Delle (Territoire de Belfort)

Un exemple révélateur

Brève
03/03/2020

La maire de Delle, comme de nombreux maires en France, a pris un arrêté pour interdire l’épandage du Glyphosate à proximité des habitations de sa commune, pour des raisons évidentes de santé publique et de respect de l’environnement.

Comme à chaque fois dans ces cas là, l’Etat a saisi la justice qui a cassé la décision.

Le pouvoir des maires est strictement encadré, et l’Etat veille à défendre les intérêts des grandes entreprises, comme ici Bayer Monsanto, sans se soucier des conséquences pour la population ou l’environnement. C'est la mobilisation des travailleurs, de la population, qui seule pourrait faire plier les capitalistes et leurs mercenaires politiques du gouvernement.

Quatre candidats aux élections à Montbéliard

Mais un seul est resté à la porte du débat de France 3 !

Brève
29/02/2020

Deux questions et cinquante-huit secondes ! C’est le temps auquel a eu droit le candidat tête de la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » à Montbéliard, Franck Plain, ouvrier à PSA Sochaux, avant l’émission débat diffusée sur France 3 mercredi dernier à 21 heures.

Seuls les représentants de LREM du PS et de LR étaient invité sur le plateau pendant une heure. Pourquoi seulement 3 candidats, alors qu’il y avait largement la place pour un débat à 4 ? Et que Lutte ouvrière présente 150 candidats sur les 5 listes constituées dans le pays de Montbéliard. Il faut croire que la chaine publique a choisi les candidats qu’elle adoube. Les candidats qui se situent bien dans le cadre du système.

Les candidats de Lutte Ouvrière ont d’autres plateaux que ceux des studios de télévision, ce sont leur lieu de travail et d’habitation où s’exerce l’exploitation et ou vivent ceux qui travaillent. Leurs listes permettront aux travailleurs de dire qu’ils ne veulent plus de la dictature du capital et de ses mercenaires politiques.

PSA Sochaux

Cancer de l'amiante : un ancien ouvrier fait condamner Peugeot en justice

Brève
25/02/2020

PSA a été condamné par le Pôle social du tribunal judiciaire de Belfort (anciennement Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale TASS) à verser plus de 110 000 euros à un ancien ouvrier qui avait été exposé à l'amiante. Ce salarié qui travaillait à la sidérurgie chez Peugeot à Sochaux obtient gain de cause devant la justice

PSA Sochaux, son ancien employeur, vient d'être condamné pour "faute inexcusable", le 20 février. Le groupe est reconnu coupable de négligence, aucune protection, aucune information sur la dangerosité de l’amiante n’avait été mise en place.

A aucun moment, la législation sur la protection et le suivi, pourtant peu contraignante n’a été respectée

Cet ouvrier, aujourd'hui âgé de 76 ans, avait contracté un cancer broncho-pulmonaire en 2016. L'entreprise devra donc lui verser 111 800 euros de préjudice, en plus de la majoration de sa rente.

Il ne s'agit pas de la première condamnation en France pour PSA. Une autre condamnation en faute inexcusable pour le site PSA de Sochaux datant du 3 novembre 2014 (prononcée par le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Montbéliard) a été confirmée par l'arrêt de la Cour d'Appel de Besancon du 21 mars 2017. D'autres condamnations ont été prononcées sur d'autres sites également.

La justice, ne fait que reconnaître une toute petite partie de la responsabilité de PSA pour l'utilisation de ce poison.

Faurecia Beaulieu Mandeure (Doubs)

Inondation d'argent public, assèchement des emplois

Brève
24/02/2020

L’an dernier, la direction de Faurecia annonçait sa décision de quitter le site de Mandeure qui produit des pots d'échappement pour PSA, trop exposé aux inondations du Doubs. Elle avait besoin de relocaliser cette usine sur un nouveau site , dans le Pays de Montbéliard,  dans le but aussi  de trouver "des pistes de  croissance".

Aussi, le gouvernement , comme les collectivités locales,  arrose de millions de subventions les équipementiers de l'automobile comme Faurecia, pour soi-disant soutenir l'innovation dans les énergies "propres".

Alors, c’est très naturellement que Faurecia trouve un fleuve de financements publics pour la construction d’une nouvelle usine. La SEM-PIE, émanation de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA), lui rachèterait 2 millions l'ancien site de Mandeure abandonné. Ce n’est pas moins de 35 millions que l’État, la Région, PMA, etc. mettent sur la table pour le terrain, les voies d’accès, la construction de bâtiments à Technoland 2 Etupes .

Quant aux 300 ouvriers qui viendront y produire, quelle garantie que Faurecia n’en profite pas pour continuer à supprimer des emplois ? Bien sûr aucune, et c'est bien ce qu'ils craignent.

Mais ce n’est pas cela qui peut contrarier le sénateur socialiste, enthousiaste à l’idée de voir pousser une « usine du futur, propre, verte …». Et en réponse aux rares élus qui dénonçaient cette opération, pas la première, prometteuse de juteux profits pour Faurecia, le Président de PMA (LR) lui, fait semblant de s’énerver : « On ne donne pas d’argent aux entreprises, on les aide à s’installer… ».

Et à piller les caisses publiques sans contrôle.

Présentation de candidat

Michel Treppo, tête de liste Lutte ouvrière à Valentigney dans le Doubs

Brève
22/02/2020

"Ouvrier tôlier retoucheur à l’usine Peugeot de Sochaux, mon travail consiste à corriger les défauts sur les tôles assemblées avant le passage en peinture.

Je suis à Sochaux depuis 1989. J’ai été embauché en CDI quelques mois après la grande grève pour l’augmentation des salaires qui a duré six semaines. A l’époque le PDG s’était augmenté son « salaire » de 47%, tandis que ceux des ouvriers étaient bloqués. Décidément, ça, ça n’a pas changé ! Par contre, en trente ans, ce qui a changé, c’est l’explosion de l’intérim. Dans certains ateliers, il représente plus de 50% des travailleurs.

A Valentigney, la commune où je me présente, beaucoup d’habitants travaillent en intérim chez Peugeot. Valentigney est une commune ouvrière de plus de 10 000 habitants dans le Doubs.

J’y ai été élu conseiller municipal de 2008 à 2014. Pendant mon mandat, le bailleur Néolia avait envoyé un courrier aux habitants de tours HLM leur indiquant qu’il voulait vendre les logements, et disant en gros « vous achetez où vous partez ». Ce qui était hors de portée de bien des habitants retraités. Avec les locataires, nous nous sommes mobilisés et une quinzaine sont venus protester au conseil municipal, obligeant le Maire à prendre position contre le bailleur. C’est ainsi que je conçois le mandat : aider les travailleurs à réagir et à se défendre."