Bavilliers

Hôpital psychiatrique : patients délaissés et personnel attaqué

Brève
15/04/2020

A l’hôpital psychiatrique de Bavilliers, près de Belfort, la gestion de l’épidémie s’avère ici aussi dramatique pour les patients que pour le personnel.

L’ensemble des patients de l’hôpital de jour, c’est-à-dire qui viennent à l’hôpital la journée et rentrent chez eux le soir et le weekend, ne sont plus accueillis depuis le début du confinement. Pour ces patients, notamment les plus jeunes accueillis en pédopsychiatrie, dont la charge est assurée par des familles bien démunies, les conséquences du confinement et d’un service qui n’est plus assuré se font lourdement sentir.

Un service dédié a été ouvert pour accueillir les patients de l’hôpital psychiatrique positifs au COVID entrainant la fermeture de l’unité addictologie dont les services sont réduits et les patients laissés momentanément sans solutions.

Faute de moyens suffisants, on déshabille Pierre pour habiller Paul. En première ligne, les infirmières, éducateurs, aides soignantes, ASH, aides médico-sociales, secrétaires, garantissent la prise en charge des patients accueillis en service continu et là aussi les protections sont bien insuffisantes et sont arrivées tardivement. Les masques chirurgicaux sont conservés sous clés et nul ne sait combien de temps ceux-ci seront disponibles.

Pour rajouter de la colère à l’inquiétude la direction de l’hôpital, privé depuis que la psychiatrie ait été externalisée, ne se gêne pas pour s’attaquer aux conditions de travail du personnel. Refus de report de congés, récupérations et congés annuels imposés, pression de l’encadrement, il n’y a pas de trêve pour les attaques … menées au nom de la « solidarité » !

A l’hôpital psychiatrique, avec l’épidémie, c’est comme d’habitude mais en pire. Cela fait des années que des économies sont réalisées aux dépens des patients et du personnel.

Région de Besançon

Pour les bourgeois, le luxe est essentiel

Brève
14/04/2020

Depuis mardi 14 avril SIS, le maroquinier au service des plus grandes marques du luxe, reprend sa production.

L’entreprise qui compte 1 000 salariés, a repris ses activités avec un personnel réduit, mais espère monter en puissance dans les jours qui viennent. Sa seule limitation à l’embauche est la fermeture des crèches et des écoles qui entraîne 20 à 30 % d’absence de ses salariés pour congé parental.

Elle a reçu le stock nécessaire de masques chirurgicaux, plusieurs dizaines de milliers, qui manquent pourtant cruellement pour les personnels de santé.

Belfort

Aides à domiciles : l’épidémie ne peut masquer les responsabilités

Brève
10/04/2020

Dans une grande association belfortaine d’aide à domicile la réalité face à l’épidémie, à l’égard de la situation à l’hôpital ou dans les EPHAD, révèle le manque de moyens et juge les économies criminelles réalisées sur le dos des plus fragiles depuis des années.

La prise en charge des personnes âgées dépendantes, bien souvent isolées et dans une situation très précaire, est réduite. Déjà qu’en temps normal il manque de personnel, alors avec le COVID, seules les « urgences » sont assurées et nombreux sont ceux qui ne bénéficient plus du soutien quotidien pour les courses, la toilette ou ne serait-ce que pour la présence physique que leur apportait les aides à domicile.

Ceci est d’autant plus dramatique qu’avec le confinement, l’isolement des personnes âgées dépendantes est plus grand.

Du côté des salariés de l’association, bien souvent précaires et déjà mal payés, c’est le rationnement des masques et des gels hydroalcooliques qui sont distribués une fois par semaine uniquement et en quantité insuffisante.

Pour le gel hydroalcoolique, charge à chacun de venir avec son flacon à la séance hebdomadaire de réapprovisionnement. Alors chacun se débrouille comme il peut pour compléter la « ration » que la direction distribue et assurer leur sécurité et celle des personnes âgées chez qui ils se rendent.

Face à l’épidémie ce sont les auxiliaires de vie qui sont envoyés en première ligne et qui garantissent, au risque de leur santé, la prise en charge des personnes âgées pour qui c’est un besoin vital.

Les discours de reconnaissance et les promesses de la direction n’y changent rien. La situation est catastrophique et l’épidémie actuelle ne suffit pas à masquer les responsabilités de ceux, des financeurs publics à la direction, qui depuis des années réduisent les crédits, et précarisent les salariés au nom des économies budgétaires et de la baisse des dotations de l’Etat.

Diehl Augé Découpage (Besançon)

Notre santé avant tout.

Brève
09/04/2020

Cette usine qui fabrique des composants pour la connectique, l’automobile, l’électroménager et la téléphonie emploie 160 salariés.

Actuellement, il y en a une quarantaine de personnes qui travaillent sur le site. Les autres sont en arrêt maladie, en garde d’enfants ou en chômage partiel.

Comme partout, nous allons toucher 70% du salaire brut pour tous ceux qui sont absents. Pour un salaire de 1800 €, nous perdons 400 € en comptant les primes.

La pression est telle, que certains salariés envisagent de reprendre le travail, pour pouvoir toucher un salaire complet, au détriment de leur santé.

Contre le coronavirus, la seule consigne : rester chez soi !

Gunther SAS (70)

Qu'ils remballent leur baratin

Brève
08/04/2020

L'usine Gunther, près de Luxeuil-les-Bains, a repris ses activités après seulement trois jours d'interruption, d'ailleurs prélevés en RTT.

La direction assure produire en ce moment des emballages pour la pharmacie et l'alimentaire. Dur à vérifier, mais surtout à quel prix doit-on revenir à l'usine ? L'opacité est totale concernant les cas de coronavirus, et les raisons des nombreux absents. Quant aux mesures de précautions prises, ni les chefs ni la DRH ne s'engagent clairement.

Et les travailleurs, eux, devraient engager leur santé et celle de leurs proches les yeux fermés ?

Notre santé doit passer avant les profits.