Montbéliard

La maire distribue les bons... et les mauvais points

Brève
21/06/2016

La municipalité de Montbéliard a décidé que les agents municipaux les plus assidus seront récompensés financièrement. Ceux qui, dans l'année, auront eu au maximum cinq jours d'arrêt de travail, seront gratifiés de 100 à 150 euros brut. A l'inverse, les agents ayant eu des absences répétées seront pénalisés : huit jours d'arrêt de travail dans l'année entrainera une perte sèche de 150 euros brut sur le régime indemnitaire. L'agent absent plus de dix jours perdra 200 euros brut.

La maire a paraît-il voulu "valoriser l'assiduité", selon ses déclarations. Cette politicienne a paraît-il constaté que lorsqu'un agent est absent, ce sont ceux qui sont au travail qui sont obligés de faire le boulot à sa place. Quelle découverte ! Il est vrai que la mairie a drastiquement réduit le nombre des remplacements pour faire des économies, dans le contexte de réduction des dotations de l'État. Alors la maire a décidé de copier les mesures prises par PSA. Qu’elle ne se fasse pas trop d’illusions, elle n’aura pas droit pour autant au salaire de Tavarès.

Territoire de Belfort

Un « Tandem » qui enrichit General Electric et appauvrit la population

Brève
20/06/2016

Il suffit que General Electric annonce des investissements à Belfort, pour que tous les élus s’enthousiasment. Ils sont euphoriques à l’idée que la CAB (Communauté d’Agglomération Belfortaine), va devoir emprunter 16 millions d’euros pour permettre à Tandem, société alimentée par de l’argent public, d’étendre l’immobilier offert à General Electric.

Du gouvernement aux communes, ils sont tous d’accord avec Meslot, maire de Belfort, qui répète : « Nous allons augmenter l’endettement de la CAB… », « S’endetter pour préparer l’avenir, c’est un choix politique que j’assume ».

Le choix de faire payer la dette aux classes populaires, pour que prospèrent les industriels et les banquiers, ce n’est pas l’avenir !

Jura

Mobilisation contre la fermeture de guichets SNCF

Brève
20/06/2016

La SNCF envisage de fermer les guichets des gares de Saint-Claude et Morez, dans le Jura. Un rassemblement et une manifestation a été appelé samedi 18 juin devant la gare de Saint-Claude.

Une centaine d’usagers s'est rassemblée pour protester contre la fermeture des guichets de Saint-Claude et de Morez, jugés plus assez rentables pour la SNCF. Ces fermetures obligeraient les usagers à se déplacer vers les gares d’Oyonnax ou de Lons-le-Saunier pour trouver un guichet SNCF…

Une situation difficile car les villes de Saint-Claude et Morez sont situées à 1h de route de Lons-le-Saunier et d’Oyonnax. (Sauf Saint-Claude-Oyonnax, 40 minutes).

Si les fermetures sont confirmées, les guichets de Saint-Claude et Morez baisseront définitivement le rideau le 30 juin. Une pétition a été ouverte sur Internet et dans les boulangeries de Saint-Claude. 3 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

La seule réponse de la SNCF est de dire qu’il faut vivre avec son temps et se servir d’internet. Une marque de mépris qui mérite la mobilisation et la protestation de la population.

Mairie de Nevers

Le personnel en colère

Brève
18/06/2016

Jeudi 16 juin, le personnel de la mairie de Nevers s’est mis en grève et s’est rassemblé devant la mairie. Venus quasiment de tous les services, ils voulaient montrer leur colère face à la dégradation des conditions de travail continue depuis deux ans.

Manque de personnel, non-renouvellement des contrats, réorganisation des services faite n’importe comment, fatigue accentuée entraînant des arrêts de travail à répétition, tout cela a fait éclater la colère. Avec en plus, le licenciement récent de la médecin du travail (sous contrat) qui avait sans doute le tort d’être trop proche des salariés.

Le ras-le-bol qui couvait depuis des mois s’est exprimé et beaucoup de salariés ne sont pas décidés à en rester là si rien ne change.

Montbéliard

« De l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires »

Brève
16/06/2016

Plus de deux mille invités triés sur le volet ont assisté, mercredi 15 Juin à Montbéliard, à l'inauguration, aux portes de l’usine de PSA Sochaux, de la plus grande concession privée de Peugeot d'Europe. Carlos Tavares, PDG de PSA était présent

Plusieurs dizaines de manifestants avec la CGT de PSA Sochaux ont tenu à lui réserver un accueil. Ils ont entonné des slogans en chœur sur fond d'Internationale. Le Nouveau contrat social (NCS) du groupe automobile couvrant la période 2013-2016 ? « A la poubelle ! » Son remplaçant, appelé Nouvel Elan pour la Croissance (NEC), « A la poubelle ! ». Ils ont encore réclamé « de l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires » et rappelé que « nos acquis, on les a gagnés, on va les garder ».

Le salaire du PDG a lui aussi été l’objet du courroux des travailleurs. « Venez voir Monsieur 15.000 euros par jour ! » lui a été crié aux oreilles. Et si Carlos Tavares a déclaré avoir confiance dans l'avenir du groupe PSA, les travailleurs présents, eux, ont fait entendre leur confiance dans l’avenir des luttes, pour enfin faire reculer le patronat sur ses attaques.