PSA

Seul le salaire des PDG est en augmentation

Brève
21/05/2016

Dès le 1er juin, 42 travailleurs de Sochaux et 34 de Bessoncourt (Territoire de Belfort), salariés au service informatique de PSA, doivent être externalisés vers le groupe Capgemini. Deux autres sites sont concernés par l’externalisation, Rennes et Mulhouse, soit un total de 198 salariés transférés chez Capgemini.

Ces travailleurs ont débrayés plusieurs fois contre ce transfert. La direction leur accordé une cellule psychologique qui a été mise en place sur les deux sites de Sochaux et Bessoncourt, pour faire face au stress entraîné par cette externalisation.

Ces jours ci, des informations ne sont pas venus rassurées ces salariés. Alors que les travailleurs actuels de Capgemini se sont vus octroyés royalement une augmentation de salaire de 22 euros en moyenne mensuellement, leur PDG, lui, a vu sa rémunération augmenter de 18%, pour obtenir 4,8 millons d’euros annuels, somme en concurrence avec celle obtenue par le PDG de PSA.

C’est sans doute pour lui éviter, lui aussi, d’avoir recours à une cellule psychologique.

Alstom

Menaces sur l’emploi malgré les bénéfices

Brève
12/05/2016

Alstom, qui ne fait plus que de la fabrication de trains, de métros, de tramways, après la vente de la partie Energie à General Electric va bien, comme le montrent les résultats annuels publiés le mercredi 11 mai.

Le chiffre d’affaires a progressé de 7 %, à 6,9 milliards d’euros, lors de l’exercice clos le 31 mars 2016. Les commandes ont atteint un niveau record. Le résultat net a atteint 3 milliards d’euros.

Mais en commentant ces chiffres, le nouveau PDG ne s’est pas montré totalement satisfait. En France, "on rentre dans une période de basses eaux en terme d'activité", a-t-il souligné. "Une adaptation va notamment avoir lieu cet été" sur le site de Reichshoffen (Bas-Rhin), qui concernera "un certain nombre d'intérimaires".

Pour les autres sites, "Je ne me prononce pas sur le long terme", a-t-il ajouté. "On va voir le nombre de contrats qui se seront concrétisés et en fonction, nous adapterons l'outil industriel."

Comme ces contrats sont passés presque exclusivement par l’Etat (via la SNCF) ou les collectivités locales, il s’agit d’un chantage à peine voilé pour obtenir de nouvelles commandes, tout en menaçant de s’attaquer à l’emploi.

Amiante

Le CHRU de Besançon en correctionnelle

Brève
06/05/2016

Le CHRU de Besançon est renvoyé en correctionnelle, en tant que personne morale, pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui.

Ce qui lui vaut cette convocation, ce sont les plaintes de 53 employés, 4 syndicats et du CHSCT déposées entre 2013 et 2014, suite à des expositions à l'amiante.

Le premier accident s'est produit en avril 2010, lorsqu'un ouvrier a percé un plafond contenant un flocage d'amiante, dont la poussière s'est répandue dans un local de stockage informatique. Depuis, un rapport de l'inspection du travail remis au procureur de la République en 2011 a amené le CHSCT à saisir la justice.

La direction de l’hôpital a joué et joue encore avec la santé et la vie même d’une partie du personnel.

Bourgogne-Franche-Comté

Interdiction des licenciements !

Brève
29/04/2016

L'Insee vient de publier un rapport sur la situation économique de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté, née de la fusion.

La Bourgogne Franche-Comté demeure la région la plus industrielle de France. « 17,3 % des emplois sont exercés dans l'industrie soit une part supérieure de cinq points à la moyenne nationale. » Mais la part de l'industrie régresse au profit du tertiaire dans la région. « En vingt ans, un tiers des emplois industriels ont disparu. Le poids de l'industrie a diminué de sept points »

Depuis cinq ans, le chômage a fait une percée. « La proportion de personnes se déclarant être au chômage dans la région a davantage augmenté qu'en moyenne en France métropolitaine. »

Ce rapport confirme bien ce que l’on savait déjà : le chômage est dû essentiellement aux licenciements collectifs dans la grande industrie. Et pour combattre ce fléau, une seule solution, faire payer les actionnaires de ces entreprises. Il est temps d’imposer l’interdiction de tous les licenciements et le partage du travail entre tous, sans perte de salaire.

General Electric

Un scandale après l’autre

Brève
26/04/2016

Après le « Panama papers », voilà que l'association OXFAM america, révèle que 50 multinationales américaines ont déposé, entre 2008 et 2014, 1400 milliards de dollars dans des paradis fiscaux, soit 1200 milliards d'euros.

Et, parmi celles-ci, General Electric, qui, avec 119 milliards, serait à la seconde place de la liste. En six ans, c'est pas mal, surtout que l'on ne sait pas ce qui était planqué avant 2008 et ce qui l'a été depuis 2014.

Et GE a le culot de supprimer 6500 emplois dans le monde pour encore économiser trois milliards d'euros !