Gibert-Joseph (Clermont-Ferrand)

La crise sanitaire a bon dos

Brève
05/06/2020

Une librairie Joseph Gibert (Wikicommons - ActuaLitté)

Les 14 salariés de la librairie Gibert-Joseph à Clermont-Ferrand, comme la quinzaine d’autres à Aubergenville dans les Yvelines et à Chalon-sur-Saône en Saône et Loire vont perdre leurs emplois, suite à la décision brutale du groupe de fermer ces magasins et à la liquidation judiciaire rapidement prononcé par les tribunaux.

Le groupe Gibert-Joseph, qui se porte bien et compte une trentaine de magasins dans le pays, prétexte la crise du coronavirus pour décider ces fermetures, licencier des salariés qui ont souvent vingt à trente ans d’ancienneté, et les jeter dans la misère, eux et leurs familles. Les actionnaires veulent profiter de la crise pour restructurer et rentabiliser, peu leur importe la vie de ceux qui ont fait leur richesse.

Il faut prendre sur les profits accumulés et imposer la répartition du travail entre tous les salariés, avec maintien du salaire.

C’est le capitalisme qu’il faut licencier !

Brève
30/05/2020

Pour le 2e mois consécutif, à la fin avril, Pôle emploi annonce une hausse vertigineuse du nombre des chômeurs : + 3,6 %, toutes catégories confondues et + 22,6 % pour la seule catégorie A. Dans la Région, le nombre des chômeurs totalement sans emploi (catégorie A) approche les 500 000, soit environ 100 000 chômeurs de plus en un mois ! Cette hausse provient en grande partie de tous les travailleurs en intérim, en CDD et autres contrats courts qui ont brutalement perdus leur gagne-pain avec l’instauration du confinement.

La ministre du Travail a osé affirmer que si le chômage avait autant augmenté, ce n’est pas que les entreprises licenciaient massivement, mais parce qu’elles n’embauchaient plus.

Double mensonge : les entreprises ont supprimé des emplois dès le confinement, et maintenant elles annoncent des licenciements massifs !

Chômage

C’est le capitalisme qui est malade

Brève
28/04/2020

Comme on le devinait, les chiffres du chômage de Pôle emploi pour fin mars ont bondi. Beaucoup d’intérimaires, de CDD, de travailleurs en période d’essai ont vu leur emploi brutalement supprimés dès le confinement. Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les demandeurs d’emploi sans aucune activité approchent les 400 000 (hausse de 8,7 %). L’ensemble des demandeurs d’emploi des catégories A, B et C dépassent les 650 000 (hausse de 4,4 %).

Dans la société capitaliste, une épidémie ne fait qu’aggraver le sort de ceux qui ne vivent que de leur travail. Ceux qui gardent leur emploi voient pour beaucoup leurs revenus baisser, et ceux qui perdent le leur n’ont droit qu’à aller pointer au chômage.

C’est en supprimant le pouvoir des plus riches que l’on pourra assurer à tous un emploi et un salaire décent.

Santé

Des choix criminels

Brève
22/04/2020

Le gouvernement se vante d’avoir réussi à augmenter en quelques semaines le nombre de lits en réanimation. Il a doublé en région Auvergne Rhône-Alpes. Mais il est moins prolixe quant aux conséquences sur le reste de la santé : parallèlement, les lits et les blocs opératoires pour les autres affections ont fermé, et le nombre de personnel de santé a diminué.

Le journal La Montagne cite le cas d’une femme qui ne présentait aucun des symptômes du Covid-19. Renvoyée chez elle, elle est morte d’une embolie pulmonaire.

On paye aujourd’hui les choix de restrictions budgétaires avec ses fermetures de lits, de services, voire d’hôpitaux, des gouvernements actuel et précédents.

CHU de Clermont-Ferrand

Tout de suite et maintenant !

Brève
11/04/2020

Près d’un mois après l’instauration du confinement général, le personnel du CHU de Clermont-Ferrand n’a toujours pas les moyens nécessaires pour protéger soignants et patients et faire face à l’épidémie. C’est ce que dénonce une pétition lancée le 8 avril par les syndicats SUD, CGT et FO.

Car c’est dès maintenant et tout de suite qu’il faut non seulement des masques, des sur-blouses, des lunettes, du gel, des tests de dépistage pour tous, des respirateurs et le matériel pour les faire fonctionner, des médicaments, qui manquent toujours, mais aussi ouvrir des lits, embaucher du personnel, et augmenter les salaires !

C’est bien légitime de ne pas croire les vagues promesses du gouvernement Macron qui a fermé plus de 4000 lits ces deux dernières années et qui, contrairement aux crédits ouverts aux entreprises, ne veut toujours pas donner les moyens nécessaires à la santé.