Ouest-France : Nathalie Arthaud soutient Pierre Casevitz
La numéro 1 de Lutte ouvrière a tenu un meeting jeudi soir, à Caen, au Centre des congrès et a soutenu le candidat caennais pour les élections municipales.
Par Nathalie Travadon
Meeting
Une centaine de personnes a assisté jeudi soir, au Centre des congrès, au meeting de Nathalie Arthaud, numéro 1 de Lutte ouvrière. Pas de programme local « mais un programme national », insiste celle qui a succédé à Arlette Laguiller. Ce qui n'a pas empêché Pierre Casevitz, tête de liste à Caen pour le parti, de parler des dossiers locaux : l'installation du crédit municipal à Caen qui « résulte de la crise ». Il a ensuite évoqué les licenciements à NXP, Renault Trucks, au CHU, mais aussi les déficits de l'université, du Bon-Sauveur : « Les déficits sont des excuses pour licencier. »
Candidat
Pierre Casevitz se présente aux élections municipales de Caen comme tête de la liste « Lutte ouvrière - faire entendre le camp des travailleurs ». C'est aussi le seul candidat pour le parti dans le Calvados. C'est la 3e fois qu'il se présente aux élections municipales à Caen pour Lutte ouvrière.
En 2001, il avait remporté 2, 47 % des voix puis 1, 7 %, en 2008. « Oui nous sommes minoritaires, mais il est important de crier notre colère contre la droitisation de la vie politique menée par le gouvernement. Et chaque élection est l'occasion de faire entendre cette autre voix », précise t-il.
« Je vais dans les grandes villes comme Caen uniquement. Nous allons présenter 200 listes en France, annonce Nathalie Arthaud. Pour les municipales de 2008, nous avions 118 listes. Nous sommes donc plus présents pour les municipales de 2014 et les listes ont été plus faciles à constituer », conclut-elle.
Programme
« Nous menons un programme national. Celui-ci n'est pas encore totalement achevé mais il comprend notamment une interdiction des licenciements, le contrôle des comptes des entreprises », rappelle Nathalie Arthaud. Pas de programme local donc, mais pourquoi ? « Les problèmes locaux se retrouvent partout en France. Chômage, perte du pouvoir d'achat etc. Nous sommes écoeurés par la politique de Hollande », poursuit-elle. « Tout se joue au niveau national et le candidat qui prétend le contraire avec un programme local est un bonimenteur », renchérit Nathalie Arthaud.
Et le Front national
Quant à savoir si le Front national ne va pas sur les mêmes terres électorales que Lutte ouvrière, la réponse est claire : « Nous combattons le Front national. Ceux qui votent Le Pen ne votent pas Lutte ouvrière », affirment Pierre Casevitz et Nathalie Arthaud. Dans les quartiers populaires « où les personnes seraient tentées de voter à l'extrême droite, nous allons expliquer que Marine Le Pen est carriériste, démagogique et encore plus autoritaire contre les travailleurs. Voter Le Pen, c'est se tirer une balle dans le pied. »
Liste
« Nous la déposons la semaine prochaine », précise Pierre Casevitz. Celle-ci est constituée de militants. Mais aussi de personnes des quartiers populaires « qui se sont engagés à nous rejoindre parce qu'ils sont frappés par le chômage ». Quant à la parité, « cela n'a posé aucun problème. Surtout avec une femme à la tête du parti ».
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