Hopitaux Franche-Comté

Après les médailles, de la fumée

Brève
18/07/2020

La pandémie que nous connaissons actuellement a mis en évidence les difficultés du travail des soignants et le manque de moyens des hôpitaux.

Le personnel soignant a mis en avant une revendication : une augmentation de 300 € par mois. Le gouvernement leur en a promis 183, et même pas tout de suite.

Après les médailles, voilà la Patrouille de France qui est venue faire de la fumée tricolore au-dessus des hôpitaux de la région, Besançon, hôpital nord Franche-Comté de Trévenans, Luxeuil là où les urgences viennent d’être supprimées, Dijon etc… en hommage au travail des soignants, nous dit-on.

Le gouvernement pense-t-il remplacer l’augmentation demandée par un hochet patriotique ?

Belfort

RKF Belfort : démasqué !

Brève
16/07/2020

Les couturières de RKF travaillant avec leurs propres machines à coudre à Belfort

Une dizaine de couturières embauchées en intérim pendant le confinement pour fabriquer des masques par l'entreprise RKF se sont rassemblées devant leur agence d'intérim.

Elles réclament que RKF leur verse les indemnités de fin de mission qui leur sont dues et que l'entreprise n'a toujours pas payées

La crise sanitaire a été une aubaine pour RKF. Spécialisé dans le linge de luxe RKF a sauté sur l'opportunité pour vendre à prix d'or des masques en tissu aux collectivités locales qui ont payé rubis sur l'ongle.

En plus des commandes publiques, les collectivités ont mis des locaux et du matériel à disposition. Les couturières embauchées au smic et en intérim pour quelques semaines devaient apporter leur propre machine à coudre.

Sans parler des conditions de travail que toutes ont unanimement dénoncées. Face aux patrons rapaces qui s'engraissent d'argent public et aux politiciens démagogues, plus prompts à applaudir qu'à se soucier des conditions de travail des ouvrières, ces couturières tiennent à réclamer leur dû.

Elles ont mille fois raison.

Alstom

La seule chose qu’ils veulent transporter c’est la part des actionnaires

Brève
11/07/2020

Alstom Transport veut racheter Bombardier Transport et met six milliards d’euros sur la table pour cela.

Pour contourner le possible risque de refus de la commission européenne pour position de monopole, Alstom se dit prête à céder l’usine de Reichshoffen située en Alsace et ses 780 travailleurs. En 2016, lorsque Alstom voulait fermer l’usine de Belfort, la direction prévoyait de transférer les fabrications de Belfort à Reichshoffen ! Maintenant elle envisage de se débarrasser de l’usine de Reichshoffen et de ses salariés comme on jette un Kleenex.

Pour les capitalistes, les usines sont des machines à profit. Alors qu’on manque de transports en commun, la seule volonté de ceux qui détiennent les usines qui les fabriquent, c’est que cela rapporte. Et tant pis si la population manque de moyens de transports en commun !

Bourgogne Franche-Comté

Quand l’épidémie du profit se rajoute à celle du covid.

Brève
09/07/2020

Dans sa note de conjoncture du premier trimestre, l'Insee, avec l'Urssaf et la Direccte, revient sur le début de la crise sanitaire et son impact immédiat, un recul de 2,3 % de l'emploi, soit 22 600 emplois perdus en Bourgogne Franche-Comté.

Mais c'est surtout l'intérim qui est massivement touché en s'effondrant de 40 %, soit une baisse de 15 700 emplois.

C'est le Doubs qui est le plus touché avec 5 200 emplois perdus, mais le Territoire de Belfort avec une chute de 60 % de ses emplois intérimaires subi lui aussi un impact désastreux.

Des centaines d'intérimaires se retrouvent soit à Pôle emploi, soit au chômage partiel avec des payes qui ne permettent pas de vivre, pendant qu’on courre comme des fous dans les usines.

Les responsables ce ne sont pas le COVID, mais des groupes comme PSA entre autres ou General Electric qui profitent de la situation pour diminuer leurs effectifs.

Aujourd'hui, il n'y aucune raison d'accepter la moindre suppression de poste. S'il y a moins de travail, il faut le répartir entre tous ceux qui ont besoin d'un salaire pour vivre, en prenant sur les profits présents et passés

PSA Sochaux

Travailleurs de tous les pays, unissons nous !

Brève
24/06/2020

Après avoir annoncé la venue à PSA Hordain (Nord) d’ouvriers de l’usine Opel de Pologne, alors que des centaines d’intérimaires ne sont pas repris, PSA a décidé de n’en faire venir qu’une partie, à Metz Borny, et maintenant à Sochaux.

PSA s'est débarassé de 8 000 travailleurs intérimaires qui n'ont pas été repris dans les usines. Il veut transformer tous les travailleurs en nomades de l'industrie selon ses besoins dans le seul but d'augmenter les profits des actionnaires. Aujourd'hui ce sont les travailleurs polonais envoyés à plus de 1 000 km de chez eux, demain ce sera ceux de Sochaux qui seront envoyés là où PSA en a besoin.

Quelle que soit notre nationalité ou notre couleur de peau, nous sommes tous des travailleurs et nous avons les mêmes intérêts à défendre contre des exploiteurs communs.