La Montagne : Marie Savre : "l'exemple des luttes"
Rendez-vous en terre connue
La candidate Lutte Ouvrière a photographié les lieux symboliques de sa ville
Tête de liste Lutte ouvrière, Marie Savre parcourt la ville comme on tourne les pages d'un livre d'histoire des luttes des travailleurs. De date en date, de symbole en symbole.
Le Clermont de Marie Savre est d'abord celui de la militante qui affiche de panneau d'affichage en panneau d'affichage, qui tracte devant les usines depuis les années 70, de l'AIA à Michelin en passant par tous les sites « où les travailleurs se battent pour imposer leurs revendications », où les travailleurs « subissent malheureusement depuis plusieurs années le blocage des salaires et les licenciements ».
Au fil des rues, des places, elle relit l'histoire des combats et des conquêtes ouvriers, et s'arrête pour évoquer « mon souvenir politique le plus marquant ici : le meeting d'Arlette Laguiller, en 1995, devant 1.200 personnes et des gens dehors, salle Gaillard... ».
« Depuis 1988, je tracte et colle des affiches pour LO. Là, on colle pour les municipales et pour annoncer le meeting du 5 mars avec Nathalie Arthaud. »
« Nous y organisons beaucoup de meetings. C'est dans cette salle que j'ai pris la parole en meeting pour la première fois, en 2003, aux côtés d'Arlette Laguiller. »
« Peu de rues de la ville portent le nom d'une femme. À La Plaine, quartier ouvrier, l'hommage à cette communarde, institutrice et anarchiste, est un beau symbole. »
« C'est de là que partent les manifestations. Il en faudra, des grandes manifestations des travailleurs, pour revendiquer l'interdiction des licenciements. C'est, à nos yeux, la mesure la plus importante. Le 1 mai, c'est aussi la journée internationale de la lutte des travailleurs, et nous sommes convaincus que l'avenir passera par des luttes conscientes, notamment pour interdire les licenciements et exiger l'échelle mobile des salaires. »
« Rare en France, ce nom de rue, rappelle la révolution bolchevique de 1917 en Russie, qui a vu paysans et ouvriers prendre le pouvoir et l'exercer, et leur organisation en soviets. L'Inspection du Travail, malmenée en ce moment, se trouve là. Au moment où les conditions de travail sont de plus en plus difficiles, c'est grave que le gouvernement supprime les contrôleurs... »
« Depuis 1959, LO diffuse une presse politique devant les usines Michelin. Je distribue des tracts ici depuis 1990, pour que les travailleurs prennent conscience de la force qu'ils ont, et du fait qu'ils pourraient prendre le contrôle de l'usine, c'est ce qu'on souhaite. »
Laurence Coupérier
© La Montagne (25/02/2014)