Cutting (site Alstom – GE) – Belfort

Non aux menaces de licenciements et assez des conditions de travail indignes !

Brève
29/03/2016

Les onze travailleurs de Cutting, qui fabriquent des grosses pièces de chaudronnerie, dont quelques-uns sont des ex-Alstom externalisés, ont été repris en 2004 par le groupe Devillers basé à Landresse (Doubs). Alors que ce repreneur avait reçu des aides publiques, qu’il s’était arrangé avec Alstom pour les loyers de l’atelier, il n’a rien fait en contrepartie, rien contre l’insalubrité innommable et l’insécurité auxquelles sont exposés en permanence les ouvriers… 

En  même temps que leur patronne les lanternait sur les devis attendus pour un système d’aspiration, elle mettait en avant de prétendues difficultés financières. Et jeudi 24 mars, elle annonce ce que ces  travailleurs craignaient, le dépôt de bilan !

La direction d’Alstom-General Electric, donneurs d’ordre, et complices de Devillers, se sont jusqu’à présent bien accommodés de cette situation. Il est maintenant de leur responsabilité de reprendre les travailleurs de Cutting dont l’emploi est menacé et de ne plus les exploiter comme du temps de Germinal.

 

Mais pour cela, les travailleurs de Cutting ne pourront compter que sur leur détermination et le soutien des travailleurs du site. 

Montbéliard

Clinique : suite, mais pas fin.

Brève
19/03/2016

Lors du dernier conseil d’Agglomération, les élus de la majorité et ceux de l’opposition, dans une émouvante unanimité, se sont étranglés d’indignation à l’annonce que la clinique pour laquelle ils étaient prêts à tant offrir allait s’installer dans le territoire de Belfort.

Passés le mouvement de colère et le sentiment d’avoir été bernés, ils ont décidé de réagir et lancent un nouvel appel d’offre. Si ce n’est Pierre Mercier, ce sera donc son frère : les terrains, les aides sont à disposition pour l’investisseur qui qui voudra bien s’en saisir, et construire une clinique qui pourra choisir les activités les plus lucratives et laisser les moins rentables… à l’hôpital public.

Haute-Saône

C’est le patronat qui fait monter le chômage et exploser la précarité

Brève
18/03/2016

Le chômage en Haute-Saône n’a cessé de monter en Haute-Saône, du fait des licenciements et des fermetures d’usines qui n’arrêtent pas.

Et comme partout, les seules « embauches » proposées sont des emplois précaires, temporaires. L’exemple de PSA Vesoul, 3400 salariés, est édifiant.

En 2015, un seul recrutement en CDI , (deux en 2014), mais 349 CDD, et Peugeot a fait appel à 427 intérimaires par mois en moyenne, soit une centaine de plus qu'en 2014. Alors d’où viennent les « freins » à l’embauche ?

Collèges de Haute-Saône

Des fermetures qui ne passent pas

Brève
15/03/2016

Relayant la politique de réduction continue de moyens du gouvernement, le Conseil Départemental, prévoit de fermer cinq collèges sur les vingt-six que compte le département d’ici 2021.

Les établissements visés dans des zones rurales (Champlitte, Faucogney, Vauvillers) seraient trop petits, et pas assez grands non plus les deux de Vesoul et Luxeuil. Et partout la volonté de regrouper les établissements, généraliser les classes de 28-30 élèves, pour toujours supprimer des postes.

Depuis que ce « schéma des Collèges » a été dévoilé, les parents et les enseignants ont organisé la protestation. 500 participants à une manifestation à Vauvillers où, de plus, les élèves devraient se taper des heures de bus pour rejoindre des collèges éloignés.

A Luxeuil, c’était aussi « collège mort » à Mathy, les enseignants en grève et de nombreux parents criant leur opposition à l’entassement des élèves dans l’autre collège de la ville. Les élus de la majorité socialiste du Conseil Départemental ont beau répéter comme des perroquets du gouvernement -« égalité de traitement », « mixité sociale », « intérêt de l'enfant »…-, c’est bien le saccage de l’éducation qu’ils prévoient d’amplifier.

Peugeot Scooters – Mandeure

Les profits gonflent, les travailleurs chôment

Brève
14/03/2016

Avec 27 jours chômés au dernier semestre 2015 et déjà 24 depuis le début de l’année, les travailleurs de Peugeot Scooters voient leurs salaires dégringoler.

Le groupe Mahindra et PSA, respectivement actionnaires à 51% et 49%, annoncent, eux, des résultats en courbe inverse. Pour le seul dernier trimestre de 2015, Mahindra affiche 137 millions de dollars de profits, quand PSA en a fait 1,2 milliard d’euros en un an, au prix de milliers de licenciements.

Les travailleurs n’ont pas à faire les frais des appétits insatiables des patrons : pour maintenir les salaires, il faut prendre sur leurs profits.