Besançon

Dans le camp du patronat

Brève
25/04/2016

Le maire PS de Besançon a annoncé dans la presse rejoindre le mouvement d’Emmanuel Macron.

« Il faut dire la vérité aux Français, c’est ce qui me plaît dans son discours », déclare-t-il pour expliquer son ralliement.

J.l. Fousseret continue de se réclamer du PS, mais il se prépare à quitter le navire en rejoignant une chaloupe portée par les sondages. Tous les travailleurs qui subissent les lois anti-ouvrières dites Macron apprécieront.

« Un chef d’entreprise n’est pas un dangereux profiteur qui exploite les masses laborieuses. Avant de les redistribuer, il faut créer les richesses », a déclaré le premier magistrat de Besançon. Dans ce mouvement, il sera en bonne compagnie : le ministre de l’Économie recrute ses soutiens parmi les chefs d’entreprise (Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit Lyonnais, Marc Simoncini, le richissime fondateur du site de rencontres Meetic…)

Au moins, c’est clair : son camp c’est d’être au service du patronat, contre les travailleurs.

Territoire de Belfort

« Un terrain propice aux affaires »… et à la guerre aux pauvres

Brève
24/04/2016

Dans une récente interview à la presse locale, après un an de mandat, le président (LR) du Conseil Départemental s’enthousiasme des bonnes relations entretenues avec les grandes entreprises de la région. « Je crois qu’ils ont compris qu’ici, le terrain est propice aux affaires » déclare-t-il notamment à l’intention de General Electric.

Mettant en avant sa bonne gestion, le "terrain" est en effet hyper favorable. D'ailleurs le Département pourrait dégager un million d’euros afin d’aménager le port fluvial de Bourogne pour les besoins de General Electric… grâce aux économies opérées dans les services utiles à la population (suppressions de postes, baisse de crédits aux collèges, etc.) Dans le même temps, ce politicien et ses acolytes de droite ont les yeux braqués sur les milliers d’allocataires du RSA qui coûteraient beaucoup trop cher à la collectivité. La commission départementale mise en place pour traquer les supposés « fraudeurs » s’est empressée de décider de fortes amendes, ajoutées au remboursement et à la privation des maigres allocations !

Vider les caisses publiques, faire les poches des plus pauvres, et arroser sans compter des grandes entreprises comme GE qui dégoulinent de milliards de profits, il n’y a vraiment pas de quoi être fier.

GE Belfort

La grève des ouvriers « low cost »

Brève
14/04/2016

Depuis le rachat par General Electric des activités énergie d’Alstom, et de ses salariés, ces derniers dénonçaient la discrimination salariale dont ils étaient victimes : même travail, même société, mais pas les mêmes avantages.

En grève depuis le 6 avril, les ex-Alstom ont obtenu après une semaine le déblocage de leur prime d’ancienneté avec une augmentation du point d’indice et l’embauche de six intérimaires et contrats d’avenir.

C’est un premier pas dont peuvent être fiers les grévistes, et pour ceux qui seraient tentés de pleurnicher sur les difficultés de GE, il n’est qu’à se souvenir que le groupe a trouvé 8,5 milliards d’euros pour racheter ce secteur d’Alstom et que l’activité énergie totalise un chiffre d’affaire de 50 milliard de dollars.

Héricourt

Hermès : le jack pot

Brève
06/04/2016

Le groupe de luxe Hermès vient d’inaugurer à Héricourt le nouvel atelier de fabrication de sacs à main, où travaillent déjà 93 salariés, embauchés très sélectivement après des mois en contrat « aidés », avec la promesse de 250 recrutements d’ici 6 ou 7 ans.

Hermès a donc acheté 200 000 € des bâtiments industriels rénovés baptisés « manufacture » qui auront coûté à la communauté de commune du Pays d’Héricourt en aménagement de site 2,5 millions d’€ soit 12 fois plus. La région Franche-Comté apporte 672 800 € pour « frais de formation ». De plus Hermès a bénéficié de 400 000 € de « Prime d’Aménagement du Territoire » de la part de l’Etat et de 200 000 € au titre des « Programmes d’Investissement Industriel d’Envergure » du département. Au bout, chaque emploi promis aura couté 12 786 €. Hermès est un groupe de luxe qui échappe à la crise, qui a augmenté son chiffre d’affaire de 80 % en cinq ans, et dont les bénéfices avoisinent le milliard d’€ en 2015.

Des chiffres qui se passent de commentaires et qui montrent que l’argent public coule à flot dans les poches du patronat, pour que les hommes et les femmes de la bourgeoisie s’offrent des sacs à main, à 4500 euros !

General Electric – Bourogne (90)

Et encore un cadeau fiscal !

Brève
29/03/2016

A Bourogne, General Electric bénéficie d’une nouvelle réduction d’impôts fonciers pour ses terrains et bâtiments. Et ce sont 11 500 euros de moins pour la commune qui s’ajouteront aux 29 000 euros de baisse de la dotation de l’État.

En conséquence, pour combler ce trou, les habitants, eux, vont subir une augmentation de leurs taxes d’habitation et foncières.