Nièvre

Encore des suppressions de classes

Brève
08/03/2016

A la rentrée 2016, il est prévu la suppression de dix postes dans le département de la Nièvre, faisant suite aux douze fermetures à la rentrée 2015.

Cela risque d’entraîner la fermeture de 6 écoles dans 6 villages. Et à Nevers, le maire va profiter de la fermeture d’une classe dans l’école Victor Hugo pour fermer carrément l’école, alors qu’il a déjà fermé 2 écoles l’an dernier en profitant de la fermeture de classes. De nombreuses manifestations et occupations ont déjà eu lieu dans plusieurs écoles.

Une journée de protestation est prévue le 14 mars avec grève et manifestation. Lutte Ouvrière s’associe à ce mouvement.

Haute-Saône

Habitat 70 : les travailleurs mobilisés

Brève
08/03/2016

Lundi 7 mars, une centaine de grévistes d’Habitat 70, le principal bailleur HLM  de Haute-Saône, ont manifesté à Vesoul. Les grévistes protestent contre les méthodes du directeur qui ne recrute pas le personnel nécessaire et impose une surcharge de travail.

Le gouvernement a diminué les moyens des logeurs sociaux et les directeurs des HLM font des économies sur le personnel. Sans surprise, Yves Kratinger, le président PS du conseil départemental, soutient le directeur, dont il vante la gestion saine. Pour se défendre, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. 

Belfort

Encore des économies sur le dos de la population

Brève
05/03/2016

Encore des économies de prévues, par l’intermédiaire du CCAS de Belfort. Cette fois-ci sont visées les dépenses liées aux soins infirmiers à domicile pour les personnes âgées et handicapées. Celles-ci ont dépassé 330.000 € contre plus de 231.000 € en 2014, soit une hausse de… 42 % d’une année sur l’autre.

Les raisons de cette augmentation sont connues : raccourcissement des durées d’hospitalisation, maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible, surtout en raison des tarifs prohibitifs des maisons de retraite. Mais il s’agit là d’un scandale dénoncé par les adjoints en charge du CCAS.

Pour tenter de réduire en partie ces dépenses, le CCAS a suivi les préconisations de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Il veut renégocier des conventions passées avec les infirmiers libéraux. Leurs interventions seront recentrées sur les seules interventions techniques cotées en actes médicaux infirmiers (injections).

Un seul mot d’ordre : gratter sur tout ce qui est utile à la population pour pouvoir faire des cadeaux aux patrons de la région.

FAURECIA Cercy-la-Tour (Nièvre)

Débrayages pour les salaires

Brève
04/03/2016

Mardi 1er mars, 84 % des ouvriers de l’usine Faurecia de Cercy-la-Tour ont débrayé pour des augmentations de salaires.

La direction ne prévoit que 0,4 % d’augmentation pour l’année 2016 alors que l’année 2015 a été très bonne pour le groupe Faurecia, son chiffre d’affaires ayant augmenté de quasiment 10 %. Les travailleurs réclament 100 euros d’augmentation au 1er janvier 2016 et une prime de 1 000 euros pour les bons résultats 2015 puisque les actionnaires, eux, ont été bien servis. Les travailleurs dénoncent aussi l’aggravation des conditions de travail et les incertitudes que fait peser la direction sur à l’avenir de l’usine.

Un nouveau rendez-vous a été pris pour dans quelques jours au moment de l’ouverture des négociations salariales.

Alstom

Le dur métier d'un valet

Brève
03/03/2016

Un journaliste à l'AFP, a suivi Arnaud Montebourg à Bercy pendant deux ans. Il en a écrit un livre.

La presse en publie un extrait décrivant le moment où le ministre apprend la reprise partielle d’Alstom par General Electric : « Arnaud Montebourg passe à tabac Patrick Kron., le PDG d’Alstom […] " Tu vois ce bureau, eh bien, tu ne le verras plus ! Tu vois ces tableaux, eh bien, tu ne les verras plus non plus !" jure-t-il, histoire de signifier à son hôte qu'il n'a plus rien à attendre de l'Etat. […].

Le PDG lui tient tête, il le nargue et le menace à son tour. " Si vous voulez que la boite coule, allez-y, prenez vos responsabilités et empêchez cette transaction." Le patron d'Alstom n'a manifestement pas l'intention de calmer le jeu. " Si vous m'emmerdez, je fais un plan social", prévient-il, selon les témoins de la scène. »

Finalement Montebourg s’est aplati devant Kron et celui-ci a quand même engagé un plan de suppressions d’emplois. Les ministres peuvent faire les fiers à bras, ils ne sont que des valets des patrons.