Doubs

Saint-Vit : un patron à l’offensive

Brève
11/11/2020

La société Alliance-mim, sous-traitante de l’horlogerie et de l’aéronautique, licencie 19 personnes dans la zone industrielle de Saint-Vit.

Depuis plusieurs mois, elle a placé une partie des 125 personnes en chômage partiel. Le patron a fait son annonce avec une vidéo envoyée par mail. Il voulait mettre en place une rupture conventionnelle collective mais la Direccte s’y est opposée pour finalement valider un plan de licenciement un peu amélioré. Apôtre du lean-management, il mène la guerre aux salariés restants en les culpabilisant.

Que l’horlogerie et l’aéronautique connaissent un recul des commandes, c’est une chose, mais les travailleurs n’en sont pas responsables. Le groupe d’horlogerie Richemont, principal actionnaire, a réalisé des bénéfices considérables avec l’augmentation des ventes du luxe depuis 15 ans. Ces profits doivent servir à maintenir les emplois et les salaires chez tous les sous-traitants.

Sochaux

PSA renvoie 500 ouvriers intérimaires

Brève
03/11/2020

Deux jours après avoir annoncé des carnets de commandes plein à craquer, des samedis et dimanches travaillés en heures supplémentaires jusqu’à fin décembre, la direction de PSA Sochaux a décidé de renvoyer au chômage 500 travailleurs intérimaires, certains venaient tout juste d’arriver à l’usine, en reportant à une date ultérieure la mise en place d’une équipe de VSD (Vendredi Samedi Dimanche) sous prétexte du Covid 19 et du confinement.

PSA a récemment racheté pour 168 millions d’euros de ses propres actions pour augmenter les dividendes des actionnaires et satisfaire leur rapacité.

Et là, pour PSA, il n’y a ni incertitude du marché, ni Covid 19, ni confinement qui tiennent.

General Electric - Belfort

Prendre sur les profits pour maintenir tous les emplois et les salaires !

Brève
22/10/2020

Les plans de licenciements à GE se multiplient. Après les turbines gaz où le plan de 500 licenciements est en cours, c’est la fermeture annoncée de l’entité Hydro où travaillent 89 salariés.Tous les secteurs sont visés, Grid (réseaux électriques), Steam (turbines vapeur), des fonctions supports communes où 100 à 150 postes sont en train d’être supprimés.

Depuis que GE a repris le pôle Alstom Energie, en 2015, ce ne sont que suppressions d’emplois et licenciements par milliers, des fermetures d’usines. A Belfort, 1000 emplois ont déjà été détruits. Tous ces plans n’ont qu’un seul but : sauvegarder les profits immédiats de ces actionnaires financiers et parasites.

La vie de milliers de travailleurs est en jeu. L’avenir dépend de la capacité des travailleurs à s’organiser pour défendre leurs intérêts vitaux contre l’avidité de ces capitalistes, soutenus sans compter par tous les gouvernements. Il n’y aura pas de sauveur suprême ! Les profits présents et passés doivent servir à assurer la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire.

Plusieurs syndicats et les élus politiques locaux appellent à manifester samedi 24 octobre à Belfort. Lutte ouvrière sera présente aux côtés des travailleurs qui manifestent pour sauvegarder leur emploi.

Territoriaux de Belfort

Des élus accueillis sous les huées

Brève
20/10/2020

Jeudi 15 et vendredi 16, à l'occasion des conseils communautaire et municipal, qui devaient notamment voter la suppression des primes et de congés, les territoriaux s'étaient donnés rendez-vous pour réserver aux élus un accueil dont ils se souviendront longtemps.

Ils étaient 200 jeudi et encore 150 vendredi a participer à ces rassemblements festifs et dynamiques au son des tambours, flûtes, trompettes et autre concert de casseroles.

Les passages du maire, des représentants de la direction et des nombreux élus étaient ponctués de copieuse huées.

Ces rassemblements ont regonflé le moral de tous les participants, venus de tous les services.

Tous etaient contents d'avoir pu exprimer leur colère à cette occasion et sont repartis renforcés par l'ambiance fraternelle qu'il y régnait.

Allenjoie (Doubs)

Les travailleurs de STPI en grève pour les salaires

Brève
19/10/2020

Démarrée mercredi 14 octobre, la grève des travailleurs de STPI (Société de techniques de Propreté Industrielle) se poursuit. Ce lundi matin, ils étaient une cinquantaine, venus de Mulhouse et de Sochaux, à se rassembler devant le siège de l’entreprise à Allenjoie dans la zone industrielle de Technoland pour dénoncer les salaires trop bas et les conditions de travail déplorables. S’ils ont déjà réussi à imposer à leur direction qu’elle embauche deux salariés par tournée à Sochaux, ils refusent tout net la dérisoire proposition d’une prime de 250 euros en 2020 et 2021, et de 500 euros en 2022. Ce qu’ils veulent, c’est une augmentation des salaires et un treizième mois.

STPI est une filiale de Véolia, elle-même société sous-traitante de Peugeot et Faurecia. Pour renouveler son contrat avec ces donneurs d’ordre riches à milliards, le directeur veut rester « compétitif », c’est-à-dire continuer à verser des salaires de moins de 1400 euros pour un boulot harassant : collecter les déchets, plier les cartons vides à la main, les tirer sur des kilomètres dans des containers, transporter les bidons de liquide nettoyant, à quoi s’ajoutent les mesures de désinfection anti Covid sans aide supplémentaire.

L’attitude méprisante de leur direction et celle de Peugeot qui leur a fait barrer l’accès aux ateliers de l’usine de Sochaux où ils voulaient expliquer les raisons de leur mouvement, n’ont fait que renforcer leur colère.