Accident meurtrier sur la RCEA

C'est la société capitaliste qui est mortelle !

Brève
03/05/2019

Une fois encore, le 2 mai dernier, sur une portion à deux voies de la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique), deux véhicules se sont heurtés dans un choc frontal à la hauteur de Toulon-sur-Allier, provoquant un mort et un blessé.

Des travaux ont été promis pour élargir la RCEA, souvent étroite à deux voies, mais très fréquentée quand elle traverse la Saône-et-Loire et l'Allier. Mais cela fait plus de 40 ans ! On sait qu'il y a jusqu'à quatre fois plus de tués et de blessés que sur le reste de son parcours allant de la Suisse à l'Atlantique. Malgré l'urgence et les nombreux morts et blessés, les travaux d'élargissement ont à peine débuté !

Dans cette société où on trouve en 48 heures un milliard d'euros pour consolider une vénérable cathédrale, on ne mobilise pas les quelques millions qui pourraient épargner des centaines de morts et de blessés chaque année.

Chômage

Toujours pesant et massif

Brève
28/04/2019

Il faut beaucoup d'aplomb pour affirmer que le chômage est à la baisse. Fin mars 2019, le nombre de chômeurs est toujours élevé, avec plus de 640 000 travailleurs sans emploi ou à temps partiel (catégories ABC) dans la Région. Depuis plus d'un an, il n'y a que des variations minimes à la hausse ou à la baisse, d'un mois à l'autre, d'un trimestre à l'autre, semblables à ce qui se passe à l'échelle du pays.

Il ne faut pas compter sur Macron et le gouvernement pour combattre le chômage. En même temps qu'ils osent répéter que la tendance du chômage est à la baisse, ils multiplient les mesures contre les chômeurs, les réductions des services publics et des emplois, et, en subventionnant patrons et actionnaires, ils leur facilitent licenciements et fermetures d'entreprises.

Les travailleurs ne peuvent donc compter que sur leurs luttes pour se défendre. Pour réduire le chômage, il faut se battre pour imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire.

C&A

Non aux licenciements !

Brève
26/04/2019

L'enseigne d'habillement C&A continue ses restructurations, comme ces trois dernières années, et a annoncé une nouvelle vague de licenciements, avec la suppression en France de 120 emplois et la fermeture de 14 magasins, dont celui de la place de Jaude à Clermont-Ferrand et celui de Saint-Etienne.

La chaîne internationale C&A, qui ne publie pas les bilans de sa filiale en France, est un groupe qui compte plus de 1 500 magasins en Europe, dont 150 en France et 18 rien que pour la région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est un groupe riche qui veut "sauvegarder sa compétitivité" dans un "contexte de marché exigeant". C'est surtout un groupe capitaliste comme un autre, qui taille dans les emplois et fabrique du chômage, pour le profit de ses actionnaires.

Défi Mode

Des comptes opaques qui devraient être transparents

Brève
25/04/2019

Les 220 salariés de Défi Mode et Nov Mode sont menacés de licenciement avec la fermeture annoncée de leurs 60 magasins, sous prétexte de difficultés économiques.

Le 19 avril dernier, les salariés ont appris que le groupe Thierry Dai était condamné par la justice pour défaut de gestion, et devait injecter 1,8 million d'euros dans Défi Mode. Cela remettait en cause une grande partie des fermetures et des licenciements. Mais cela n'a pas empêché, cinq jours plus tard, le 24, le ministère du Travail, par la voix de son service de la Direccte, de valider tous les licenciements du si mal nommé "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE) !

Une chose est sûre, c'est que les comptes de l'entreprise ne sont pas transparents. Quelle est la réalité des "difficultés économiques" ? Où sont passés les profits des années passées ? Ce sont des questions légitimes que les salariés à qui on veut faire payer les frais de l'opération sont en droit de poser, mais un droit qui ne peut être imposé que par les luttes.

Sucrerie Bourdon d'Aulnat (63)

96 emplois menacés

Brève
18/04/2019

La direction générale de Cristal Union a confirmé le 17 avril la fermeture des usines d'Aulnat dans le Puy-de-Dôme (96 salariés) et de Toury en Eure-et-Loir (150 salariés) et la réduction des effectifs à Erstein dans le Bas-Rhin d'ici 2020.

Ces fermetures vont entrainer des conséquences pour toute la filière : un vrai sinistre non seulement pour les salariés des usines concernées, mais aussi pour les salariés des transporteurs de betteraves, des sous-traitants et des agriculteurs (300 planteurs dans le Puy-de-Dôme).

Les actionnaires de Cristal Union continuent d’engranger des bénéfices. C'est donc révoltant de les voir aujourd'hui se préparer à dévaster des régions entières et à mettre à la rue plusieurs centaines de salariés. Les travailleurs ne doivent pas faire les frais de leur politique. C'est dans les profits des années fastes qu'il faut puiser pour les obliger à maintenir les emplois d'aujourd'hui.