Territoriaux de Belfort

La mobilisation se poursuit

Brève
16/10/2020

Chez les territoriaux de Belfort, après deux semaines de mobilisation, marquées par un rassemblement important de 1000 travailleurs, la colère ne retombe pas.

Des débrayages dans différents services ont eu lieu tout au long de la dernière semaine. La suppression de jours de congés, les suppressions de primes et les économies aux dépens des œuvres sociales ne passent toujours pas.

Et ce n’est pas l’attitude méprisante du maire (LR), qui se répand en mensonges sur les prétendus « avantages » dont jouissent ces travailleurs, ou les pressions à l’égard des plus mobilisés, qui vont calmer les choses.

Alors que le maire affirmait dans la presse locale que « la grève ne sert à rien », les territoriaux lui ont répondu en se réunissant à plusieurs dizaines tous les jours devant l’hôtel de ville. Ils ont été 500 à manifester le 8 octobre, alors que le comité technique, qui devait entériner la suppression de jours de congés et de primes, se réunissait.

Particulièrement mobilisé, le personnel des crèches a donné un caractère dynamique à ce mouvement en se réunissant durant une heure tous les jours et en chantant dans le hall de la mairie, à la porte du bureau du maire. Le personnel des bibliothèques est allé à la rencontre des usagers pour expliquer les raisons de sa colère.

À travers ce mouvement, ne serait-ce que par le fait qu’il dure et concerne l’ensemble des territoriaux, ceux-ci relèvent la tête et se montrent déterminés à ne pas subir les attaques sans réagir.

Quingey, Novillars, Morteau, Besançon

Les travailleurs de la santé et du médico-social se mobilisent

Brève
15/10/2020

Depuis une semaine, les rassemblements des personnels de santé et du médico-social des hôpitaux et maisons d'accueil spécialisées se multiplient comme à Quingey, Novillars, Morteau, Vesoul la semaine précédente. 

Ils protestent contre le "Ségur de la santé" qui les laisse à l'écart des augmentations de salaires accordées à d'autres catégories de personnel. Sans augmentation de salaire mais aussi d'effectifs, ils craignent encore plus de démissions dans des services déjà en situation tendue. 

Rien n'a changé, si ce n'est en pire, depuis le début de l'épidémie. Pour de vraies augmentation de salaires de 300 € pour tous, les travailleurs de la santé et du médico-social ont raison de se mobiliser. Ils le feront à nouveau à Besançon aujourd'hui jeudi 15 octobre à 14 heures devant l'hôpital Saint-Jacques. 

 

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

DES NOUVELLES DU VIRUS AU TRAVERS DES HÔPITAUX

Mais aussi

Brève
12/10/2020

Une chose qui ne figure pas dans le plan covid « officiel » mais qui est discuté dans les réunions, c’est de libérer du personnel en passant «au volontariat » un certain nombre de services en 12 heures. Ça économise et donc libère automatiquement environ 6% de personnel, en faisant sauter les temps de chevauchement entre équipes. Sur tout le CHU, forcément, ça finit par faire du monde. Quant au volontariat, en temps de pandémie, on se doute bien de comment ils vont nous présenter la chose le moment venu. On a le choix entre se taper des journées de 12h ou être un salaud qui laisse ses collègues des services covid se battre seuls face au virus : ça c’est du consentement libre et éclairé, merci bien !

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

DES NOUVELLES DU VIRUS AU TRAVERS DES HÔPITAUX

Où va-t-on ?

Brève
12/10/2020

Pour l’instant, l’ARS parle de « marée montante » et pas de 2ème vague. On file la métaphore maritime… mais ça décrit assez bien la situation, le niveau monte tout doucement, avec des paliers. La semaine passée, on a oscillé entre 25 et 30 malades en tout sur le CHU, une vingtaine en Médecine et 7 à 9 en Réa. Il y a des décès (au moins 3), des sorties de patients qui rentrent à domicile, mais des entrées qui compensent ces départs et donc sur une semaine, c’est stable, mais à un niveau au-dessus de la semaine précédente où on avait oscillé entre 20 et 25 en tout. Le problème étant qu’on ignore jusqu’où l’eau va monter et si ça va se faire au même rythme ou si tout va s’accélérer brutalement. On attend.

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

Au Creusot et ses alentours

Les infirmières à domicile sont confrontées au virus

Brève
12/10/2020

Dans le bassin creusotin, les infirmières à domicile sont confrontées tous les jours à des patients atteints de la covid. Face à cela, elles font au mieux malgré le peu de moyens qu’elles ont. Elles sont inquiètes d’être contaminées et de ramener le virus chez elles.