Région Limousin

Devedjian donne quitus au conseil régional socialiste

Brève
20/02/2010

Patrick Devedjan, le ministre du Plan de relance, a visité le Limousin pour voir où en est la mise en œuvre des projets du plan dans la région. Il a rencontré bien sûr des chefs d'entreprise et des élus de gauche dont des candidats sur la liste du Parti Socialiste qui dirigent depuis toujours la région.

La directrice de « Pôle Emploi » et les dirigeants d'une société de l'agro-alimentaire n'ont pas tari d'éloges sur l'aide apportée par le Conseil régional aux entreprises. Patrick Devedjan, venu surtout pour faire la campagne électorale de l'UMP, on s'en doute, a du reconnaître « que les collectivités locales ont parfaitement joué le jeu ».

Jouer le jeu des cadeaux au patronat, avec l'argent public, pendant que le nombre de chômeurs et celui des personnes en dessous du seuil de pauvreté atteint des records dans la région, certes le Conseil régional socialiste a su le faire !

Région Limousin

Refusons de payer leur crise !

Brève
20/02/2010

Dans son bilan de la situation économique en limousin, l'URSSAF note « une sérieuse dégradation de la masse salariale et de l'emploi », et parle « d'une baisse historique depuis 1949 », le salaire moyen étant le plus bas de France.

Le Limousin concentre un tiers des emplois dans la fonction publique et malgré cela, la dégradation de la situation de l'emploi a été supérieure à celle enregistrée en France. Les procédures de licenciements collectifs ont augmenté de 22,5% dont 54, 5% dans le département de la Creuse. Ce sont les sous - traitants de l'automobile comme Sonas, Innodec ou Valéo qui ont le plus contribué à la perte des emplois.

Les milliards d'euros d'aide étatique aux grands groupes de l'automobile sont allés maintenir voire gonfler les dividendes de leurs actionnaires et ce sont les travailleurs qui payent la crise, en perdant leur emploi ou en subissant le chômage partiel.

Philips EGP (Dreux)

Le cynisme patronal n'a pas de bornes

Brève
16/02/2010

C'est samedi dernier, par courrier, que les travailleurs de Philips ont appris qu'ils ne devaient pas revenir à l'usine ce lundi 15 février 2010. Depuis plusieurs mois la direction avait bien annoncé qu'elle comptait fermer le site, mais le vendredi elle n'a prévenu aucun salarié et certains d'entre eux avaient laissé leurs affaires personnelles au travail...

Le groupe Philips qui prétend que l'usine n'est pas rentable, est un trust international qui fait des profits et vient tout juste d'annoncer qu'il allait racheter une entreprise d'éclairage en Italie. Il aurait largement les moyens de ne pas jeter à la rue les 212 salariés drouais. Cyniquement il leur a proposé des « reclassements »... en, Hongrie, en CDI à 450 euros par mois !

Laurence Parisot, qui dirige la confédération patronale, estime que c'est la « conséquence de l'absurdité de notre droit du travail qui oblige l'employeur à formuler ce type de proposition ». C'est plutôt la conséquence de la soif de profit qui amène les licenciements, la crise et le désastre général dans lequel s'enfonce la population laborieuse.

Clermont-Ferrand

Du rififi dans les écoles (pas très) catholiques

Brève
15/02/2010

Le directeur général d'un ensemble scolaire catholique, baptisé « Jean Baptiste de La Salle » vient d'être mis à pied, pour graves irrégularités dans les comptes.

Il est reproché à ce grand chrétien de s'être octroyé, pour la seule année scolaire 2008-2009, un modique revenu de 617000 euros pour salaire et primes diverses !

Embarrassé, l'archevêque de Clermont essaie de minimiser les retombées du scandale et, quelque peu jésuite, il affirme qu'il y a eu « un travail pédagogique remarquable ». Craignant sans doute les défections, il implore les familles de « faire confiance à la mission d'éducation ».

Il est bon de rappeler que ce sont ces organismes de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) qui, depuis plusieurs années, traînent la municipalité devant les tribunaux, lui réclamant près d'un million d'euros à titre de contribution pour le fonctionnement dudit enseignement pour la période de 1997 à 2001, au prétexte d'une égalité de traitement avec l'école publique.

Si ce pieu directeur général prétend ne pas être un croyant des avantages des biens matériels de ce bas monde, il en reste un acharné pratiquant.

Sarkozy en Loir-et-Cher

Une immersion très policée dans le monde rural

Brève
15/02/2010

Mardi 9 février, le président de la République était en visite dans le Loir-et-Cher. Une visite évidemment sans relation aucune avec la campagne des élections régionales, à l'occasion de laquelle il fut juste par hasard flanqué en permanence du secrétaire d'Etat Novelli, tête de liste UMP de la région Centre. Dans le bourg de Morée, devant un parterre trié sur le volet, Sarkozy parla « ruralité ».

Les membres d'un comité de défense de la Poste et des services publics du haut-vendômois qui voulaient profiter de l'occasion pour faire entendre leur protestation contre les fermetures de bureaux de poste et les suppressions de classes n'en eurent guère l'occasion. Ceux qui n'étaient pas résidents à Morée ne purent même pas parvenir au village. Les « locaux » furent repoussés sans ménagement par les CRS à 300 mètres de l'endroit où Sarkozy se produisait. Il faut dire qu'il y avait près d'un CRS pour trois habitants, enfants et vieillards compris. Qui a dit que les services publics manquaient de moyens ?