Yvan-Béal : aux actionnaires de payer !

Brève
31/03/2012

La société Yvan-Béal a annoncé au comité d'entreprise sa volonté de licencier 52 des 170 travailleurs.

L'entreprise, qui se présente elle-même comme le numéro 1 français de son secteur (la distribution de matériels d'entretien et de création d'espaces verts) n'a jamais été en difficulté. Après avoir fait la fortune de la famille Béal, elle a été vendue à un consortium d'actionnaires, fin 2007. Et elle affichait 1,2 million d'euros de bénéfices net l'an dernier.

Les salariés ont raison de s'opposer à ces licenciements. En perdant leur emploi, ils perdent leur seul moyen d'existence. À Yvan-Béal comme ailleurs, c'est aux actionnaires de payer les défaillances de leur système. Il faut interdire les licenciements.

Pour combattre l’illettrisme, il faut des moyens

Brève
27/03/2012

Trois associations auvergnates de lutte contre l'illettrisme viennent de recevoir quelques centaines d'euros d'une fondation de la SNCF. En Auvergne, 9 % de la population des 18-65 ans, qui ont pour les trois quarts le français comme langue maternelle, ne le maîtrisent pas assez pour pouvoir se débrouiller dans la vie courante.

Pourtant c'est l'école qui est indispensable pour lutter contre l'illettrisme, comme le souligne le très officiel « projet régional de prévention de l'illettrisme » pour 2010-2013 en Auvergne.

Cela n'empêche pas le gouvernement de supprimer, année après année, dans l'éducation nationale, des centaines de postes en Auvergne et des milliers ailleurs.

Le chômage n’est pas une fatalité

Brève
27/03/2012

Le chômage a continué d'augmenter en février. Avec 0,6 % de plus par rapport au mois précédent, la hausse est plus grande en Auvergne que dans le reste du pays, davantage marquée encore dans le Puy-de-Dôme (+ 0.9 %). Sur un an, elle s'établit à 5,7% pour la seule catégorie A. Toutes catégories confondues, on compte pratiquement 84 000 demandeurs d'emplois à Pôle emploi en Auvergne, soit + 5.8 % en un an.

Tant qu'on laissera faire les capitalistes et les banquiers sans leur demander de comptes et tant qu'on ne les obligera pas à prendre sur leurs profits, ce sont les salariés qui paieront les frais de la crise. Il faut interdire les licenciements.

Le travail, ce n’est pas toujours la santé

Brève
27/03/2012

Les arrêts maladie dans le Puy-de-Dôme sont en hausse de 1,5 % en 2011.

Les consignes d'économies de la Caisse départementale pour inciter les médecins à ne pas faire d'arrêt de travail, les primes qu'elle leur promet en cas de « maîtrise des prescriptions », les contrôles chez les patients, les pressions de toutes sortes mises en œuvre, ne stoppent pas l'augmentation des arrêts de travail.

Cela prouve que le rythme de travail ne cesse de s'intensifier : les profits des exploiteurs se font aussi au détriment de la santé des salariés.

Santé : mutualisation de la pénurie

Brève
24/03/2012

Que l'on se fie aux chiffres de l'Agence Régionale de la Santé (ARS), cités par le journal La Montagne, ou à ceux de l'INSEE, il manque très sérieusement de médecins spécialistes en Auvergne. En 2010, il n'y avait par exemple qu'un seul pédiatre pour toute la Haute-Loire et deux pour le Cantal !

Il manque aussi de médecins généralistes, surtout dans les zones rurales. Au point que « Médecins du Monde », qui intervient habituellement dans les pays pauvres de la planète, a annoncé son intention d'ouvrir cette année des centres de soins, notamment en Auvergne, pour pallier aux déserts médicaux.

L'ARS ne cherche absolument pas à répondre aux besoins de la population. Elle propose... de regrouper une partie des médecins restants dans des pôles ou des centres de santé ! Les patients, eux, auront encore plus de kilomètres à faire et devront toujours attendre plus longtemps pour être soignés.