Valentigney (Doubs)

Débrayages chez Peugeot Japy

Brève
25/08/2020

L'annonce d’une baisse de commandes de PSA, commanditaire quasi exclusif en pièces pour les boîtes de vitesse, a provoqué la colère chez les travailleurs de Peugeot Japy.

Ils craignent, à nouveau, des licenciements qui pourraient toucher la moitié des effectifs. Les syndicats FO et CFDT appellent les équipes de matin et d’après-midi à un débrayage le 25 août.

L’entreprise, située à deux pas du site de Sochaux, a contribué à la fortune des deux familles Peugeot et Japy, unies au gré des intérêts industriels et des mariages, et propriétaires de dizaines de châteaux dans la région.

Vendue et revendue, elle est passée entre les mains de Maïke Automotive puis de Farinia, avec au passage des suppressions d’emplois et abondance d’argent public, pour être finalement placée en redressement judiciaire en juillet 2020.

Rien que ces deux dernières années, l’effectif est passé de 500 à 246 salariés. Pour stopper cette hémorragie et sauver leur peau, les travailleurs devront imposer la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.

Haute-Saône

Urgences hospitalières : une démolition criminelle qui ne s’arrête pas !

Brève
18/08/2020

L’Agence Régionale de Santé et le groupement hospitalier départemental de Vesoul, qui gère aussi les sites de Luxeuil, Lure et Gray, ont décidé de suspendre le 13 juillet la deuxième ligne de SMUR de Haute-Saône. En cette période d’été où il n’y a plus que 14 médecins à temps plein pour assurer les services d’urgences, avec du personnel infirmier, ambulancier, etc. de toute façon lui aussi en sous-effectif chronique, cette suspension serait « provisoire ». Les pertes de chance, sont-elles « provisoires » pour des patients en urgence vitale, qui ne peuvent plus être pris en charge le plus rapidement possible avec les moyens d’un SMUR ?

De plus, sur Luxeuil, l’accueil des consultations d’urgence est complètement fermé depuis le début de l’épidémie de Covid , dans une zone de villages situés à 50 kms de l’hôpital de Vesoul ; cet accueil n’est pas près de réouvrir, faute de personnel. Et à Lure qui dépend aussi de Vesoul, les horaires ont été réduits le soir. Après 20h30 au lieu de minuit auparavant, on ne peut plus y être soigné.

En réalité, le gouvernement qui ne veut pas embaucher dans les hôpitaux, ou si peu, continue des réorganisations-réductions-fermetures de services aussi indispensables que des Urgences opérationnelles partout 24h sur 24.

Grand Belfort

Des cadeaux pour les patrons, des coups pour les travailleurs.

Brève
27/07/2020

A peine réélu, Meslot, le maire de Belfort annonce la couleur pour les travailleurs de la mairie, du Grand Belfort et du CCAS en s’appuyant sur un rapport de la Chambre Régionale des Comptes, bras armé de l’Etat en matière de restriction budgétaire, qui prétend que ces derniers ne travailleraient pas assez et seraient trop payés.

Oubliés les beaux discours hypocrites sur le sens de l’engagement de ceux qui ont permis la continuité du service public pendant le confinement, l’heure est aux économies et c’est sur le dos des travailleurs qu’elles se feront.

Pas question de toucher aux aides aux entreprises, de réduire le nombre de caméras de surveillance ou d’augmenter les impôts pour les groupes multimilliardaires présents sur le territoire.

Cela, vous n’y pensez tout de même pas. Ironie du sort, lors du même conseil communautaire où était présenté le rapport de la chambre régional des comptes était aussi voté une augmentation des impôts locaux pour les particuliers, en compensation des millions que ne versent plus les grandes entreprises, Alstom et GE en tête : 4,4 millions en moins entre 2017 et 2020.

Plus anecdotique, Meslot a aussi défendu son indemnité de 8500€ par mois.

Remplir les poches des capitalistes, faire payer les travailleurs, sans oublier de se servir au passage, voilà à quoi se résume le rôle de ces politiciens locaux.

Les travailleurs, de la mairie et d’ailleurs, ne devront pas s’en laisser conter.

Faurécia

Le patron veut rançonner les salaires

Brève
27/07/2020

Lors d’un CSE, le 23 Juillet, la direction de Faurécia a annoncé qu’une « erreur » dans les comptes de l’entreprise a débouché sur une surévaluation de la prime de participation et d’intéressement versée en mai aux travailleurs.

La direction, entend récupérer « le trop-perçu » propose un dispositif de compensation sur les primes des années à venir.

Cet équipementier automobile, qui fabrique les planches de bord, panneaux de portes, etc possède deux sites dans l’est de la France, à Étupes (Doubs) et à Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges).

C’est une nouvelle attaque contre les salariés qui pourtant en grande majorité a été victime du Covid-19 par le chômage partiel avec des pertes de salaire considérables, non compensées par Faurecia qui a refusé de payer le complément de salaire pourtant exonéré de cotisations sociales.

Pendant ce temps, le président de Faurecia, lui, s’est fait voter une augmentation de sa rémunération de 16 %, la portant à un million d’euros pour 2021.

Pour les travailleurs, c’est une ponction sur les salaires et l’intéressement !!!! Merci patron.

Besançon

Plan « jeune » du gouvernement : des subventions au patronat, le chomage pour les jeunes

Brève
24/07/2020

Le pôle formation de l'UIMM largement aidé par la Région

Derrière Jean Castex, le nouveau Premier ministre, une brochette de ministres ont fait le déplacement à Besançon et Pontarlier pour annoncer le plan « un jeune, une solution » du gouvernement. Dans le cadre de son "plan de relance de l'économie", il offre une rallonge de 6,5 milliards d’euros en plus des 3,5 milliards alloués chaque année à l’emploi et à la formation des 16-25 ans. Ce sont le centre de formation des apprentis de Franche-Comté sud et les entreprises habituées aux subventions de toutes sortes comme aux caméras de télévision qui ont accueillies la visite ministérielle.

Ce plan ressemble beaucoup aux précédents : 4000 € offerts au patron qui prendra un jeune pendant trois mois (sans obligation d'embauche), retour des contrats aidés dans le public et dans le privé et des contrats de "service civique" pour les associations.

Les jeunes qui passent par le CFAI de Franche-Comté reçoivent  une formation qui leur permet souvent de trouver un travail qualifié. Mais pour les entreprises, c’est un moyen d’obtenir le personnel dont elles ont besoin, y compris pour les ingénieurs, en participant de moins en moins au coût de ces formations. En effet, la Région Bourgogne-Franche-Comté est de longue date la Région française qui finance le plus l’apprentissage. Et ce sont les sous-traitants comme Cryla ou Bourgeois découpage à Besançon, et les plus grands groupes industriels qui reçoivent la plus grande part de ces travailleurs formés gracieusement, dont Schrader, entreprise ultra rentable, est un bel exemple.

Et au-delà de la minorité qui passe par le CFAI, les nouvelles aides gouvernementales risquent bien d'être un effet d'aubaine pour les entreprises qui toucheront la prime sans être obligées d'embaucher définitivement ces jeunes.