« L’obstination et ardeur d’opinion est la plus sûre preuve de bêtise » (Montaigne)

Brève
08/05/2020

Ça vaut pour l’Institut Montaigne, groupe financé par 160 grosses entreprises du pays. Leurs cerveaux viennent de fumer. Ils proposent de s’attaquer aux conditions de travail pour répondre à la crise du Covid-19.

Globalement ils veulent un « accroissement du temps de travail sans pour autant que la rémunération supplémentaire correspondante ne soit versée immédiatement ».

Ils proposent également d’autoriser les patrons à « déroger au temps de repos minimum quotidien de 11 heures minimum par jour » et « à imposer le rachat de jours de RTT pour les salariés au forfait sans majorations ». Mesure « à titre temporaire » bien sûr, c'est-à-dire « par exemple jusqu’en 2022 ». Tu l’as dit bouffi !

PSA Usine de Sochaux

Décision d’un exploiteur qui n’a que le souci de ses profits

Brève
07/05/2020

Le 6 mai 2020, la direction de l’usine PSA de Sochaux a décidé de relancer la production de la Peugeot 308, à partir du 15 mai 2020.

La direction de l’usine va faire appel, dans un premier temps, à 730 travailleurs volontaires, uniquement parmi les embauchés en CDI et donc aussi à une partie de ceux des sous-traitants et équipementiers.

Compte tenu des tensions dans les services de réanimation des hôpitaux et la circulation active du coronavirus, les services de la santé publique et du gouvernement classent la région Grand Est en zone rouge.

Dans le Doubs, le taux de personnes en réanimation par rapport à la population est supérieur à la moyenne nationale.

Faire travailler des centaines de travailleurs pour fabriquer des voitures alors que les intérimaires sont licenciés, voilà la politique de Peugeot.

Pour leurs profits, les capitalistes comme PSA sont prêts à prendre tous les risques avec la peau des ouvriers et à contraindre les intérimaires au chômage.

Travailleurs, il va falloir qu’on s’en mêle pour les empêcher de continuer de nuire.

Nord Franche-Comté

Les politiciens et le patronat avancent (mal) masqués

Brève
03/05/2020

A Belfort, un « exploit » selon le maire, une commande, pour démarrer, de 200 000 masques alternatifs en tissu, est en train d’être produite dans un local industriel, par une centaine de couturières ayant amené leurs machines à coudre, recrutées par le patron de RKF en intérim ou en CDD, qui touchera 2,70 euros par masque.

Aux côtés de ce leader de la vente de linge pour hôtels de luxe, reconverti dans les surblouses en Haute-Saône, le préfet, le maire LR de la ville qui pense aussi à sa réélection, ses acolytes du département, tout ce petit monde se rengorge d’initier une production industrielle « locale », « sans avoir besoin de la Chine », pour « protéger » la population : au mieux, un masque en tissu par habitant !

Du coté de Montbéliard, aussi, la maire a voulu, dit-elle, anticiper pour le 11 mai, en passant commande à Belfort. Mais pas seulement.

Dans l’agglomération, le fabricant d’épaulettes Epau-Nova s’est reconvertidans la production de kits lavables à 3 euros pièce, pour fournir des communes.

Mais cela ne suffit pas.

Aussi, des industriels, comme la « filière Nedey », gros concessionnaire automobile, ou encore Delfingen, sous-traitant de PSA, ont activé leur réseau en Chine pour importer des masques, destinés, en partie, aux communes, Montbéliard, Audincourt et autres du Département.

Alors que les soignants et ceux de la « première ligne » galèrent toujours pour avoir suffisamment de masques sanitaires, jetables, les grandes surfaces en vendront à profusion, dix fois le prix coûtant.

A la pêche aux masques, les gros poissons capitalistes tiennent toujours la ligne.

Belfort et Bourogne

General Electric licencieur et maître chanteur

Brève
30/04/2020

General Electric Turbines Gaz demande à ses fournisseurs de baisser leurs prix de 20% dans un courrier envoyé à tous ses sous-traitants dans le monde. C'est une demande qui est plutôt un ordre et un chantage : s'ils acceptent ils  seraient reconnus comme des sous-traitants "coopératifs et stratégiques" avec des opportunités futures à la clé. Et comme GE est le donneur d'ordre la menace est claire ! Pas de baisse, pas de commandes.

Les travailleurs de GE Turbines Gaz, eux, subissent déjà un plan de plusieurs centaines de licenciements, maintenant ce sont les sous-traitants qui sont rançonnés et qui le feront payer à leur travailleurs par une baisse des salaires et probablement des licenciements.

Voilà la dictature du capital qui écrase tout pour que survivent les profits ! Ce système est vraiment à abattre.

Semur-en-Auxois

10 000 masques pour l'hôpital et la mairie

Brève
28/04/2020

Pas moins de 10 000 masques chirurgicaux ont été offerts à l’hôpital de Semur-en-Auxois et aux services sociaux de la mairie par la société Dream.

Cela représente une autonomie de 15 jours. De plus, d’autres masques devraient être envoyés dans les jours à venir. Vexée, la responsable communication du Centre Hospitalier a réagi en affirmant que l’hôpital « n'a jamais manqué de masques » et qu’au niveau des soignants le stock disponible était « suffisant ».