Amazon - Saran (Loiret)

Débrayages pour exiger la fermeture

Brève
18/03/2020

Mercredi 18 mars, environ 20 % de l’équipe du matin a débrayé pour demander l’arrêt total du travail, en attendant leurs collègues d’après-midi et de nuit.

Le site, qui emploie des milliers de salariés, n’a pris aucune mesure de précaution, pas de gel, pas de gants, les travailleurs se croisent dans les transports en commun et dans les allées, et des nouveaux sont embauchés tous les jours, aggravant encore la concentration. Dans le journal local, un travailleur dénonçait que « Les seules mesures prises, c'est de ne pas se dire bonjour, le retrait d'un siège sur deux à la cantine, et le passage à quatre temps de pause au lieu de deux pour qu'il y ait moins de monde dans la salle de pause, où l'on est bien 300 en même temps. »

Parmi celles et ceux qui se sont mis en grève, beaucoup expriment leur inquiétude pour leur santé et celle des autres, et leur colère devant l’attitude irresponsable de la direction qui ne pense qu’à assurer les profits du groupe. Livrer des livres ou d’autres objets n’a rien de vital, alors les travailleurs d’Amazon ont bien raison de vouloir imposer la fermeture du site.

Hutchinson - Chalette sur Loing (Loiret) 

Droit de retrait et recul du patron

Brève
17/03/2020

Lundi 15 mars, à Hutchinson, la direction refusait de fermer l’usine, invoquant des commandes importantes à honorer et suspendait toute décision au discours de Macron.

La déception suscitée par l’absence de contrainte vis-à-vis des industriels qui ne produisent rien de vital a vite laissé place à la colère. Mardi, le droit de retrait s’est répandu à trois ateliers, malgré les pressions et menaces de l’encadrement. Une délégation d’une cinquantaine de travailleurs a interpellé la direction pour exiger la fermeture pure et simple de toute l’usine. Certains lui ont rappelé la récente attaque du réseau informatique de l’usine par un virus. Elle avait alors réagi promptement en fermant du jour au lendemain un atelier.

Sous la pression, la direction annonçait la fermeture partielle de l’usine et la mise en place prochaine des moyens de protection (gel et masques) ! C’est un premier recul qui encourage à continuer la mobilisation pour la fermeture totale.

Pour se protéger du coronavirus et de la rapacité patronale, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

lien vers un article de la République du Centre en ligne, mercredi 18/03/2020

Indre-et-Loire

Réunion publique 6 mars 2020

Tours - Centre de Vie

Brève
08/03/2020

Une centaine de personnes ont assisté à la réunion-débat des trois listes de l'agglomération de Tours.

Orléans (Loiret)

Liste Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs

Brève
05/03/2020

Conférence de presse du jeudi 27 février

Collège Alain-Fournier, Orléans La Source (Loiret)

Personnels et parents d'élèves en colère

Brève
23/01/2020

Depuis deux mois, les enseignants et les parents d’élèves du collège Alain-Fournier, situé dans le quartier de La Source à Orléans, dénonçaient les conditions désastreuses dans ce collège classé REP (Réseau d’éducation prioritaire). En décembre ils ont organisé une conférence de presse sur le thème « le collège va craquer ». Ils décrivaient les locaux exigus qui favorisent les bousculades, un seul poste de CPE, un seul poste d’assistante sociale et plus aucune infirmière depuis la démission de la dernière en place. Et pourtant 549 élèves fréquentent le collège car les effectifs ont augmenté de plus de 30% en cinq ans.

Ils ont envoyé des courriers à l’académie et au département. Personne n’a bougé. Il a fallu qu'une agression par un élève sur un surveillant le conduise à l’hôpital le jeudi 16 janvier, et que les enseignants exercent leur droit de retrait pendant deux jours, pour qu'inspecteur d’académie et conseil départemental daignent se bouger un peu et acceptent de recevoir une délégation de parents et d’enseignants. Mais pour le moment il a seulement été acté le recrutement d’une infirmière, ce qui est loin de répondre à la situation de manque criant de moyens en nombre de professeurs, de personnels d'éducation et de locaux.

Evidemment c’est dans les quartiers populaires comme à la Source que la politique de destruction d’emplois massifs dans la fonction publique, dont fait partie l’enseignement, atteint de plein fouet les personnels et les familles.