Géant Casino de Chateaufarine à Besançon

Casino : des magasins sans employés... mais pas sans profits

Brève
27/12/2019

La chaîne de supermarchés Casino a ouvert 118 magasins le mercredi 25 décembre, dont le Géant Casino de Chateaufarine à Besançon, uniquement avec des caisses automatiques et des vigiles.

Les syndicats s'inquiètent à juste titre de cette politique de la direction, qui risque de se traduire par des suppressions de personnel et par une généralisation du travail les jours fériés.

Le groupe Casino, qui exploite les enseignes Monoprix, Franprix, Leader Price ou encore Cdiscount, n'est pas une petite PME. Comme toutes les grandes enseignes, il cherche à faire toujours plus de profits, profitant de la robotisation, ce qui lui a permis de toucher du CICE de l'Etat, pour économiser sur les salaires et les emplois.

Plutôt que des magasins sans travailleurs, il faudrait des magasins sans patron.

Besançon

Pas de trêve de Noël !

Brève
22/12/2019

Place du Huit septembre, les manifestants déposent les cadeaux du père Macron

Depuis mardi 17 décembre, les actions contre la réforme des retraites se poursuivent. Après une opération péage gratuit jeudi, 250 personnes, enseignants, cheminots, gilets jaunes ont manifesté au centre-ville de Besançon hier samedi.

Tous refusent le chantage du gouvernement qui demande une trêve pour Noël. Pour obtenir le retrait de la réforme des retraites,  chacun sait qu'il faut continuer la mobilisation.

Les grévistes de la SNCF l'ont prouvé en reconduisant la grève ce vendredi. 

Lavans-les-Saint-Claude (Jura)

la justice très clémente pour un patron voleur

Brève
22/12/2019

Siège de SMOBY à Lavans-les-Saint-Claude

Au terme d'une affaire qui remonte à 2007, Jean-Cristophe Breuil, l'ex PDG du groupe de jouets Smoby, a été condamné le 6 décembre dernier pour abus de biens sociaux. 

Il a été condamné à 4 ans de prison, dont 6 mois ferme. Il les a déjà fait au titre de la détention préventive et ne retournera donc pas en prison. Le tribunal a choisi de lui confisquer seulement 2,5 millions d'euros, soit le montant de son chalet d'Avoriaz. C'est peu au regard des 10 millions d'euros détournés de l'entreprise à des fins personnelles. Lors du procès, il n'a eu aucun mot pour les 800 personnes qui ont perdu leur emploi suite à la faillite de l'entreprise. Il va continuer tranquillement sa vie dans les affaires entre Lyon et Hong Kong. 

S'ils ne veulent pas se retrouver à la rue, les travailleurs doivent regarder eux-mêmes les comptes des entreprises et contrôler tout ce que font les patrons. 

 

Retraite, emplois, salaires...

Le ras le bol s'exprime massivement en Franche-Comté

Brève
19/12/2019

Manifestation du 17 Décembre à Besançon

Mardi 17 décembre, les manifestations, rassemblant de nouveau des centaines de milliers de personnes dans le pays.

En Franche-Comté, elles ont été d'un niveau équivalent au 5 décembre. Bref, c'est un succès, malgré des fleuves et des fleuves de discours de tout le ban et l’arrière-ban de la macronie mobilisée pour nous défendre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

La détermination des travailleurs était palpable, et pas seulement contre l’âge pivot, qui met en colère même Laurent Berger, le leader de la CFDT, c'est dire !

Les cheminots, les enseignants, mais aussi de nombreux salariés du privé ont occupé les rues des villes à Besançon, Montbéliard, Belfort, Vesoul, Pontarlier, Lons-le Saunier ou Dole.

La mobilisation contre le plan du gouvernement se maintient, malgré toutes les difficultés et les obstacles rencontrés pour se mettre en grève.

Ce n’est pas le moment de lâcher le morceau !

Besançon

Les internes du CHU en grève illimitée

Brève
14/12/2019

Les internes en médecine de toute la France ont débuté un mouvement de grève illimité mardi 10 décembre.

Vendredi 13 Décembre, les internes en médecine du CHU de Besançon ont défilé en ville une bonne partie de l’après-midi pour dénoncer leurs conditions de travail dans des services de santé « saccagés » par les réformes. Ils se sont rassemblés devant les bureaux de l’ARS.

Leurs slogans étaient, tels que « hôpital de misère, on n’est pas des pions », « nous sommes là pour défendre nos futures professions de médecin », « nous sommes des internes et travaillons dans des conditions de merde » ou encore « Macron nous prend pour ses esclaves »

Leurs salaires, pour travailler plus de 50 heures par semaine, ne dépassent pas le SMIC. Ils enchaînent les gardes, les heures supplémentaires qui ne sont pas payées et à peine récupérées.

Ministres et gestionnaires de la santé publique sont engagés pour mettre l'hôpital public à la diète. Quelles que soient les mesures retenues, personnels et patients vont en faire les frais. Il ne faut pas les laisser faire !