Maires des petites communes

Ecrasés par les choix de l'Etat

Brève
03/09/2018

A Reignat (63), le maire de cette commune de 400 habitants a démissionné jeudi dernier pour exprimer son ras-le-bol. Depuis les élections de 2014, c'est le 25ème maire du département à quitter ainsi volontairement son poste. C'est une tendance qui touche tout le pays, principalement les maires des petites communes, celles de moins de 1 000 habitants.

Le préfet du Puy-de-Dôme, représentant de l'Etat, a beau écrire aux maires des 467 communes du département, cela ne risque pas de répondre à leur blues. Il ne fait que répéter ce que le gouvernement a décidé : baisse des moyens, des dotations et des budgets, multiplication des normes, complexité administrative, etc. C'est cela qui provoque la démission exaspérée des maires.

L'Etat multiplie les cadeaux aux riches et au grand patronat, au détriment des budgets destinés à la population.

Le chômage n'a pas pris de vacances

Brève
03/09/2018

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, comme dans tout le pays, fin juillet 2018, le nombre des travailleurs frappés par le chômage continuent à augmenter. Avec plus de 642 000 ou plus de 648 000, selon qu'il s'agisse des chiffres ou ceux corrigés des variations saisonnières, les chômeurs tenus de chercher un emploi sont toujours plus nombreux qu'au mois de juin précédent ou qu'il y a un an.

Les promesses de reprise par le gouvernement n'engagent que ceux qui veulent y croire. Les travailleurs, eux, ne peuvent compter que sur leurs luttes pour imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

La rapacité des patrons est une nuisance

Brève
30/08/2018

"L'hôtellerie-restauration peine à séduire les jeunes", titre un long article du quotidien régional La Montagne. Mentionnant que 20 % des établissements d'Auvergne seraient partiellement fermé en pleine saison touristique, la parole est donnée à des patrons qui se plaignent tous de ne pouvoir recruter alors qu'il y a du chômage dont ils voudraient bien profiter.

L'hôtellerie-restauration est un secteur connu pour ses conditions de travail difficiles : faible rémunération, horaires en coupure, le soir, le week-end, la nuit, heures supplémentaires à rallonge, travail saisonnier à durée courte, proposé le plus souvent sans logement dans les lieux touristiques, difficilement compatible avec une vie de famille.

En réalité, si ces patrons ne recrutent pas suffisamment, c'est leur propre âpreté au gain qui en est responsable. Même le directeur du très patronal Institut des métiers du Puy-de-Dôme le reconnait : "Quand un employeur paie convenablement, les jeunes restent. C'est clair".

Clermont-Ferrand

Les Urgences du CHU en grève

Brève
12/08/2018

Depuis jeudi 2 août, à l'appel des syndicats CGT, FO, SUD et UNSA, le personnel de l'accueil des Urgences a fait grève pour obtenir des postes supplémentaires, notamment d'aides-soignants et d'infirmières. Il dénonce aussi le manque de places : avec près de 200 entrées par jour, les couloirs sont occupés par les lits et les brancards des patients.

Cela rend la situation tellement tendue, que suite à une série d'incidents et de relations difficiles avec le public et certains patients, l'une des revendications porte aussi sur l'obtention d'une équipe de sécurité, nuit et jour.

La direction promet de tenir compte de ces demandes, mais elle met aussitôt en avant le manque de budget et de moyens.

La santé des patients et du personnel ne fait pas partie des Urgences au CHU.

Poulet au plastique

Le goût du profit

Brève
02/08/2018

Dans la Haute-Loire, à Paulhaguet, une famille a trouvé plusieurs morceaux de plastique dans la chair des nuggets de poulet surgelés Maître Coq !

Contacté, le groupe LDC (marques Le Gaulois, Maître Coq, Loué, Marie…), fabriquant des nuggets incriminés, a curieusement indiqué qu'il "pourrait s'agir d'un morceau de type housse qui est utilisé pour protéger les produits au cours des différentes étapes de fabrication".

C'est le même Maître Coq, le mois dernier, qui avait été pointé pour les conditions de vie insalubres et choquantes (surdensité, litière sale et corrosive, poussière, ammoniac) d'un de ses élevages en Vendée et le gavage systématique des animaux aux antibiotiques.

Le groupe LDC, aussi peu regardant sur les conditions d'élevage, n'est visiblement pas plus exigeant sur les conditions de travail, d'hygiène et de production. C'est la course aux profits qui passe avant tout.