Grand Belfort :

Une inquiétude légitime

Brève
03/04/2020

Les égoutiers exercent un métier indispensable au bon fonctionnement de la société et risquent leur santé au quotidien, mais là avec l’épidémie, l’inquiétude est encore plus grande d’autant plus grande que les mesures de protection sont, comme partout, insuffisantes.

Plusieurs sont d’ailleurs déjà confinés pour suspicion de COVID. Même inquiétude chez les éboueurs qui continuent à assurer la collecte des déchets. Il aura d’ailleurs fallu près de 15 jours pour qu’ils aient enfin des masques chirurgicaux.

Les égoutiers, comme les éboueurs, sont en première ligne face à l’épidémie. Une façon de rappeler qui est utile pour faire tourner la société : les travailleurs.

Dijon

la cerise sur le gâteau

Brève
01/04/2020

Chez un pâtissier-chocolatier renommé de Dijon, après cinq jours de confinement, le patron a appris qu'il n'aurait pas le chômage partiel payé par l'état. Du coup, il a fait revenir les employés au boulot. Il y a même encore des apprentis.

Il donne des masques aux employés, mais même pas un par jour, et leur a dit de les repasser pour tuer le virus ! Ou de les passer au four, ou au sèche-cheveux...

 

Alstom Belfort

Pour les patrons, c’est la santé de leurs profits avant tout.

Brève
30/03/2020

La direction de l'Alstom à Belfort propose aux syndicats un accord qui définit le paiement des jours de chômage depuis le 23 mars et ce jusqu'au 19 avril, ainsi que la reprise de l'activité dans les ateliers.

Pour le chômage, elle veut en faire supporter une partie par les salariés en les obligeant à prendre 9 jours de RTT ou tous autres congés.

Et pour la reprise de l'activité, elle ferait appel à des volontaires en leur proposant 200 € en plus par semaine.

L'attitude de la direction d'Alstom est irresponsable car elle va à l'encontre de la nécessité du confinement et rien ne justifie la fabrication de locomotives, qui n'est pas vitale pour l'économie dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le matériel nécessaire pour la protection (gants, gel, lunettes ...) doit aller dans les secteurs vitaux comme la santé, les Ehpad et nécessaire à la vie de la population (éboueurs, alimentation, personnel d'entretien, pompiers...)

Pour ses profits, le patron, profitant de nos bas salaires, sait trouver de l'argent pour relancer sa production.

L'attitude du patron d'Alstom comme ceux de l'automobile montre à quel point ils se moquent de notre santé et de l'intérêt collectif, car seul compte pour eux leurs profits et ceux des gros actionnaires.

Le patron doit payer intégralement le chômage à tous les salariés, intérimaires compris et il n'est pas question que l'activité reprenne en ce moment dans les ateliers.

Dans les entreprises de Besançon

Résister à la pression, c’est vital

Brève
27/03/2020

De nombreux patrons poussent à la reprise après l’interruption due au coronavirus, y compris dans des entreprises qui ne produisent pas des biens de première nécessité.

Certains mettent d’abord la pression aux intérimaires, comme chez Safran Aerosystems, dans la zone industrielle La Fayette, espérant que les autres craquent par la suite.

Chez Fralsen - Timex, aux Tilleroyes, la résistance collective a permis de maintenir l’usine fermée « jusqu’à nouvel ordre ».

Le seul frein à l’irresponsabilité des capitalistes, qui sont toujours prêts à faire prendre des risques aux travailleurs pour quelques euros de plus, reste l’action collective.

Hôpital Nord Franche-Comté (Trévenans – Territoire de Belfort)

La « digue » sur des fondations démolies

Brève
27/03/2020

L’hôpital a ouvert il y a trois ans au prix de la fermeture complète des deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard, de la suppression accélérée de plusieurs centaines de lits d’hospitalisation.

Alors, c’est en annulant un maximum de consultations considérées comme annexes et d’opérations programmées dites non-urgentes, en poussant dehors les patients habituels, qu’ il est fait de la place aux malades covid 19 ; des lits de réanimation sont installés à mesure qu’on trouve les respirateurs.

L’hôpital de Mulhouse, proche, continue d’être complètement saturé ; la vague de malades qui arrive ici grossit vite, aussi ceux gravement atteints nécessitant une réanimation , et les morts chaque jour plus nombreux.

D’après la direction, la « digue » qui est réalisée, ce sont 200 lits d’hospitalisation et 50 de réanimation.

Faute d’avoir été testés, des soignants contaminés, déjà fortement épuisés, continuent d’être en première ligne. D’autres sont malades. Comme partout, les masques sont toujours chichement distribués. Maintenant le stock de surblouses jetables est en train de fondre....

Le discours guerrier de Macron, en campagne à Mulhouse, a fait augmenter l’exaspération de tous ceux, qui, sous-équipés, sont très inquiets d’être débordés rapidement.

On mesure les effets criminels et catastrophiques de cette politique d’asphyxie financière dans les hôpitaux, qui ont été complètement désarmés pour faire face à une épidémie.