RSA

Tous contre les plus pauvres

Brève
22/02/2016

Samedi 20 février, France 3 Franche-Comté organisait un débat avec comme thème : « RSA, aide sociale ou assistanat ». Etaient présents des élus du PS et des Républicains de Franche-Comté qui, tous, se sont plaints du coût du RSA versé dans la région à 56 100 bénéficiaires.

Un représentant local du MEDEF est même intervenu pour se plaindre de ne pas trouver de salariés répondant aux demandes d’emplois. Affirmation confirmée par le représentant du PS qui affirme que « les patrons ne peuvent pas payer un premier emploi au salaire plein dans les premiers mois ». Tous, de droite ou de gauche, se sont dits favorables à des travaux bénévoles pour les bénéficiaires du RSA, sous prétexte de réinsertion, bien entendu dans l’intérêt des demandeurs d’emplois. Tous sont pour contrôler les éventuels « fraudeurs ».

Mais aucun n’a bien entendu parlé de la véritable cause de l’explosion du RSA, à savoir les suppressions massives d’emplois dans les entreprises et, en particulier, dans les plus grosses de la région, qui envoient des milliers de travailleurs dans la misère. Et bien sûr aucun ne remet en cause les aides versées à fonds perdus au patronat qui n'en a jamais assez.

Nièvre

La pauvreté augmente

Brève
19/02/2016

Une étude de l’INSEE vient de montrer que la pauvreté dans la Nièvre s’accroît atteignant 15,4 % (plus que la moyenne nationale).

Les zones les plus touchées par la pauvreté sont les zones rurales comme le Morvan et l’agglomération de Nevers. Ce sont surtout les jeunes ménages et les familles monoparentales qui sont particulièrement exposés. Le chômage, la précarité ne font qu’augmenter.

Beaucoup d’usines ont fermé et les rares embauches sont des contrats ou de l’intérim qui ne permettent pas de vivre. La pauvreté augmente mais une étude récente montrait que le nombre de personnes qui payaient l’ISF (impôt sur la fortune) dans l’agglomération de Nevers était en augmentation !

Électriciens et gaziers dénoncent les suppressions de postes annoncées.

Brève
19/02/2016

Jeudi, les personnels d'EDF et GDF se sont rassemblés devant les permanences de parlementaires à Besançon et Pontarlier pour dénoncer les suppressions de postes : plus de 4 000 à EDF et, selon la CGT, autant qui devraient  être annoncées fin février à GDF.

Les tarifs du gaz et de l'électricité ont augmenté respectivement de 60% et 40% en 15 ans, les permanences d'accueil du public ont été supprimées en totalité ou fortement réduites, et l'Etat, principal actionnaire, s'apprête à tailler encore dans les effectifs alors que le chômage va de record en record.

Une politique de réduction des coûts opérationnels qui permettra à EDF d'emprunter sur les marchés financiers pour ouvrir des chantiers importants dans le secteur des centrales nucléaires, pour le plus grand bonheur des banquiers, des Bouygues, des Alstom...

Besançon

Un licenciement pour faire plaisir à un grand client

Brève
13/02/2016

La société « Derichebourg propreté » a engagé une procédure de licenciement à l’encontre d’un délégué syndical CGT.

Ce grand groupe s’est enrichi dans le recyclage des métaux et le nettoyage industriel. Son directeur régional mène la chasse aux syndicalistes qui aident les travailleurs à se faire respecter. Dans ce cas, il va même au devant des demandes d’un de ses clients, un grand groupe du téléphone qui n’accorde pas assez de temps pour les interventions de nettoyage et n’accepte pas la moindre résistance. 

Les travailleurs du nettoyage savent qu’ils sont tous visés par ce licenciement d’un délégué et qu’ils devront se défendre. 

Logement Pontarlier

Imposer le blocage des loyers et réquisitionner des terrains

Brève
09/02/2016

Il est de plus en plus difficile de louer un appartement à Pontarlier. Les prix augmentent régulièrement, autour de 10 € le m2, et les propriétaires demandent des garanties exorbitantes.

La population augmente en raison de l’arrivée de travailleurs attirés par les emplois en Suisse mais il n’y a pas assez de logements. Les promoteurs, groupes immobiliers, propriétaires, aidés sur le plan fiscal,  s’enrichissent à vu d’œil avec des immeubles de standing. Et la municipalité a refusé pendant des années la construction de nouveaux HLM et aujourd’hui, elle les autorise au compte-goutte. Les populations modestes, mais aussi bien des frontaliers, doivent chercher à se loger de plus en plus loin.

Il faudrait réquisitionner les terrains pour construire des logements à des prix abordables. Ce serait le seul moyen de mettre un peu en échec la spéculation immobilière, et de mettre fin aux pratiques de tous ceux qui s'enrichissent de la pénurie.