Licenciements (Bretagne)

Socopa Viandes licencie pour faire plus de profits

Brève
28/09/2010

En 2009, le groupe Bigard s'associait au groupe Socopa pour créer un véritable géant de la viande : 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 17 500 salariés dans une trentaine d'usines spécialisées dans l'abattage et la transformation de viande de bœuf, de veau et de porc.

Lors de cette fusion, le groupe Bigard déclarait en mars 2009 : « Les réseaux actuels sont complémentaires et continueront à travailler comme avant ».

Pourtant, l'usine de Brest qui comptait plus de 60 salariés a fermé en septembre 2010, ainsi que celle de Lamballe (100 salariés).

A Lamballe, après des démissions sans indemnité, puis avec 5 000 euros, la direction a envoyé par lettre recommandé des feuilles blanches à signer en bas aux derniers résistants.

Résultat : une cinquantaine de licenciements pour faute grave avec un chèque égal au montant des indemnités légales ajoutées à 6 ou 12 mois de salaire brut.

La « faute » ? Insulte envers leur supérieur ! Trois salariés auraient même été absents au moment des faits reprochés par la direction.

Une vingtaine de travailleurs devraient aller aux prud'hommes pour faire requalifier leur licenciement en licenciement économique.

Interrogé par la presse, le groupe Bigard « ne communique pas sur le sujet ».

Chômage (Bretagne)

Toujours plus de chômage

Brève
28/09/2010

Entre juillet et août 2010, le nombre de chômeurs a augmenté de 0,5% en Bretagne. Ces chiffres « officiels » (et donc largement sujets à caution) montrent une augmentation de 4,3% du nombre de chômeurs en un an soit un total de 111 370 personnes dans la région.

Une raison supplémentaire pour ne pas accepter la réforme des retraites ! Il n'y a aucune raison que les plus vieux soient obligés de rester au travail pendant que les plus jeunes sont au chômage.

Précarite (Finistère)

Le mépris de Pôle Emploi pour ses propres salariés

Brève
28/09/2010

Lydie a 56 ans et était salariée de l'agence Pôle Emploi de Concarneau depuis 12 ans. Rien d'étonnant... sauf qu'elle en était à son 18ème CDD et que la direction l'a « remerciée » début septembre.

Pendant deux semaines, soutenue par ses collègues et le syndicat, elle est venue au travail pendant que le directeur faisait lui venir... l'huissier pour faire constater « l'occupation illégale de poste » de Lydie !

Finalement, la direction a dû céder devant la pression de l'opinion publique et a accordé un poste d'agent administratif à Quimper, en CDI cette fois.

Rien qu'en Bretagne, il reste 200 CDD sur l'ensemble des agences de Pôle Emploi. A l'échelle du pays, un agent de la Fonction Publique sur 6 est en CDD soit 840 000 personnes.

Ploufragan (Côtes d'Armor)

Viré pour un « vol de gâteaux » de 1,50 €

Brève
13/09/2010

Un employé de la société Logidis, plateforme logistique pour la grande distribution, avait été licencié sur le champ, sans préavis et sans aucune indemnité, pour avoir pris un paquet de gâteaux coutant 1,50 €...

« Faute lourde portant atteinte aux intérêts de l'entreprise » !

Ce salarié a porté l'affaire aux Prud'hommes qui vient de condamner son ex-employeur à lui verser près de 12 000 € d'indemnités.

C'est évidemment une bonne chose, mais ce travailleur n'a toujours pas, depuis, retrouvé d'emploi...

Rennes (Ille-et-Vilaine)

La Barre Thomas : Derrière les magouilles, des suppressions de postes

Brève
09/09/2010

Anciennement propriété de Citroën, la Barre Thomas est une usine de 1 000 personnes fabriquant des pièces en caoutchouc et en plastique pour le groupe PSA, qui représente 85 % de ses commandes.

En 2002, PSA a revendu l'usine au groupe Gomma qui, après avoir vidé les caisses, l'a revendue au fonds d'investissement Silver Point.

Après avoir licencié des centaines de travailleurs (l'usine en comptait trois mille en 2000), ce groupe financier va maintenant se débarrasser de la Barre Thomas dans le cadre d'un montage financier auquel participent PSA, Renault, l'État et le groupe Cooper.

En effet, il semble que l'usine de la Barre Thomas doive être revendue par Silver Point au Fonds de modernisation des équipementiers automobiles mis en place par le gouvernement et qui réunit PSA, Renault et l'État. Ensuite, le FMEA revendrait l'usine à Cooper : celui-ci est un sous-traitant automobile, au chiffre d'affaires de deux milliards de dollars, présent dans 18 pays du monde. Il faut noter que Silver Point, l'ex-futur ancien propriétaire de l'usine de la Barre Thomas, est aussi un des sept principaux actionnaires de Cooper ! Ce montage sophistiqué va sûrement assurer de bonnes marges de profits financiers aux groupes participants, avec la complicité affichée de l'État.

Pour les travailleurs par contre, l'aboutissement de toute cette combine est la fermeture de l'usine Cooper de Bolbec en Normandie, qui compte 316 travailleurs, mais aussi la suppression de 50 postes dispersés dans les autres usines, y compris la Barre Thomas. Les travailleurs de Bolbec ont répondu par une manifestation le 2 septembre pour protester contre la fermeture de leur usine.

Mais c'est l'ensemble des travailleurs du secteur automobile qui sont attaqués. Et si les constructeurs n'ont guère mis de temps à renouer avec les bénéfices dès 2010, c'est sur le dos des salariés et avec, comme le montre ce nouvel exemple, l'aide de l'État.