Tours (Indre-et-Loire)

Il n’y a pas de service public au numéro que vous avez demandé

Brève
15/11/2009

Dans la « Nouvelle République » du 12 novembre, on apprenait que le service cartes grises de la préfecture était fermé ce jour-là et le lendemain, « afin d'honorer dans les meilleures conditions les demandes ». Le lendemain, on pouvait lire que les guichets et l'accueil téléphonique de la Caisse d'Allocations Familiales seraient fermés les 18 et 25 novembre après-midi « afin de privilégier les dossiers des allocataires ».

Et déjà en février et en août, la CAF avait fermé les guichets d'accueil pour éponger le retard qui s'entassait. La CPAM aussi a dû fermer deux fois, pendant les vacances d'hiver et en août, faute de personnel. C'est le cas aussi de bien des petits bureaux de poste pour lesquels les guichetiers ne sont pas remplacés quand ils sont en congés.

Quant au chômeur invité à faire le 3949 ou à aller sur internet parce que les agents de Pôle Emploi sont débordés, il entend (ou peut lire) « nos services sont actuellement indisponibles du fait d'une forte sollicitation » !

Les milliards de cadeaux du gouvernement aux capitalistes seraient bien plus utiles à la population s'ils servaient à embaucher dans les services publics !

FAMAR - Orléans (Loiret)

les patrons de l’industrie pharmaceutique restructurent pour augmenter leurs profits.

Brève
13/11/2009

FAMAR, façonnier de l'industrie pharmaceutique, qui possédait déjà une usine à Orléans, a racheté en juillet dernier au géant Johnson & Johnson, l'usine McNeil d'Orléans-La Source. Dans ce secteur qui ne connaît pas la crise, les groupes pharmaceutiques n'hésitent pas à jeter des milliards sur la table pour se racheter les uns les autres, avec pour seul objectif une rentabilité toujours plus grande obtenue par le licenciement d'une partie des travailleurs et par une exploitation accrue de ceux qui restent.

Alors que la production devrait augmenter de 50% d'ici 2013, il est prévu qu'une des deux usines ferme et que les travailleurs soient regroupés dans celle de La Source, avec 170 licenciements à la clé, soit près du quart des effectifs totaux.

La direction veut d'ores et déjà réorganiser la production pour augmenter la productivité sur le dos des travailleurs. A l'usine de La Source, aux pesées, les charges atteindraient six fois ce qu'elles étaient précédemment, soit plusieurs tonnes soulevées chaque jour dans de mauvaises conditions. Mais elle s'est heurtée à un refus des travailleurs, qui sont loin d'avoir dit leur dernier mot.

Porcelaine de Sologne – Lamotte Beuvron (Loir-et-Cher)

A la chasse aux profits, ce sont les travailleurs qui perdent leur place

Brève
12/11/2009

Il y a un an, les 71 salariés de Porcelaine de Sologne se retrouvaient au chômage suite à la fermeture de leur entreprise. Dans son édition du 10 novembre, la « Nouvelle-République » dresse le bilan de leur situation aujourd'hui.

Quoi que le responsable de la cellule de reclassement estime que « 60% d'entre eux ont trouvé ou sont en passe de trouver des solutions à leur situation », 11 salariés seulement ont retrouvé un contrat à durée indéterminée. Une trentaine d'autres vivent de petits boulots ou suivent une formation sans obligation d'embauche, et 23 n'ont absolument rien.

Pourtant lors de la fermeture, les élus locaux comptaient sur l'installation d'une plateforme logistique pour recréer des emplois. Seulement voilà, le terrain sur lequel devait s'installer Prologis était convoité par un des châtelains locaux, Olivier Dassault, richissime avionneur et député UMP, qui voulait étendre son territoire de chasse. Le préfet demanda au maire de retirer son droit de préemption et exit le projet.

On ne sait pas si, sans l'intervention féodale de Dassault, les 71 travailleurs auraient retrouvé un emploi. Mais il en est un qui a largement les moyens de payer les salaires de ceux qu'il a licencié. Nikolaï Tsvetkov qui possédait et a fermé Porcelaine de Sologne parce que non rentable, est le propriétaire de la banque Lukoï et grand collectionneur de porcelaineries sur tous les continents. Cela n'entamerait même pas sa fortune, la 110° mondiale avec 8 milliards de dollars.

Center Parcs – Chaumont-sur-Tharonne (Loir-et-Cher)

Des licenciements pour la mise au vert des profits

Brève
07/11/2009

Un plan dit de sauvegarde de l'emploi prévoit la suppression de 11 postes à Chaumont car le service comptabilité qui s'y trouve va être transféré aux Pays-Bas. Au total, 109 postes sont ainsi supprimés en France et en Allemagne, et des centaines d'autres vendus à la sous-traitance pour « rationaliser les coûts ».

Center Parcs se porterait-il mal ? La crise ferait-elle fuir les vacanciers ? Visiblement non. Tous les domaines se vantent au contraire de leur taux de réservation, au point qu'un quatrième va être construit en Isère avec l'aide substantielle du Conseil général qui débourse sept millions d'euros, plus huit millions pour l'assainissement, en échange de la promesse de créer 700 emplois ( correspondant en fait à 468 temps pleins).

Seulement voilà, « si l'activité immobilière et touristique grimpe de 2,3 %, le chiffre d'affaires touristique baisse de 1,3 % ». Il n'en faut pas plus pour que le groupe Pierre et Vacances, qui possède Center Parcs et qui vient de réaliser un chiffre d'affaires de 1,451 milliard d'euros, sacrifie des centaines d'emplois. Il faut bien que les actionnaires continuent de toucher les mêmes dividendes...

Alcatel - Ormes (Loiret)

Nouvelle action contre les licenciements

Brève
04/11/2009

Après avoir perturbé la semaine précédente la réunion d'un directeur, la décision avait été prise de bloquer l'accès à l'entreprise pendant une journée complète. C'est ce qui a été fait jeudi 29.

Pour réussir à rentrer son véhicule, la directrice fut obligée d'arriver à 5 h du matin ! La DRH eut moins de chance. Arrivée un quart d'heure plus tard, elle dut abandonner son véhicule à l'extérieur.

Les itinérants venus de région parisienne et même de Calais, installèrent leurs véhicules à l'entrée. Ce fut l'occasion de faire connaissance avec eux car certains ne sont quasiment jamais amenés à passer à l'usine.

A midi, nous étions encore nombreux puisque 150 casse-croûte furent distribués, autour des feux allumés à l'entrée de l'usine.

L'après midi, le rond point a été bloqué. Les grévistes savaient que la DRH d'un entreprise de stockage voisine cherchait à savoir si le blocage aurait lieu. C'est la grande crainte dans la zone car le moindre ralentissement provoque tout de suite de gros bouchons.

Après quelques tours de rond point, la journée s'est terminée par un tour dans les locaux aux

cris de "Non au PSE" rythmés par le tambourinage sur les cloisons de la directrice.

Au cours de cette journée, la direction aura vu que la mobilisation ne faiblit pas. Elle ferait bien d'en tenir compte car ce qui revenait dans les discussions était "pour l'instant on est bien gentil".