Orléans (Loiret)

Rassemblement de soutien aux mineurs isolés étrangers

Brève
19/05/2019

Devant le siège du Conseil départemental du Loiret, le 15 mai 2019

Mercredi 15 mai, plus de 200 personnes, dont une bonne moitié de jeunes sans-papiers, se sont rassemblées et ont bloqué la rue devant le siège du conseil départemental à Orléans.

Ils voulaient dénoncer l’arrêt des « contrats jeunes majeurs ». Par ce dispositif, l’Aide sociale à l’enfance prend en charge et assure l’accompagnement des jeunes isolés étrangers ayant eu 18 ans dans l’année. Du coup, ce sont 142 jeunes vont se retrouver à la rue. Sur des pancartes brandies par les jeunes on pouvait lire « Je vais à l’école le ventre vide », ou « le jour à l’école, la nuit à la rue ».

Face à cette décision révoltante, des militants associatifs, syndicaux, politiques, ont tenu à être présents pour marquer leur solidarité avec les jeunes.

Eure-et-Loir

Des parents d’élèves se mobilisent contre la loi Blanquer

Brève
29/04/2019

À Marville-Moutiers-Brûlé et au Boullay-Thierry, deux villages situés à proximité de Dreux, les parents d’élèves s’opposent à la loi Blanquer. Dans ces deux bourgs une journée école morte a été organisée le vendredi 26 avril. Dans chacun d’entre eux, sur la centaine d’élèves inscrits, seuls une dizaine étaient présents à l’école. Les parents n’acceptent pas la mesure qui vise à mettre les écoles sous la coupe des collèges et la disparition du rôle du directeur d’école. Ils réclament au contraire plus de proximité. Une mamie d’élève dit ne jamais avoir vu une telle mobilisation : « J’habite ici depuis 1975. Et là, on voit que les gens ne sont vraiment pas contents. » Des banderoles sont affichées devant les écoles pour exprimer le rejet de la réforme.

Cette mobilisation fait suite à plusieurs mobilisations de parents d’écoles de la ville de Dreux avant et pendant les vacances scolaires et s’inscrit dans le mécontentement qui s ‘exprime à l’échelle nationale contre une loi destinée à encore réduire les moyens consacrés à l’éducation nationale.

Eure-et-Loir

la démolition des services publics se poursuit

Brève
18/04/2019

Au moment où se termine le grand débat, au cours duquel le gouvernement était censé écouter les revendications de la population, mises en avant notamment par le mouvement des gilets jaunes, en Eure-et-Loir, les syndicats alertent sur la menace de fermeture de six centres de trésor public sur les dix existants dans le département. Seules les quatre plus grandes villes garderont leur trésorerie. Cela voudra dire pour la population des déplacements beaucoup plus importants pour effectuer ses démarches et pour pouvoir rencontrer un conseiller.

Même si elle n’est pas encore officiellement confirmée, cette menace est bien réelle, comme le prouve l’action des employés du centre des impôts de Verneuil-sur-Avre, dans le département voisin de l’Eure, qui ont fait grève fin mars contre la fermeture annoncée de leur centre. Tout cela s’inscrit dans l’ensemble des attaques menées contre les services publics (santé, éducation, transports…) pour effectuer des économies sur le dos des travailleurs et des usagers de ces services.

Bourges (Cher)

CAF en surchauffe : ça déborde

Brève
10/04/2019

Mardi 9 avril, une partie du personnel de la Caisse d’allocations familiales du Cher a répondu à l’appel au débrayage de la CGT pour protester contre la baisse des effectifs et le surcroît de travail dû aux changements incessants des allocations, et contre l’insuffisance des salaires.

Cela fait des années que le personnel est astreint à des heures supplémentaires et la prime d’activité - à laquelle un certain nombre d’agents de la CAF eux-mêmes ont droit vu la faiblesse des salaires - n’a rien arrangé. Tous le disent : « On n’en peut plus ».

La prime exceptionnelle, due au mouvement des gilets jaunes, d’à peine 200 euros, ne sera même pas donnée à tout le monde, ce que revendiquent les salariés qui la chiffrent à 1000 euros.

La direction, qui assure qu’ils ont déjà la chance d’avoir un métier qui a du sens et en plus un salaire, oppose un refus tout net et déclare qu’il « est dangereux d’opposer les salariés » !

Un comble, alors que cette prime, requalifiée « prime de la honte », ne sera perçue que par les 30 % d’agents qui ont les plus bas salaires.

Comme une gréviste l’a dit : « Quand on combat, on n’est pas sûr de gagner, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

Alors rendez-vous a été pris pour après les vacances.

Pannes (Loiret)

Grève à l'usine ICT

Brève
03/04/2019

Grève à l'usine ICT de Pannes

Depuis vendredi 29 mars, dans cette usine de fabrication de papier (essuie-tout, papier toilette) de 220 personnes, pratiquement tous les ouvriers de production sont en grève illimitée à l’appel de la CGT et FO, pour exiger entre autres la suppression de l’annualisation du temps de travail.

La semaine précédente, des débrayages avaient eu lieu, mais suite à la dernière réunion des NAO (Négociations annuelles obligatoires), où la direction ne voulait rien lâcher sur les salaires et sur leurs revendications, la colère est montée d’un cran. Le refus d’accorder la prime « gilet jaune » a aussi été la goutte d’eau de trop.

Les horaires sont de 40 heures par semaine, et les heures supplémentaires sont mises dans un compteur temps, sans qu’elles soient majorées comme elles le devraient au moment de les récupérer. C’est pourquoi les travailleurs ne veulent plus de cette annualisation.

Les grévistes sont devant l’usine de 9h à 16h, cela leur permet de souffler (les horaires habituels sont de 3x8 et de 5x8), et surtout de s’organiser tous ensemble pour les prochains jours. Ils sont nombreux à dire que 1500 à 1700 euros, pour 40 heures par semaine en comptant la prime d’équipe, cela ne suffit pas pour vivre dignement. D’autant plus que la direction a su trouver dernièrement 40 millions d’euros pour construire le nouveau bâtiment de stockage automatisé. Elle peut donc payer toutes les heures supplémentaires ainsi que des salaires décents.