SMRC Rougegoutte (Territoire de Belfort)

En grève contre le vol des pauses

Brève
14/12/2020

Sur le parking de SMRC Rougegoutte

La quasi-totalité des ouvriers de l’équipe de nuit, dont des intérimaires des deux bâtiments de l’usine SMRC (ex-Reydel) de Rougegoutte dans le Territoire de Belfort ont débrayé, entre 22h et 1h, dans la nuit du 7 décembre dernier. Dans la foulée, ceux de l’équipe du matin et de l’après-midi se mettaient en grève. SMRC est un sous-traitant ,  qui produisent des panneaux de portes et des planches de bord uniquement pour l’usine PSA de Sochaux, à 30 kilomètres de là.

La quasi-totalité des ouvriers en grève ont refusé la décision de la direction SMRC qui, au nom de la compétitivité, a décidé qu’à compter du 2 mars 2021, les 586 ouvriers en équipe, dont 300 intérimaires, n’aient plus que 30 minutes de pause, en supprimant deux pauses de 10 minutes. La cadence est passée de 64 à 74 pièces par heure en six mois. Faire chaque planche de bord en 48 secondes engendre des douleurs liées aux gestes répétitifs, aussi, pour les grévistes 20 minutes de pause en moins c’est insupportable.

L’accès de l’usine leur étant interdit plus d’une centaine de grévistes par équipe sont tous les jours sur le parking, et depuis le vendredi 11 décembre tous ensemble en même temps. Derrière le vol des pauses se profile l’accord de compétitivité de SMRC – refusé par les syndicats CGT, FO, CGC qui soutiennent la grève – avec la suppression d’une partie des 15 jours de RTT, la baisse de la majoration des heures de nuit de 20 à 10%. Conscients des attaques à venir, les grévistes étaient déterminés d’autant que SMRC va toucher 800 00 euros du plan d’aide à la relance des entreprises du gouvernement et que l’état lui a payé l’intégralité de l’activité partielle pendant le confinement. La direction comme partout prend prétexte de la crise sanitaire pour remettre en cause les conditions de vie et de travail à l’usine qui deviennent de plus en plus insupportables.

Après une semaine de grève, la direction de SMRC a dû consentir à reporter la suppression des pauses au premier septembre et octroyer une prime de 150 euros. Les grévistes ont décidé de reprendre le travail mardi 15 décembre, avec le sentiment de s'être fait respecter.

General Electric

Capitalistes licencieurs, politiciens complices

Brève
07/12/2020

Débrayage à Villeurbanne (près de Lyon)

General Electric (GE) n'en finit pas de restructurer pour gagner toujours plus de « compétitivité » donc de profit.

En septembre, le groupe annonçait 1 225 suppressions d'emplois en Europe. En Belgique, il veut fermer un site, avec 100 licenciements à la clé, tout comme en Suisse, avec plus de 500 licenciements.

À Belfort, il y a eu trois plans de licenciements en moins d'un an. Cette fois c’est dans le secteur Steam Power où est prévu un plan de 240 licenciements. Les pleureuses politiques font semblant d’être surpris malgré la répétition des mauvais coups de General Electric.

La seule chose qu’ils ont à dire, c’est de prévoir de nouvelles subventions et de s’adresser aux complices de ce hold-up, l’Etat et les ministres.

Mais il y a aussi des réactions : à Villeurbanne et Saint-Priest, les travailleurs qui produisent des disjoncteurs haute tension sont en grève reconductible depuis le 23 novembre.

En rachetant la partie énergie d'Alstom en 2015, GE avait promis de créer 1 000 emplois en France. On voit ce que valent ces promesses de capitalistes.

Il faut dire que l'actuel directeur général de General Electric France, Hugh Bailey, a été à bonne école : auparavant, il a été conseiller de Macron, alors ministre de l'Économie de Hollande.

PSA Sochaux

Il ya du travail pour tout le monde

Brève
07/12/2020

La direction a annoncé que des séances supplémentaires de travail devraient être programmées à l'usine PSA de Sochaux pendant les vacances de Noël pour répondre à la demande de production de véhicules.

Elle a décidé qu’au système 2, ceux de doublage travailleraient trois samedis en décembre et ceux de nuit trente-sept minutes de plus par nuit jusqu’au 22 décembre, avec une prime minable de 75 euros comme remerciement,

Faire faire des heures supplémentaires aux uns et renvoyer 500 travailleurs intérimaires au chômage, c’est leur logique pour gaver les actionnaires.

Même fonction, même augmentation !

Brève
04/12/2020

Jeudi 3 décembre c’était une journée nationale de mobilisation des « oubliés » du Ségur de la Santé.

En effet, les personnels du secteur social et médico-social n’ont pas bénéficié des 183 € d’augmentation, contrairement au personnel des hôpitaux. À Besançon, 200 salariés ont manifesté ce jeudi dans les rues pour revendiquer cette hausse de salaires. « Pas de soignants au rabais dans la fonction publique hospitalière – même fonction, même augmentation» ont-ils revendiqué.

Dans le privé associatif, le patronat a d'ores et déjà indiqué que seuls les centres de soin (soit moins de 10% du personnel) seraient concernés par la hausse de 183 euros.... pour les autres, le patronat concède généreusement une hausse de 12 euros bruts par mois en moyenne !

Rappelons en passant que le « Ségur » a généreusement octroyé une enveloppe de 1,7 milliard pour les cliniques privées, parait-il pour augmenter les salaires….

Besançon

Mobilisation des patrons de bars et restaurant : le gouvernement est au service du grand capital 

Brève
27/11/2020

Les patrons de bars, restaurant, discothèques étaient plusieurs centaines à manifester à Besançon mardi dernier, avec souvent leurs employés à leurs côtés. Interdits d’ouverture, ils sont de plus en plus sur le fil du rasoir et craignent d’avoir à mettre la clef sous la porte, à plus ou moins long terme.

Salariés comme patrons de restaurants ne peuvent guère compter sur un gouvernement qui, quel que soit le domaine, privilégie d’abord et avant tout les intérêts des grands groupes capitalistes. Mais les travailleurs auraient aussi intérêt à se mobiliser sur leurs propres objectifs : maintien intégral des salaires. Les salaires ne peuvent pas être diminués à cause du chômage partiel, sans compter tous les précaires qui voient leurs revenus s’effondrer.