travailleurs des ACC n'en sauront rien, car c'est couvert par le secret des affaires.

Mais pourtant, ce sont les salariés qui vont faire les frais de ce redressement judiciaire : tous les candidats à la reprise veulent licencier une partie des salariés. Le secret des affaires qui couvre tous les mauvais coups des patrons, il faut l'abolir !