Orléans - Loiret (45)

Grève des permanenciers du SAMU

Brève
15/01/2010

Depuis mercredi 13 janvier, une banderole "Parm en grève" flotte sur les locaux du Samu et du Smur du Loiret, au Centre Hospitalier Régional d'Orléans-La Source. Les Parm, ce sont les permanenciers auxilaires de régulation médicale. Le mouvement, reconductible pendant un mois, a démarré suite à un appel national le 28 décembre pour les Parm qui sont 2000 sur toute la France. Ce sont eux qui réceptionnent les appels en urgence, analysent les cas, font le lien avec les médecins pour la prise en charge des malades. A Orléans, ils gèrent en moyenne 360 appels par jour avec des pointes à 700 les week-ends.

Ils revendiquent leur intégration de catégorie C en catégorie B, correspondant à une augmentation de salaire de 30 à 150 euros par an. Mais pour la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui a refusé de satisfaire leur demande en 2010, comme elle en avait fait la promesse, cela représente sans doute trop. Elle a promis cette fois pour...2011.

On comprend la colère des Parm qui en ont marre de se faire lanterner par une ministre qui regarde moins à la dépense lorsqu'il s'agit de passer des commandes de plusieurs centaines de millions aux grands laboratoires pharmaceutiques.

Tours - Indre-et-Loire (37)

Faire ses courses ? De moins en moins « easy » !

Brève
10/12/2009

Easy Marché, petit supermarché du groupe Auchan installé dans un quartier HLM de Tours-Nord vient de fermer ses portes après une trentaine d'années d'existence sous diverses enseignes.

Dans le quartier, outre la perte d'emploi pour les sept salariés qui devront soit accepter des mutations, parfois hors département, soit être licenciés, la fermeture de ce commerce de proximité préoccupe la population, en particulier les nombreuses personnes âgées.

Selon la directrice de la communication d'Auchan, c'est un problème « d'équilibre d'exploitation » qui a conduit à la fermeture. Si l'aggravation de la pauvreté dans les quartiers populaires rend le commerce moins prospère, Auchan ne va évidemment pas s'embarrasser de considérations aussi peu « rentables » que le service à la population. Pour que la famille Mulliez, propriétaire d'Auchan, garde son rang de première fortune du pays, il faut bien consentir quelques sacrifices...

Loir-et-Cher (41)

Pendant que les patrons frappent, L’Etat tente de nous lier les mains

Brève
08/12/2009

En Région Centre, le nombre de chômeurs a, comme ailleurs, encore augmenté en octobre. Rien que dans le Loir-et-Cher, le nombre d'inscrits de catégorie A à Pôle Emploi est en augmentation de 1,1 % et près de 30 % en un an !

Rien d'étonnant à cela avec les plans de licenciements qui se sont multipliés ces derniers mois : ThyssenKrupp, Québecor, puis, plus récemment Ranger, Center Parcs, Démarais. Dernièrement c'était MD Impress (anciennes Presses Universitaires de France) qui fermait. 23 licenciements sont prévus chez NACAM, tandis que le rachat de La Maison de Valérie par Conforama devrait provoquer 110 licenciements.

Dans le même temps, suite à la modification de la carte judiciaire, le Conseil des Prud'hommes de Romorantin a été supprimé et du coup celui de Blois est submergé.

D'un côté, les patrons veulent garantir leurs profits en se payant sur nos emplois, et de l'autre leurs larbins du gouvernement restreignent les quelques moyens juridiques qui nous permettent de faire respecter nos droits. Il ne restera donc qu'une issue au monde du travail : l'explosion de la colère collective pour arrêter tout ça...

Québecor – Blois (Loir-et-Cher)

Les patrons doivent payer les dégâts qu'ils font !

Brève
29/11/2009

Il y a un an, l'imprimerie Québecor de Blois fermait, mettant 115 travailleurs à la rue. Aujourd'hui, la mission du cabinet de reclassement Actiforces est terminée et il reste encore plus de 80 travailleurs qui n'ont aucune solution. En février pourtant, la responsable de ce cabinet déclarait : « Vingt et un ex-salariés ont retrouvé un emploi, CDD ou CDI. Dix sont sur un projet de création d'entreprise. Nous sommes donc très confiants pour respecter nos engagements ».

Quant aux dirigeants de Québecor, ils se sont ingéniés pendant tout ce temps à ne quasiment rien débourser de ce qu'ils doivent. Tout d'abord, les licenciés ont dû attendre leur solde de tout compte, puis la prime de 10 000 €, et tous ne l'ont pas encore touchée. Ils attendent toujours l'allocation dégressive temporaire dont la convention avait été signée avec l'Etat. Ceux qui avaient décidé de monter un projet devaient recevoir une prime de 6 000 €. Seuls trois d'entre eux l'auraient reçue. Par ailleurs, Québecor devait verser 450 000 € à la communauté d'agglomération au titre de la revitalisation du site. Agglopolys n'en a toujours pas vu la couleur. Pour finir en septembre, l'entreprise s'est déclarée en cessation de paiement, le tribunal prononçant la liquidation. La voilà exonérée de tout paiement !

Le plus scandaleux, c'est que Circle Printers, qui possède Québecor, a largement les moyens de payer ce qu'il doit. En mars dernier, alors que licenciés et élus s'inquiétaient de ne rien voir venir, le trust trouvait 13,4 millions d'euros pour recapitaliser sa filiale. Et au moment même où se déclarait la liquidation, Circle Printers procédait à une augmentation de capital de 189 millions !

SNCF - Orléans-Les Aubrais (Loiret)

Les cheminots des gares en lutte contre le manque d’effectifs

Brève
23/11/2009

Lundi 23 novembre, plus de cinquante cheminots d'Orléans Les Aubrais et Vierzon se sont à nouveau rassemblés devant le siège de l'établissement pour exiger que leurs revendications soient entendues par la direction.

Cela fait neuf lundis que les cheminots débrayent pour exiger la mise en place d'effectifs suffisants sur les quais des gares pour assurer un bon service aux usagers. Ils refusent également la suppression de deux postes aux guichets comme une nouvelle organisation dans les grands postes d'aiguillage qui va dégrader considérablement les conditions de travail.

La semaine dernière, la direction a concédé l'étalement sur quelques mois de la réorganisation des postes. En échange, elle exigeait des grévistes et des syndicats CGT et SUD Rail l'arrêt des débrayages.

Si l'arrêt du mouvement a été décidé à Bourges et à Vierzon, à Orléans, par contre, où le nombre de grévistes a toujours été très supérieur, les cheminots ont voté à la très grosse majorité la continuation du mouvement.

Avec l'arrêt à Vierzon et Bourges, les chiffres globaux de grévistes ont baissé, mais les grévistes étaient toujours aussi nombreux à Orléans Les Aubrais, car ils savent que leur action gêne la direction. L'assemblée des grévistes est allée interpeler la direction pour exiger de nouvelles négociations et dire qu'il y en a assez de subir des réorganisations et des suppressions de postes continuellement.