Subventions inutiles

Brève
12/02/2012

Oséo Auvergne, un organisme d'Etat parmi tant d'autres qui aident et subventionnent les patrons, vient de publier son bilan pour 2011. Il a soutenu plus de 2 500 entreprises dans la région Auvergne. Cela n'a pas empêché la progression du nombre des chômeurs.

Pour 2012, Oséo se désole ouvertement de ne pas avoir assez de projets patronaux à soutenir ! Autrement dit, il y a de l'argent, mais les patrons ne veulent ni embaucher ni investir.

Au lieu d'attendre le bon vouloir du patronat, l'Etat pourrait utiliser efficacement ces millions pour embaucher du monde dans l'éducation, la santé et les services publics.

L’Etat supprime encore des emplois

Brève
11/02/2012

En Auvergne, la Chambre régionale des Comptes (CRC), qui contrôle la gestion des collectivités territoriales (régions, départements, communes...) ainsi que celle des établissements publics locaux (hôpitaux, collèges, lycées...), va être supprimée. La réforme passe mal, aussi bien auprès des personnels, qui craignent pour leurs emplois et ne veulent pas partir de Clermont-Ferrand, que des élus qui se verront désormais obliger de se déplacer à Lyon.

La raison de cette fusion avec la Chambre régionale de Lyon ? « Ce ne serait pas de faire des économies mais d'être plus efficace », prétend le président de la Cour des comptes, qui chapeaute la réforme.

Est-on plus efficace quand on est plus loin ? Si c'était vrai, le président n'aurait pas à se déplacer, en personne, depuis Paris pour venir le dire à Clermont-Ferrand.

Une « reprise » pour qui ?

Brève
09/02/2012

Selon une enquête, menée en janvier auprès de 735 entreprises de la région Auvergne par la Banque de France, et confirmée par la Chambre de Commerce et d'Industrie, la croissance aurait été supérieure à 10 % en 2011.

Cette croissance n'a eu aucun effet positif sur l'emploi. Car, dans la même période, le taux de chômage officiel pour les salariés en Auvergne a bondi de 5,6 %.

L’argent public au secours des profits privés

Brève
09/02/2012

Pour que l'Auvergne ne soit pas complètement oubliée dans le développement de la fibre optique, une convention a été signée entre l'opérateur privé France Télécom, le préfet et différents élus représentant région, départements, et agglomérations. 35 millions de subventions publiques sont ainsi déboursés.

Dans les « conditions normales du marché  », explique le préfet, l'Auvergne ne pourrait pas espérer voir déployer le numérique très haut débit. Comptant 94 % de ses communes et 54 % de sa population en zone rurale, elle ne serait pas assez rentable.

C'est donc l'argent public qui est sollicité pour que la région soit équipée, au moins partiellement. Mais c'est un opérateur privé qui en tire profit.

Auvergne

Du racket organisé

Brève
08/02/2012

En Auvergne comme partout ailleurs, les collectivités locales sont en panne de financement. Elles peinent à obtenir des prêts auprès des banques à moins de 4 %.

Pourtant ces mêmes banques ont du crédit quasi gratuit auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE). Des centaines de milliards sont mis à leur disposition, qu'elles utilisent pour spéculer de plus belle, prêter à taux élevé et alourdir la dette publique.

Pour lutter contre leurs spéculations, il faut exproprier les banquiers sans indemnités ni rachat, fusionner les banques en un seul établissement de crédit et le faire fonctionner au service de la population et sous son contrôle.