Tours - Indre-et-Loire (37)

Contre le droit des salariés, le maire a des principes...

Brève
04/11/2009

En 2002, les 387 salariés des centres sociaux-culturels de Tours (Acces-Tours) avaient été licenciés, le maire Jean Germain (PS) ayant décidé de supprimer la totalité des subventions accordées à ces centres qui assuraient une mission de service public appréciée de la population. « Pas assez rentable » avait décidé le maire.

Après une année de lutte pour tenter d'empêcher la fermeture et les licenciements, la liquidation judiciaire d'Acces avait finalement été prononcée, tandis qu'un certain nombre de salariés décidaient de continuer la lutte sur le terrain juridique.

Trois fois - devant la cour d'appel administrative de Nantes en 2005, la cour d'appel de Versailles en 2008 et le tribunal des Prud'hommes de Tours en juillet dernier, la justice leur a donné raison, ces instances estimant tour à tour que les licenciements étaient nuls et illégaux et qu'à tout le moins, la reprise des activités d'Acces par la ville de Tours aurait dû s'accompagner de la reprise des salariés licenciés. Trois fois aussi, le maire a refusé de s'incliner, faisant durer la procédure en contestant en cassation ou en appel les décisions qui le condamnent, et refusant de payer les dommages et intérêts décidés en juillet 2009 par les Prud'hommes.

Bien sûr, c'est avec les moyens d'une ville que le maire impose la poursuite des procédures à des travailleurs qui ne disposent, eux, que de leur salaire. En liquidant Acces, la ville s'est pourtant dispensée du remboursement d'1,5 million d'euros - dette qu'elle avait largement contribué à creuser - soit bien davantage que les dommages et intérêts qu'elle s'acharne à ne pas payer. Mais faire la démonstration devant l'opinion bourgeoise de Tours que pour être au PS on n'en est pas moins un maire à poigne, cela n'a sans doute pas de prix électoral...

Motivés par la volonté de faire respecter leurs droits, les ex-salariés d'Acces sont bien déterminés à ne pas baisser les bras.

Tarnac - Corrèze (19)

affaire de Tarnac : une contre-enquête gênante !

Brève
03/11/2009

Les avocats des « 9 de Tarnac » viennent de rendre publics les premiers résultats de leur contre-enquête.

Et ces résultats confirment ce que l'on avait déjà compris : cette affaire a été fabriquée de toute pièce par le gouvernement qui n'a jamais pu produire aucune preuve contre julien Coupat et ses compagnons, malgré de gros moyens mis en filatures, test ADN etc... La contre-enquête pointent des procès-verbaux de police divergents, des éléments tenus cachés et disculpant julien Coupat et sa compagne comme des traces de pas et des traces de pneus de voiture ne pouvant pas leur appartenir.

Il reste que ces jeunes, accusés de « sabotage » « d'associations de malfaiteurs, de dégradation et destruction de biens en réunion avec une entreprise terroriste » ont été arrêtés et incarcérés brutalement, de façon tout à fait arbitraire, sur un dossier vide. Julien Coupat, quant à lui, est resté 6 mois en prison entre autres pour être soupçonné d'avoir écrit un livre parlant d'insurrection !

Le gouvernement n'a inventé une prétendue cellule terroriste ultra - gauchiste que pour accréditer sa politique sécuritaire. Les 9 de Tarnac doivent être relaxés !

Limoges (Haute-Vienne)

Des salariés demandent des comptes à La Poste

Brève
01/11/2009

30 salariés de La Poste viennent de déposer un recours collectif au tribunal des prudhommes de Limoges pour que leurs années de travail en CDD soient comptabilisés dans leurs déroulements de carrière, leurs salaires et leurs retraites. Comme des centaines et des centaines d'autres dans toutes les régions, la plupart d'entre eux ont connu la galère des contrats précaires à temps partiels pendant des années : beaucoup de femmes embauchées en 1982 ou 1984 ont du attendre 2000, 2001 ou 2002 pour décrocher un CDI.

Pendant toutes ces années, elles ont fait le travail dans des conditions d'horaires pénibles, avec la peur du contrat non-renouvelé et jusqu'à 89 contrats pour certaines. Pendant toutes ces années La Poste a économisé sur leurs dos des millions d'euros de salaires et de cotisations sociales.

Alors, ces postières et postiers ont raison de se faire respecter et le minimum serait que La Poste les restitue dans leurs droits.

Limoges (Haute-Vienne)

21 licenciements chez INNODEC : les travailleurs continuent de payer la crise !

Brève
01/11/2009

Alors que le nombre de chômeurs officiellement recensés sur le Limousin a encore augmenté pour le mois de septembre, portant à 27% l'augmentation sur un an, un nouveau plan de licenciements est annoncé à Limoges.

Après le licenciement de 40 personnes par l'entreprise de chaussures Lallet, l'annonce d'un « PSE » concernant près de 200 travailleurs chez Madrange, l'entreprise INNODEC qui travaille pour l'automobile vient d'annoncer le licenciement de 21 salariés du secteur « outils de découpe » sur 65 que compte l'entreprise Limougeaude. Avec la crise, il n'y aurait plus de commandes pour ce secteur.

Le groupe compte 149 salariés répartis sur 7 sites et deux sites effectuent déjà du chômage partiel.

Pendant des années, le groupe s'est bien porté et a enrichi ses actionnaires et puis surtout, c'est l'exploitation des travailleurs d'INNODEC qui a aussi permis aux actionnaires des grands groupes de l'automobile d'empocher pendant des années de juteux dividendes, ce sont ces gens-là qui doivent payer la crise, pas les travailleurs !

Limousin

Impuissance de Pôle Emploi devant l’explosion du chômage

Brève
01/11/2009

Selon Pôle Emploi Limousin, du fait de la multiplication des plans de licenciements et de l'explosion du chômage, la Cellule de Reclassement Professionnel (CRP) a vu son nombre de dossiers augmenté de 179 % en un an et chaque conseiller de Pôle Emploi Limousin doit s'occuper de 200 demandeurs d'emplois par mois en entretien individuel.

De plus en plus de cas sont donnés en sous-traitance à des cabinets privés. Pour chaque chômeur soit - disant « reclassé » l'officine privée se voit octroyer 1500 euros ! Et de même, comme les appels téléphoniques explosent, une plate-forme téléphonique privée intervient.

Les agents de Pôle Emploi avouent qu'ils ne font que du « bricolage » et que la situation devient de plus en plus difficile.

Avec l'aggravation de la crise et la multiplication des plans sociaux, il n'y a pas d'autre solution que d'imposer l'interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous avec un salaire décent. Il y en a les moyens si les travailleurs décident de prendre sur les énormes richesses confisquées et les profits accumulés par les grands groupes industriels et financiers à l'échelle de la société toute entière.