Québecor – Blois (Loir-et-Cher)

Les patrons doivent payer les dégâts qu'ils font !

Brève
29/11/2009

Il y a un an, l'imprimerie Québecor de Blois fermait, mettant 115 travailleurs à la rue. Aujourd'hui, la mission du cabinet de reclassement Actiforces est terminée et il reste encore plus de 80 travailleurs qui n'ont aucune solution. En février pourtant, la responsable de ce cabinet déclarait : « Vingt et un ex-salariés ont retrouvé un emploi, CDD ou CDI. Dix sont sur un projet de création d'entreprise. Nous sommes donc très confiants pour respecter nos engagements ».

Quant aux dirigeants de Québecor, ils se sont ingéniés pendant tout ce temps à ne quasiment rien débourser de ce qu'ils doivent. Tout d'abord, les licenciés ont dû attendre leur solde de tout compte, puis la prime de 10 000 €, et tous ne l'ont pas encore touchée. Ils attendent toujours l'allocation dégressive temporaire dont la convention avait été signée avec l'Etat. Ceux qui avaient décidé de monter un projet devaient recevoir une prime de 6 000 €. Seuls trois d'entre eux l'auraient reçue. Par ailleurs, Québecor devait verser 450 000 € à la communauté d'agglomération au titre de la revitalisation du site. Agglopolys n'en a toujours pas vu la couleur. Pour finir en septembre, l'entreprise s'est déclarée en cessation de paiement, le tribunal prononçant la liquidation. La voilà exonérée de tout paiement !

Le plus scandaleux, c'est que Circle Printers, qui possède Québecor, a largement les moyens de payer ce qu'il doit. En mars dernier, alors que licenciés et élus s'inquiétaient de ne rien voir venir, le trust trouvait 13,4 millions d'euros pour recapitaliser sa filiale. Et au moment même où se déclarait la liquidation, Circle Printers procédait à une augmentation de capital de 189 millions !

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