STMicroelectronics – Tours (Indre-et-Loire)

Quand la Région aiguille l'argent public vers les poches patronales

Brève
20/01/2010

L'année commence bien pour STMicroelectronics qui vient de signer le renouvellement d'une « convention de coopération » avec l'université François Rabelais de Tours. « C'est à un vrai mariage ... auquel on assiste » déclarait le président de l'université. Celui de STMicroelectronics peut être heureux car depuis 1996 que dure cette idylle, les cadeaux n'ont pas cessé de pleuvoir dans la corbeille de la mariée.

Ce sont d'abord des millions de subventions au fil des ans, venant de l'agglomération, du Conseil Général d'Indre-et-Loire, de la Région Centre, de l'Etat et de l'Europe. Ce sont aussi les moyens des laboratoires de recherche publics, notamment des universités de Tours et d'Orléans, du CEA et du CNRS, au travers de pôles de compétitivité principalement financés par la Région. Ils sont à l'origine d'environ 300 brevets dont bénéficie maintenant STMicroelectronics grâce aux « transferts de technologie ». Le trust, un des tous premiers mondiaux en matière de composants électroniques, s'est même permis en 2009 de mettre au chômage partiel, au nom d'une baisse de charge, son service Recherche et développement. Pourquoi se priver quand l'argent public est là pour tout pallier ?

Guéret (Creuse)

Plan Cancer ? Non, plan d’économies !

Brève
18/01/2010

La suppression du service de radiothérapie de l'hôpital de Guéret est prévue pour le mois de juin. Les patients atteints d'un cancer de la Creuse vont devoir se déplacer à Montluçon ou encore à Limoges pour pouvoir bénéficier d'un traitement, c'est-à-dire faire entre 80 et 100 kilomètres, ce qui va encore augmenter leur fatigue !

Faute de personnel et notamment de médecins radiothérapeutes, le service de radiothérapie de Limoges connait déjà d'énormes difficultés de fonctionnement, qu'en sera-t-il s'il doit accueillir des patients de la Creuse ?

Les discours ronflants à propos du « Plan Cancer » ne peuvent masquer ce qu'est la politique du gouvernement : toujours plus d'économies dans les services publics sur le dos de la population tandis qu'on arrose banquiers et grand patronat.

Limoges (Haute Vienne)

Cachez cette incurie que je ne saurais voir !

Brève
18/01/2010

Ces dernières semaines, des voyageurs ont découvert en arrivant en gare que le TER qu'ils comptaient prendre était supprimé. Dans certains cas, ce qu'ils ne savaient pas, c'est que la direction de la SNCF avait programmé à l'avance ces suppressions et avait décidé de ne pas donner l'information !

Le manque de conducteurs, de contrôleurs et de matériel est de plus en plus aigu et la Direction de la SNCF a de plus en plus de mal à le camoufler derrière les intempéries, les incidents ou les soit - disant congés des agents!

Blédina - Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

Les uns usés au boulot, les autres au chômage !

Brève
18/01/2010

Deux syndicats sur trois de l'entreprise Blédina (600 salariés), à Brive la Gaillarde, ont signé un accord GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) qui met en place un plan de restructuration avec 78 « départs volontaires » dans les 3 ans.

Blédina qui appartient au groupe Danone a encore augmenté ses bénéfices cette année. En début d'année 2009, Blédina a investi 22 millions d'euros dans la mise en place d'une ligne de fabrication après avoir fermé en Belgique une usine de plats préparés et en avoir délocalisée la production à Brive, sans créer le moindre emploi.

Cyniquement, les patrons de Blédina disent vouloir accroître encore la rentabilité de l'entreprise : avec la peau de ceux qui vont perdre leur emploi et de ceux qui devront suer plus de production à moins nombreux !

Nevers - Nièvre (58)

Non à l'expulsion d'un sans-papier

Brève
17/01/2010

Jeudi 14 janvier, un homme originaire du Caucase, qui vivait à Nevers avec sa femme et ses deux enfants dans un logement du Centre des Réfugiés, a été arrêté par la police et conduit très rapidement au centre de rétention de Vincennes.

Ce réfugié n'est pourtant pas expulsable car apatride. Mais le préfet, arrivé depuis peu dans la Nièvre, a sans doute voulu faire du zèle. Il ne voulait d'ailleurs recevoir le Collectif anti-expulsions, qui s'est mobilisé dès l'arrestation de ce réfugié, que début février.

Mais la réaction rapide et décidée de plusieurs dizaines de personnes -deux rassemblements ont eu lieu à Nevers dans la semaine- l'ont amené à avancer le rendez-vous à la semaine du 18 janvier.

Lutte Ouvrière appelle bien sûr à participer à toutes les actions qui pourraient être organisées dans les jours à venir.