Ville et Métropole de Tours

Les poussières d’amiante qu’ils ont cherché à cacher sous le tapis

Brève
01/04/2019

Conférence de presse de la CGT, de l'ADEVA et de leur avocat

Suite à une démarche de la CGT et de l’association de défense des victimes de l’amiante (ADEVA) au tribunal administratif, un expert avait été nommé pour enquêter sur la présence d’amiante sur des îles où se trouvent des puits de captage d’eau potable, et sur la responsabilité de la ville dans cette affaire. L’expert vient de rendre son rapport. Il est accablant.

Non seulement des travaux ont été faits de 2000 à 2012 sur ces puits en fibrociment amiantés, sans aucune information ni protections pour les salariés de la ville et des entreprises sous-traitantes, mais les déchets amiantés, au lieu d’être évacués et traités en respect de la législation, ont été enterrés sur place en grande quantité, à proximité des puits.

En 2012, un salarié est tombé gravement malade. La municipalité PS de l’époque a traîné des pieds, refusant même au début de communiquer les Diagnostics Techniques Amiante au syndicat CGT qui les lui demandait. En 2016, la nouvelle municipalité a envoyé une équipe sur place et constaté l’ampleur du problème. En 2017, la Métropole, désormais en charge du service des eaux a enfin accepté de délivrer aux agents du service des attestations d’exposition à l’amiante. Toutes ces années, aucun de ces responsables locaux n’a jugé le problème suffisamment grave pour prendre le problème à bras-le-corps.

Le rapport de l’expert, et surtout la plainte déposée contre X pour mise en danger d’autrui, semblent avoir réveillé tout ce beau monde. Depuis une semaine, ils s’étalent dans la presse locale. Certains vont sans doute devoir rendre des comptes, et c’est la moindre des choses !

TOURS

Mobilisation dans les crèches

Brève
31/03/2019

200 salariées des crèches de Tours et d’autres villes du département, ainsi que des parents, se sont rassemblés devant la préfecture, à l’appel des syndicats et du collectif « Pas de bébés à la consigne ». À Tours, 16 crèches sur 19 étaient fermées.

« Les bébés ne sont pas des packs de lait qu’on empile », ou bien « Ce ne sont pas des sardines ». Avec leurs pancartes, slogans, chansons, elles ont dénoncé les projets du gouvernement qui visent à dégrader encore les conditions de travail des personnels, et les conditions d’accueil des enfants.

Le gouvernement a en effet annoncé une réforme concernant l’accueil de la petite enfance. La réduction de la surface d’accueil à 5.5 m² dans les grandes villes contre 7 m² actuellement est envisagée, ainsi que la « modification » du taux d’encadrement.

Lors du rassemblement, des salariées dénonçaient le fait que, dans certaines structures, l’espace est tellement étroit qu’il est difficile de se glisser entre les lits. Et ils voudraient en rajouter !

Quant au taux d’encadrement des enfants, c’est le manque criant de personnel, conduisant à de nombreux burn-out et arrêts maladie, qui avait déclenché une grève massive des salariées des crèches de la ville de Tours en juin dernier. Leur mouvement avait imposé à la municipalité un certain nombre d’embauches.

Les salariées de la Petite Enfance ne veulent pas voir leurs conditions de travail s’aggraver encore, elles ont raison de compter sur leur mobilisation.

Châlette-sur-Loing (Loiret)

Hyper Casino : fermeture annoncée en avril

Brève
28/03/2019

Jeudi 21 mars, les 33 employés du supermarché Casino, dans la zone Saint-Gobain à Châlette, ont appris que le magasin allait fermer définitivement le 13 avril.

Si les travailleurs sont choqués à l’idée de perdre leur emploi, ils le sont tout autant par le fait qu’un patron qu’ils n’ont jamais vu puisse fermer un magasin aussi vite, en à peine trois semaines. Un sentiment partagé par les clients, qui ne manquent pas de manifester leur solidarité aux caissières du magasin.

Une vingtaine d’employés qui travaillent dans les autres commerces de la galerie et de la zone craignent aussi pour leur emploi. D’autant plus que le pouvoir d’achat de leur clientèle populaire a baissé.

Les responsables invoquent des difficultés, mais le chiffre d’affaire du magasin a dépassé 5 millions d’euros en 2017 et 2018. Le groupe Casino (Géant, Monoprix, Franprix, Leader Price), avec un chiffre d’affaires de plus de 17 milliards, n’est pas non plus sur la paille.

Alors que les travailleurs doivent supporter tout le poids de la crise, il est urgent et vital pour eux, non seulement d’interdire les licenciements, mais aussi de contrôler les comptes des entreprises et de lever le voile sur l’opacité de leur fonctionnement.

Orléans (Loiret)

Famar : Les débrayages ont payé

Brève
25/03/2019

Les travailleurs de l’usine Famar d’Orléans, un sous-traitant pour l’industrie pharmaceutique, se sont mobilisés la semaine dernière pour les salaires. Cette année, la direction proposait pour tout le monde une augmentation individuelle de 1,8 %. Le 19 mars, à l’appel de la CGT, la quasi-totalité de ceux de la production (plus d’une centaine) se sont retrouvés en assemblée générale pour dénoncer des propositions ressenties comme dérisoires et surtout inéquitables.

L’assemblée des grévistes a voté la décision de débrayer deux heures tous les jours en milieu de poste, afin d’obtenir des augmentations générales de 50 euros pour les plus bas salaires, et de 40 euros pour les autres, ainsi qu’une revalorisation de toutes les primes.

Le lendemain, alors que les productions étaient quasiment paralysées, les travailleurs décidaient de reconduire le mouvement.

La direction, comptant sur l’essoufflement, annonçait la clôture des NAO (négociations annuelles obligatoires) pour le vendredi. Une délégation lui a alors fait savoir que les travailleurs étaient déterminés à continuer, et que les enchères allaient monter en cas de poursuite du mouvement. Le jour même, la direction cédait sur toutes les revendications.

Tous ceux qui ont participé au mouvement en sortent renforcés, avec la fierté de s’être fait respecter et d’avoir eu, pour l’instant, le dernier mot.

Courtenay (Loiret)

Ibiden : la direction annonce la fermeture de l’usine

Brève
20/01/2019

Les 320 travailleurs d’Ibiden, qui produit des filtres à particules pour moteurs diesel, ont appris cette semaine que leur usine allait fermer au deuxième trimestre 2019, faute de repreneur.

Les aides publiques versées par les collectivités locales, au total 15 millions, pour permettre entre autres de « soutenir l’activité du site », auront donc été, une nouvelle fois, versées à fonds perdus pour enrichir des patrons privés.

Dans une région déjà sinistrée par les licenciements et les fermetures d’usine, cette fermeture est une catastrophe pour de nombreuses familles populaires. Elle illustre cette nécessité vitale : il faudra imposer l’interdiction des licenciements et le contrôle des comptes des patrons. Car les profits doivent d’abord servir à préserver les emplois des travailleurs, qui n’ont que leur salaire pour vivre.