Fermeture de l'Ehpad de Tauves (63)

Chronique d'une fermeture programmée

Brève
07/04/2019

L'annonce de la fermeture de l'Ehpad (Etablissement d' Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) public de Tauves d'ici l'été a provoqué beaucoup d'émotion. D'une capacité de 41 lits, cet Ehpad compte actuellement 31 résidents et 37 salariés. Ils vont être jetés dehors, par décision de l'ARS (Agence Régionale de Santé) et du Conseil départemental, sans savoir où ils vont atterrir, vu le manque de places et de postes dans les Ehpad publics des alentours.

Mais depuis que l'annonce a été rendue publique et provoqué le scandale, l'ARS dit que la décision n'a pas encore été prise et elle tente de justifier sa décision. Le déficit cumulé d'un million d'euros depuis 2013 ne serait pas la raison principale. L'ARS ose invoquer l'absence de médecin coordinateur, celle de cadres infirmiers et différents problèmes d'organisation, dont elle est en fait responsable et s'appuye sur les conclusions de l'administrateur provisoire (qu'elle a elle-même nommé !) qui affirme évidemment, comme elle le voulait, que l'établissement ne pouvait continuer à fonctionner !

L'ARS a pour politique de fermer tous les petits établissements inférieurs à 80 lits qu'elle juge non rentables et sans avenir. L'EHPAD public de Tauves est le premier du département à devoir en faire les frais. Tant pis si le résident n'a plus la proximité de sa famille, tant pis si le résident devient un numéro anonyme, tant pis si le personnel n'a plus de travail, sauf en allant beaucoup plus loin.

C'est scandaleux !

Rien de nouveau côté emploi

Brève
28/03/2019

Pôle emploi vient de publier ses statistiques mensuelles pour février 2019. Le chômage reste toujours aussi élevé dans la Région, comme dans le reste du pays. Les variations sont minimes d'un mois sur l'autre : on compte toujours plus de 640 000 travailleurs sans emploi ou à temps réduit ou partiel (catégorie ABC) en Auvergne-Rhône-Alpes.

Il ne peut en être autrement quand les capitalistes continuent à restructurer et à supprimer des emplois comme en ce moment dans l'industrie, l'habillement ou la grande distribution et que l'Etat continue à diminuer les emplois dans la fonction publique comme dans le secteur public.

Ce n'est que par leurs luttes que les travailleurs pourront imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

Bacacier à Riom

Wauquiez fait de l'assistanat

Brève
19/03/2019

Le groupe Bacacier, spécialisé dans l'habillage métallique des bâtiments, vient de présenter son projet de "Village" à Riom. Plus simplement, Bacacier est en train de s'installer sur le site racheté à l'usine Imperial Tobacco, qui l'avait fermé en mars 2017 avec 239 salariés licenciés.

Le groupe Bacacier s'était engagé à proposer "en priorité" 130 emplois aux ex-salariés. Mais, pour le moment, ce sont ses propres salariés, ceux de son siège social d'Aigueperse puis de divers ateliers à Cébazat-Ladoux et Lempdes, qui vont devoir déménager à Riom à partir de septembre 2019.

Cela n'empêche pas la Région Auvergne-Rhône-Alpes, par la voix de Laurent Wauquiez, d'annoncer qu'elle va assister le groupe florissant en lui versant une aide de 5 millions d'euros.

Voilà comment, avant même toute création d'emplois nouvelle, la Région dilapide l'argent public, en le versant à une entreprise privée qui ne fait que délocaliser ses salariés.

Ceux qui s'en "foot" plein les poches

Brève
05/03/2019

Un Suisse de 37 ans a acheté le club Clermont Foot à son ancien propriétaire, lequel à cause de son âge, voulait passer la main.

Très discret sur le montant de la transaction (on parle tout de même de plusieurs millions d'euros), le nouveau propriétaire dit être à la tête de capitaux familiaux. C'est en tout cas une famille bien fortunée puisqu'on apprend qu'elle cherche à investir aussi dans d'autres clubs européens.

Le jeu, les exercices et les performances physiques et mentales sont bien loin. Dans cette société capitaliste, le sport est avant tout une affaire de gros sous.

Combattre le chômage et ceux qui le fabriquent

Brève
27/02/2019

Rien de nouveau dans les statistiques du chômage de janvier 2019 que vient de publier Pôle emploi. Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, comme dans le reste du pays, les variations sont minimes d'un mois à l'autre et sur un an le nombre des travailleurs sans emploi ou à temps partiel (catégories ABC) reste massif et élevé, avec largement plus de 640 000 chômeurs.

Alors que les capitalistes continuent à supprimer les emplois et à fermer des entreprises, les dernières mesures gouvernementales visent non pas à arrêter cette hémorragie, mais à s'en prendre aux chômeurs. Diminuer ou supprimer les allocations et radier les chômeurs des statistiques ne fait pas baisser le chômage. Cela rend la vie encore plus difficile.

Imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire, sont des objectifs de combat toujours d'actualité pour l'ensemble des travailleurs.