Chômage

Le plein emploi n’est pas de l’autre côté de la rue

Brève
27/02/2020

Pôle emploi vient de publier ses statistiques mensuelles pour janvier 2020. Les chômeurs tenus de pointer (catégories ABC) sont dans la Région au nombre toujours élevé de 630 000, en données brutes. Et plus de la moitié d’entre eux (380 000) sont totalement sans emploi (catégorie A seule), en hausse par rapport au mois précédent.

Même si le nombre des chômeurs est un peu moins élevé en corrections des variations saisonnières, en raison des manipulations statistiques, des radiations administratives et de la hausse régulière et continue du nombre de chômeurs qui ne sont plus tenus de pointer car malades ou en formation, on est loin de la reprise et du plein emploi promis et annoncés par Macron et ses ministres depuis plus de deux ans.

SNCF Paris-Clermont

Toujours la galère pour les usagers

Brève
16/02/2020

Lundi dernier, les Intercités entre Paris et Clermont-Ferrand accusaient entre 1 h 30 et 3 heures de retard. Et le vendredi suivant, c’étaient des retards entre trois et quatre heures, dans les deux sens !

Pas plus tard qu’en septembre dernier, patron de la SNCF, ministre des Transports et secrétaire d’Etat s’étaient engagés en chœur à des améliorations sur cette ligne.

Preuve, s’il en fallait, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Démantèlement du Cerema (Clermont-Ferrand)

Les mensonges gouvernementaux

Brève
10/02/2020

Jeudi 6 février dernier, 80 % des agents clermontois du Cerema était en grève (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Ils protestent une nouvelle fois contre le plan de restructuration national qui prévoit une diminution des effectifs d’ici 2022.

Le Cerema est un organisme né en 2014 du regroupement de tous les services publics chargés de l’environnement, des risques naturels, et des expertises sur le terrain.

A Clermont-Ferrand, de 115 agents en 2008, ils ne sont plus que 64 et devraient être réduits à 52 en 2022. Sur le plan national, depuis 2008, c’est 700 emplois qui ont déjà disparu.

Le gouvernement prétend que l’écologie et l’emploi sont ses priorités. Mais la suppression des emplois dans un organisme chargé de l’écologie prouve que c’est un mensonge d’Etat.

Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme)

Des ouvriers révoltés à juste titre

Brève
03/02/2020

Jeudi 30 janvier dernier, les ouvriers de Luxfer manifestaient dans les rues de Gerzat, en soutien à trois de leurs camarades convoqués pour dégradations dans l’usine. Depuis le 20 janvier, syndicalistes et personnel licencié occupent l’usine, ayant constaté que la direction faisait démonter toutes les machines. Mais ce sont les salariés qui sont accusés de dégradations.

L’usine a été fermée en juin dernier et 126 salariés ont été licenciés en juin 2019 pour "raisons économiques". Or le site de Gerzat a fait un peu plus d'un million d'euros de bénéfices en 2018 ! Entre temps, sur les 126 ouvriers licenciés, seuls 15 % d’entre eux ont pu retrouver un emploi, pour la moitié en contrat précaire et à plus de 30 km de chez eux ! Quant à tous les autres, c’est la baisse des indemnités chômage qui les attend d’ici quatre mois. Cela ne va pas empêcher Luxfer de prétendre à percevoir le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), cette subvention de l’Etat fondée sur les salariés que Luxfer a viré !

Luxfer rime avec gangster, avec la bénédiction de l’Etat.

Centre hospitalier Sainte Marie (Clermont-Ferrand)

Les salariés ne partagent pas les mêmes valeurs que la direction

Brève
30/01/2020

L'association Sainte Marie, qui gère 5 hôpitaux psychiatriques, est elle-aussi soumise aux diktats de l'ARS pour faire des économies. Le directeur, centralien ex-directeur des magasins Game-vert, se charge d'appliquer cette politique. L'association a obtenu des allègements de charges sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic : soit 3 600 salariés sur les 5 000 que compte les 5 établissements. Cela représente des millions d'euros. Face aux demandes des syndicats d'augmentation de salaire et d'embauches, la direction n'a proposé qu'une mini prime d'assiduité soumise à des conditions inacceptables.

Suite au boycott des réunions officielles par les syndicats, après un premier rassemblement où une pétition a été signée, ce sont 100 d'entre nous qui nous sommes retrouvés jeudi 30 janvier, à accueillir le directeur venus transmettre ces vœux et manger de la galette.

C’est avec beaucoup d'ambiance que face aux valeurs dont la direction se targue, nous avons opposé les nôtres : augmentation de salaire, embauche et non à la prime d'assiduité. La suite se prépare....