Train Paris-Clermont-Ferrand

L'enfer est sur les rails

Brève
28/06/2019

Jeudi 27 juin dernier, les voyageurs du train Paris-Clermont ont vécu un voyage particulièrement éprouvant. Leur train qui devait partir à 17 h 57 pour un trajet de 3 h 17 n'est arrivé qu'à 8 heures du matin en gare de Clermont-Ferrand, soit 14 heures plus tard. Une tentative de suicide a d'abord retardé le départ de plus de deux heures, puis une rupture de caténaire a immobilisé le train en rase campagne à la hauteur de Montargis. Et après plusieurs heures d'attente dans un train sans climatisation et aux toilettes hors d'usage, dans la chaleur de la canicule, les voyageurs n'ont été transbordés dans un autre train qu'à 4 h 30 du matin pour arriver à Clermont-Ferrand 3 heures et demi plus tard.

Selon le représentant de la SNCF, le train de 17 h 57 aurait joué de malchance et un tel retard serait exceptionnel.

La "faute à pas de chance" sur cette ligne est fréquente et s'aggrave depuis 20 ans. Si les usagers de cette ligne connaissent tant d'inconfort, de vétusté et de retards, tout en payant les billets de plus en plus chers, c'est faute d'entretien et d'investissements réguliers par la SNCF qui a volontairement laissé à l'abandon une bonne partie du réseau ferroviaire.

Le chemin du plein emploi passe par les luttes

Brève
28/06/2019

Pôle Emploi vient de publier ses statistiques mensuelles. Fin mai 2019, les travailleurs sans emploi, à temps réduit ou partiel sont toujours aussi nombreux. Dans la Région, ils se montent à environ 640 000, tendance similaire à ce qui se passe dans le reste du pays.

En arrivant il y a deux ans, Macron avait commencé par faciliter les licenciements, sous le prétexte mensonger de faciliter les embauches qui ne se sont pas produites. Un échec évident.

Aujourd'hui, le gouvernement de Macron s'en prend directement aux chômeurs en durcissant les règles pour pouvoir s'inscrire à Pôle Emploi et en renforçant les sanctions administratives. Cela permettra sans doute de faire baisser artificiellement le nombre des inscrits, mais sûrement pas de multiplier les embauches et la baisse du chômage.

Les patrons ne veulent toujours pas embaucher et l'Etat continue à réduire les emplois du secteur public. Ce n'est donc que par leurs luttes que les travailleurs pourront retrouver le chemin du plein emploi, en imposant l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous.

GCA (Clermont-Ferrand)

Vive la lutte des travailleurs

Brève
27/06/2019

Depuis deux semaines, les salariés de l’entreprise Soflog, sous-traitant de l’Atelier industriel de l’aéronautique, sont en grève à une très forte majorité pour une augmentation de salaire de 100 euros, pour l’attribution et le renouvellement des API tels des chaussures de sécurité, les transports gratuits, l’assouplissement des horaires de pointage, ou encore la prise en charge des jours de carence pour tous en cas d’arrêt maladie.

L’entreprise rachetée il y a peu par le groupe Charles André (GCA) dépasse le milliard d’euros de chiffre d'affaire. Depuis le début de l’année, la production a augmenté de 20 %. C’est peu dire qu’ils ont largement les moyens de satisfaire les revendications, plus que légitimes, alors que les salaires sont de plus en plus bas, se rapprochant du Smic, y compris pour les plus anciens.

Ces salariés montrent la voie à suivre que devront emprunter tous les travailleurs pour faire plier le patronat et le gouvernement à son service.

Canicule

Souffrir de la météo, c'est souffrir du capitalisme

Brève
25/06/2019

Avec la canicule annoncée, les recommandations ont été multipliées. Il faut se cloîtrer chez soi, portes, fenêtres, volets fermés. Ce que ne peuvent pas faire tous ceux qui doivent sortir pour aller travailler. Et la situation est encore pire pour ceux qui travaillent dehors, comme les ouvriers du bâtiment. Le code du travail ne connait aucune température limite.

Et comme les maisons dans ce pays sont rarement conçues en fonction des aléas de la météo, bien des gens n'ont pas les moyens d'y remédier, que ce soit en hiver contre le froid, ou en été contre les fortes chaleurs.

Pourtant, la société des termites réussit très bien à résister aux extrêmes de froid la nuit et de chaud le jour dans leurs termitières sous les tropiques. La société capitaliste, elle, n'est pas organisée pour satisfaire les besoins de la population : elle en exclut une bonne partie qui en souffre jusqu'à en mourir.

Migrants

Non aux expulsions

Brève
23/06/2019

Jeudi 20 juin, les associations d’aide aux migrants de l’Allier ont organisé un rassemblement devant la préfecture de Moulins,
Venus de Vichy, de Montluçon, de nombreux jeunes migrants sont venus protester face aux menaces d’expulsion qui pèsent sur eux.
Plusieurs d’entre eux, jeunes majeurs en apprentissage ont reçu « l’Obligation de quitter le territoire français ».
Un jeune raconte. "Mineur non accompagné à l'époque de mon arrivée dans l'Allier en 2017, j'ai débarqué un beau jour à Moulins à l'âge de 16 ans, dans l'espoir d'une vie meilleure. J'ai très vite commencé un apprentissage. Tout allait bien. Je pensais pouvoir continuer à vivre, à me former et à travailler en France.... J'ai tout mis en oeuvre pour ça !"
En 2019, deux ans plus tard, il est sorti du système d'Aide sociale à l'enfance (ASE). En effet, aujourd'hui âgé de 18 ans, il est devenu majeur. Un 18e anniversaire synonyme de très mauvaises nouvelles. il explique que son projet de vie dans le pays de la Déclaration des droits de l'homme est désormais largement compromis :
"Alors que je suis en train de terminer mon apprentissage, que je vais passer mon examen dans quelques jours et que mon patron m'a promis un CDI, mon autorisation de travailler n'a pas été renouvelée. On ne veut plus de moi en France et il n'y a aucune raison à ça !"
Il est originaire d’Erythrée. Le site officiel du ministère des Affaires étrangères dit de ce pays « le régime érythréen a supprimé la plupart des libertés et la situation des droits de l’homme y est très préoccupante… ». C’est donc en toute connaissance de cause que les autorités françaises peuvent décidé de renvoyer des jeunes dans un pays de dictature.
D’autres jeunes sont concernés par ces avis d’expulsion. Dans le bassin de Vichy, ces jeunes apprentis « donnant totale satisfaction » sont obligés de quitter le pays. Pourtant comme le dit une responsable d’association : « Ces jeunes sont arrivés dans l'Allier il y a deux ou trois ans. Après plusieurs évaluations, ils ont été reconnus mineurs par les tutelles habilitées On les a orientés vers des formations professionnelles en leur disant que, s'ils avaient un travail, ça les aiderait à rester en France. Tout se passe bien. Ils ont un parcours scolaire réussi. Leurs employeurs sont contents et ont besoin d'eux... Mais au final, le refus de leur donner les papiers de séjour et de droit au travail annule tout ! »
Procédures expéditives, négation du droit d’asile, tel est le véritable contenu de la politique prétendument progressiste de Macron.
Liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants !