Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

Le député-maire socialiste en phase avec la loi Bachelot

Brève
23/11/2009

Depuis 2005, il était prévu une fusion entre la maternité de l'hôpital de Brive et celle de la clinique Saint Germain, accueillant chacune 900 accouchements par an, en moyenne.

Aujourd'hui, ce qui est à l'ordre du jour, c'est l'installation pure et simple de l'ensemble des services de la clinique à l'intérieur de l'hôpital dans un bâtiment et des équipements neufs payés par les deniers publics (sur les 11 millions d'euros prévus, 9 millions seraient consacrés à la clinique). Les équipements de la clinique étant obsolètes, c'est un beau cadeau aux actionnaires, et autant dire que l'hôpital public de Brive est en voie de privatisation !

En mai 2009, le syndicat CGT de l'hôpital a consulté le personnel : près de 93% refusent ce projet. Parallèlement, un comité de défense de l'hôpital public de Brive s'est formé pour le dénoncer. Depuis octobre, une coordination regroupe le comité, les syndicats CGT et FSU, du personnel non-syndiqués, des élus et des partis politiques.

Cette coordination multiplie les actions : diffusion de tracts à la population, conférence de presse etc. Elle a prévu une réunion-débat pour le 24 novembre et s'est vue refuser une salle par la municipalité... socialiste qui défend ce projet.

Plus fort encore : la police municipale a été envoyée à la rescousse pour empêcher des militants de diffuser des tracts informant la population de l'organisation de ce débat, la police nationale elle-même s'est déplacée et les responsables de la coordination ont du interpeller la préfecture pour que la diffusion puisse avoir lieu.

Voilà une belle application de la loi Bachelot : favoriser les actionnaires des cliniques privées pendant que l'on réduit les moyens des hôpitaux publics, en supprimant du personnel, des lits, des services, en fermant des hôpitaux de proximité. Et à Brive, le maire socialiste qui est aussi député et médecin s'en fait le zélé défenseur.

Faiveley -St-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire)

Faiveley sur le bon rail… des subventions

Brève
22/11/2009

Faiveley, leader mondial des pantos et portes pour matériel ferroviaire, a reçu la visite à St Pierre-des-Corps d'un de ses bailleurs de subventions, le président du Conseil Régional flanqué du vice-président chargé des TER.

La Nouvelle République qui rend compte de cette visite relate que les 400 000 € accordés par le Conseil Régional s'ajoutent à 1,2 M€ de fonds européens. Faiveley a eu beau licencier en 1999, supprimer d'autres emplois en externalisant, les pouvoirs publics ne sont pas rancuniers.

Mais il paraît selon le Président de Région qu'il s'agit d'aider Faiveley à faire de la recherche et non à faire des bénéfices. Espérons juste qu'ils ne recherchent pas surtout... les bénéfices !

Indre-et-Loire (37)

Reprise dans la continuité

Brève
20/11/2009

Selon la Banque de France, il y aurait, en Région Centre, une reprise de l'activité industrielle depuis la rentrée, confirmée par les chiffres de novembre.

Dans le même temps, on apprend qu'une trentaine d'emplois sont menacés chez Fort Dodge à Tours. Cette entreprise est la division « santé animale » du groupe Wyeth que Pfizer a racheté cette année.

Sont également menacés, quarante emplois chez Soflog, avec la fermeture du site tourangeau. Cette société, leader sur le marché de l'emballage industriel, qui appartient au fonds d'investissement 3I, aurait perdu un contrat avec Faiveley, son principal client local. Mais pour autant, elle est loin d'être sur la paille, avec 170 M€ de chiffre d'affaires en 2008 et des contrats avec plus d'une cinquantaine de grandes entreprises dans plusieurs domaines d'activités. Et ne parlons pas de 3I et ses 12 milliards d'euros d'actifs !

Quant à Faiveley, cette entreprise vient de toucher 400 millions d'euros de subventions du Conseil Régional et 1,2 milliards de l'Europe, au nom de la recherche paraît-il...

En fait, si une activité a repris, c'est la poursuite des licenciements pour la recherche des profits.

La Poste – Vendômois (Loir-et-Cher)

Gelée précoce pour la Poste

Brève
18/11/2009

Face à la menace de fermeture des bureaux de poste de Pezou et Fréteval et de réduction importante des horaires d'ouverture de celui de Morée dans le Vendômois, des usagers se sont mobilisés et un collectif de défense du service public s'est créé ralliant les élus locaux. Les habitants de Pezou s'étaient déjà mobilisés pour le maintien de la gare SNCF.

Différentes actions ont été organisées dont des défilés d'usagers, bien accueillis par les guichetiers, venant acheter des timbres sans monnaie et demandant des reçus. Une pétition a été lancée qui a recueilli la signature de 80 % de la population concernée.

Samedi 14 novembre, une manifestation avait lieu à Vendôme, pour déposer les pétitions à la sous-préfecture et défiler, dans une ambiance bon enfant, dans le bureau de la Poste Centrale. Et c'est devant plus d'une centaine de personnes qu'a été annoncée la nouvelle : La Poste, qui jusqu'à la semaine précédente ne voulait s'adresser qu'aux maires qui avaient accepté les agences postales communales, décidait le gel de sa « réorganisation » jusqu'en mai.

Comme partout, La Poste essaie depuis des mois d'imposer aux communes rurales des agences postales payées par les municipalités en faisant le chantage à la fermeture. Alors, même s'il vient à l'esprit de tout le monde que ce gel pourrait fondre après les élections régionales, il semble que ces usagers avec leur comité, ont trouvé le moyen de rafraîchir les élans de restructuration de La Poste.

SNCF - Orléans-Les Aubrais (Loiret)

Débrayages contre le manque de personnel

Brève
16/11/2009

Lundi 16 novembre, plusieurs dizaines de cheminots d'Orléans-Les Aubrais, Vierzon et Bourges ont débrayé, comme ils le font chaque lundi depuis 8 semaines, car ils se refusent à voir les quais des gares transformés en désert, sans le personnel nécessaire pour assurer la qualité et la sécurité du service public et des voyageurs.

Aux Aubrais, par exemple, les équipes Escale quai sont tombées à trois agents -avec des périodes à seulement deux-, alors qu'il y a plusieurs centaines de voyageurs à renseigner, à orienter, en particulier dans les situations perturbées de plus en plus nombreuses. Récemment, des voyageurs ont dû subir plus de 2h30 de retard parce qu'il n'y a pas suffisamment de personnel et de matériel en place.

Aux guichets, parce qu'il faut faire rentrer le maximum de fric avec le minimum de personnel, on supprime des postes de vente (à commencer par deux postes à Orléans et un troisième transformé en guichet réservé aux TER, mais qui vendra très peu !) alors qu'il y a une attente continuelle aux guichets et que cela mécontente les usagers.

Dans les grands postes d'aiguillage, où l'on pouvait ne faire que quatre heures de table d'aiguillage, ce serait maintenant huit heures de table. Ceux qui veulent imposer cela n'ont jamais tenu ce poste quatre heures en situation perturbée !

Pendant 8 semaines, le Directeur n'a même pas pris la peine de recevoir les délégués, sauf pour leur demander une "capitulation sans condition" sur les revendications essentielles. Une entrevue avec la direction est finalement prévue ce mardi 17.

Mais en attendant de savoir ce qu'il en sortira, au rassemblement de ce lundi, le plus important depuis le début du mouvement, plus de 70 cheminots ont décidé de reconduire l'action et se sont donné rendez-vous mercredi.