LAMBALLE (22)

L'embouteillage de la RN12 : l'incurie de l'Etat

Brève
03/12/2010

la grande pagaille qui a eu lieu sur la 4 voies, à proximité de Lamballe (Côtes d'Armor) où 500 véhicules ont été bloqués la nuit de mercredi à jeudi, est la conséquence directe du désengagement de l'État vers les collectivités locales, en particulier des services de l'Équipement, depuis la loi de décentralisation d'août 2004.

Pourtant la chute de neige était prévisible et annoncée. Mais aucune mesure, de salage par exemple, n'a été prise. Du côté préfecture, ça a d'abord été : silence radio. Mise en cause, elle a seulement déclaré avoir mis sur son site internet l'arrêté d'interdiction de circuler pour les poids lourds !

Ce sont des centaines de familles qui se sont trouvées piégées.

Heureusement, la municipalité de Lamballe, pompiers et gendarmes ont suppléé aux carences de l'État, et aucun drame n'a été à déplorer, et plus de 300 personnes ont pu passer la nuit à l'abri et au chaud.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Le Ferroutage c’est bien… avec la sécurité c’est mieux

Brève
02/12/2010

A La Rochelle, plus de 200 000 tonnes de marchandises transitent chaque mois par une voie ferrée traversant la ville, reliant le port autonome à la gare. Parmi elles, 15 % de produits pétroliers ou pétrochimiques, des acides, des engrais, ou encore de l'essence. Bref, de véritables bombes roulantes en pleine ville !

Un projet de contournement de la ville est bien prévu, il date même d'une dizaine d'années.

Mais l'Etat, Réseau ferré de France, le port de La Rochelle et la Communauté d'Agglomération de La Rochelle se renvoient la balle sur son financement. Comme le dit le maire de La Rochelle : « C'est une affaire de 20 ou 30 ans. » Au total, donc, 30 ou 40 ans pour protéger la population : on ne peut pas dire que la sécurité soit une priorité pour l'Etat et les responsables des transports.

Bretagne

Maladies professionnelles : des chiffres qui parlent

Brève
27/11/2010

Selon l'organisme officiel CARSAT de Bretagne (Caisse d'assurance retraite et santé au travail), ex CRAM, les maladies professionnelles ont augmenté de 20 % l'an dernier. Il s'agit essentiellement des TMS (Troubles musculo-squelettiques) qui représentent 85 % des maladies (en augmentation de 17 %).

Suivent les affections du dos entraînées par les multiples manutentions (en augmentation de 44 %).

Champion toutes catégories : l'industrie agroalimentaire.

Pressions permanentes, rentabilité, gains de productivité... avec la peau des ouvriers. « Travailler plus... », c'est avant tout se bousiller plus.

(Ille-et-Vilaine)

Logement : de plus en plus de travailleurs dorment dans la rue

Brève
17/11/2010

La crise n'en finit pas de frapper les plus démunis. En Ille-et-Vilaine, la presse locale rapporte que les logements d'urgence affichent déjà complets. Le nombre d'appel au 115 était de 2000 en 2009, il pourrait atteindre 5000 en 2010.

Selon un responsable associatif local, les personnes seraient des travailleurs pauvres, des jeunes en formation ou encore des intérimaires : et oui, dans ce pays on peut travailler sans gagner assez pour se loger !

Ils s'ajoutent aux chômeurs, SDF mais aussi aux familles avec des enfants en bas âge...

Ille-et-Vilaine

Aides publiques au patronat

Brève
11/11/2010

LE CONSEIL GÉNÉRAL PRATIQUE L'AIDE SOCIALE... AUX TRUSTS !

L'usine Sanden, située à Tinténiac en Ille-et-Vilaine, est spécialisée dans la fabrication de compresseurs pour la climatisation automobile. Son patron a déclaré vouloir investir 6 millions d'euros dans un nouveau projet.

Faisant son petit marché des aides publiques, le groupe a demandé 250 000 euros à la région, 97 000 euros à la Communauté de communes Bretagne Romantique, et 150 000 au Conseil Général.

Jeudi 4 Novembre, le Conseil Général d'Ille-et-Vilaine à majorité socialiste a donc décidé une aide de 150 000 euros destinée à l'entreprise Sanden.

A cette occasion, Jean-Louis Tourenne, le président du Conseil Général a déclaré : « nous devons soutenir la capacité des entreprises à s'adapter et à innover ».

Sanden a fait un bénéfice de plus de 6 millions d'euros en 2009. Le groupe s'est adapté à la crise en licenciant ses CDD et en supprimant plusieurs dizaines de postes.

Mais cela ne perturbe pas le Conseil Général qui augmente les impôts locaux, supprime ou rogne les subventions aux associations mais continue à apporter sa petite pierre à l'édifice des aides patronales.