Tours

Pendant les fêtes, la lutte continue

Brève
27/12/2019

300 personnes étaient réunies dans le centre-ville de Tours ce vendredi 27 décembre pour partager un repas solidaire, dans le cadre de la lutte contre l'attaque du gouvernement sur les retraites. En soutien au mouvement, des paysans du département, à l'initiative de la Confédération Paysanne, avaient offert aux grévistes des kilos de légumes et toutes sortes de victuailles, de quoi préparer soupes, tajines et gâteaux.

La veille, une cinquantaine de cheminots grévistes avaient passé la matinée à éplucher les légumes et à préparer les plats. Les cheminots, aux fourneaux, derrière les stands... étaient très fiers du succès de leur initiative. Le repas, les conférences, la musique et les moments d'échange, qui se sont poursuivis dans l'après-midi, ont été l'occasion pour tous de se retrouver pour rappeler leur détermination à faire reculer le gouvernement sur sa réforme injuste.

Tours

Manifestation contre les violences faites aux femmes

Brève
25/11/2019

Samedi 23 novembre, un bus est parti de Tours pour participer à la manifestation parisienne. Et à Tours même la manifestation a rassemblé plus de 500 personnes à l’appel du collectif Nous toutes.
Une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. 200 000 sont victimes de violences conjugales. Depuis début 2019, 136 en sont mortes.
Le gouvernement se contente de discours compatissants. Mais il refuse les moyens financiers qui seraient nécessaires pour mettre à l’abri les femmes menacées et éviter de nouveaux drames.
Ce problème est à l’image de toute la société. Quand il s’agit « d’aider » de grandes entreprises, les milliards sont tout de suite là. Des milliards qui manquent ensuite pour les hôpitaux, les écoles, tous les services à la population, et en particulier pour les femmes qui ont besoin d’une solution d’urgence. Tous ceux qui protestent et cherchent à faire pression sur le gouvernement ont mille fois raison.

SNCF - Orléans

Les aiguilleurs de la zone Beauce en grève

Brève
21/10/2019

Les aiguilleurs de Beauce en grève, vendredi 18 octobre 2019

Après l’annonce par leur direction de la fermeture de trois gares, de réorganisations et de suppressions de postes, une vingtaine d’aiguilleurs s’est mise en grève vendredi 18 octobre devant la gare d’Artenay au nord d’Orléans. Lors d’une assemblée générale, ils avaient décidé de convoquer la directrice de l’établissement le jour de leur rassemblement à Artenay afin de la rencontrer tous ensemble.

Vendredi 18 octobre, une dizaine de grévistes ont bravé le froid, la pluie et le vent pour dire qu’ils ne voulaient pas que la direction décide pour eux. Celle-ci est restée bien au chaud à dénoncer ce qu’elle appelait avec mépris la mobilisation « type gilet jaune », mais les aiguilleurs sont restés confiants et ont discuté des suites, rejoints en assemblée générale par des agents du fret et de l’équipement.

Conscients que c’est en réagissant collectivement qu’ils ont une chance de déjouer les mauvais plans de la direction, ils ont décidé de continuer leur mouvement début novembre.

Rehau Tube (La Chapelle St-Ursin – près de Bourges)

Non aux licenciements

Brève
24/09/2019

Rehau a décidé de fermer en avril 2020 son usine RehauTube à la Chapelle St-Ursin. Selon la direction, l’activité n’est plus rentable et elle veut « se réorganiser sur d’autres sites » et « d’autres productions ». C’est donc au nom du profit que 134 travailleurs vont se retrouver au chômage.

C’est d’autant plus révoltant que Rehau est une entreprise florissante qui compte 20 000 employés dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros par an.

Elle a donc largement les moyens de conserver ces emplois.

Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Quand Hutchinson prétend supprimer 120 emplois « en douceur »

Brève
14/09/2019

Hutchinson avait annoncé au printemps dernier aux travailleurs de l’usine de Joué la fermeture de l’activité Tuyaux qui employait près de 120 personnes sur 600.

Depuis, la direction n’a pas cessé de dire que cette fermeture allait se faire sans casse, sous couvert de reclassements dans les autres secteurs du site et de mutations. Il n’y a certes pas eu de plan social. Mais chacun des postes supprimés représente autant d’emplois en moins, à commencer par les travailleurs sous-traitants et les intérimaires qui ont été renvoyés sans autre forme de procès.

Mais il faut ajouter tous ceux à qui Hutchinson ne propose que des reclassements sur des sites pour la plupart éloignés de centaines de kilomètres, ou des départs dits volontaires avec des primes établies individuellement, c’est-à-dire dans des conditions très désavantageuses pour les travailleurs. C’est le cas notamment pour ceux qui ne sont pas ouvriers de production. Des dizaines d’entre eux ne savent toujours pas, des mois plus tard, le sort qu’on leur réserve, alors que la direction n’a eu aucun mal à réaliser le transfert rapide de machines en République tchèque.

Les patrons ont expliqué qu’ils perdraient de l’argent s’ils maintenaient à Joué cette activité qui représente un chiffre d’affaires de 20 millions d‘euros. Mais Hutchinson a fait 160 millions d’euros de profits l’an dernier et Total, qui en est propriétaire, 13,6 milliards. Total, justement dans la période où la fermeture des Tuyaux était révélée, annonçait un don de 100 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame incendiée.

Ces histoires de coûts ne sont que des prétextes mensongers, tout comme la prétendue concurrence des pays d’Europe de l’Est, alors que c’est justement Hutchinson qui fait le choix de produire là-bas pour augmenter ses marges de bénéfices.

Les profits de trusts comme Hutchinson et Total viennent de l’exploitation des travailleurs, à Joué et partout dans le groupe, année après année. Ils sont plus que suffisants pour maintenir les emplois en répartissant le travail entre tous.