Châteauroux (36)

Mead Westwaco - En lutte contre les licenciements

Brève
19/05/2009

Depuis une semaine, les travailleurs sont en grève contre la suppression et l'externalisation de certains services, ce qui va se traduire par le licenciement de 104 d'entre eux sur 285 employés. Ceux qui resteront travailleront dans les pires conditions puisqu'il est prévu qu'au salaire fixe s'ajoutera 15% de part variable basée sur le rendement !

La direction ose expliquer que ces mesures sont nécessaires "pour redresser la société", alors que le trust Mead Westwaco se porte bien. En 2008, l'usine de Châteauroux a rapporté 1,2 million d'euros de bénéfices.

Les travailleurs se sont mis en colère lorsque la direction a repoussé une réunion du 7 mai au 20 mai.

Le DRH européen et le directeur des opérations sont restés dans l'usine jusqu'à ce qu'ils acceptent d'avancer l'entrevue au 15 mai. Le lendemain ils ont déclaré à la presse qu'ils n'avaient pas été séquestrés, mais que comme la réunion s'était terminée tard, ils avaient passé la nuit à l'infirmerie!

Le 15, l'attitude du PDG a été insultante. Il est allé jusqu'à remettre en cause le droit de grève et surtout, il n'a cédé sur rien.

Aussi, les travailleurs continuent la lutte et ont d'ores et déjà prévu de nouvelles actions en ville.

Joué-lès-Tours (37)

Ces patrons que l'État cajole

Brève
09/05/2009

Filiale du groupe Total qui fabrique dans son usine de Joué-lès-Tours des courroies et des durits pour l'automobile, Hutchinson avait imposé depuis janvier une succession de jours de chômage partiel. Et voilà que la semaine dernière, le chômage a cédé la place aux heures supplémentaires, tandis que des employés des bureaux étaient transférés de force à la production, et que des travailleurs intérimaires faisaient leur retour. Il faut dire qu'il y a un tel déficit de personnel dans les ateliers, en particulier aux Tuyaux, que la direction serait bien incapable de sortir sa production sans l'apport des travailleurs précaires.

Alors tournant à 180° ? Moins qu'il n'y paraît puisque dans tous les cas, les patrons ponctionnent l'argent public : hier par la prise en charge du chômage partiel, aujourd'hui grâce à la loi sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Et ces patrons ont le culot de s'étonner quand, comme en mars dernier à Joué-lès-Tours, les travailleurs pressés comme des citrons se mettent en grève pour demander leur dû !

Bourges (18)

Père Dodu engraissé par les aides publiques

Brève
04/05/2009

Voici quelques mois, la société Doux, premier groupe européen d'abattage et de vente de volailles connu par sa marque Père Dodu, a mis sur le pavé près de 650 travailleurs en décidant la fermeture de deux usines au Châtelet dans le Cher et à Locminé dans le Morbihan et la réduction d'activité d'une autre usine en Bretagne.

Or, l'on vient d'apprendre que Doux arrive en tête des sociétés ayant touché des aides dans le cadre de la PAC (Politique Agricole Commune). Entre octobre 2007 et octobre 2008, Doux a reçu près de 63 millions d'euros !

Au moment de licencier, la direction expliquait que c'était impératif pour faire face à la concurrence. Aujourd'hui, elle prétend que les dizaines de millions d'euros qu'elle a reçus ne sont pas une subvention mais une "compensation à l'exportation" pour rester compétitif.

Virer des travailleurs et tendre la sébile pour empocher de l'argent public, la direction de Doux, comme l'ensemble du patronat, n'a rien négligé pour maintenir ses profits.

Le monde du travail a tout intérêt à se montrer aussi déterminés pour faire payer... le patronat. Chez Doux, on le voit, il y avait de quoi financer les augmentations de salaires et d'indemnités de licenciements que la direction refusaient d'accorder l'an dernier.

Les salariés, eux, ne cherchent pas être compétitifs, mais ils ont besoin de pouvoir vivre correctement.

Clermont Ferrand (63)

Grève à La Poste

Brève
28/04/2009

Lundi 27 avril, les facteurs de la région Auvergne étaient appelés à la grève par les principales organisations syndicales.

Réunis devant le siège clermontois de La Poste, ils ont dénoncé la réorganisation des tournées que veut imposer la direction. Il en résulterait une dégradation des conditions de travail.

Une fois de plus c'est la crise qui sert de prétexte car elle entraînerait une baisse d'activité. Pour afficher plus de bénéfice, la direction de La Poste n'hésite pas à sacrifier la santé des facteurs.

Alors ils ont raison de ne pas accepter cette nouvelle attaque contre le monde du travail.

Blois (41)

Mieux vaut relever du FSI que du RMI...

Brève
19/04/2009

Mercredi 15 avril, la Nouvelle-République rendait compte d'une conférence de presse organisée par les députés " Nouveau Centre " du département sur le thème " Face à la crise, le gouvernement n'a pas seulement aidé l'investissement des entreprises, il a aussi pris des mesures pour le pouvoir d'achat ". Et les députés Leroy et Perruchot d'énumérer tout ce qui a paraît-il été consenti aux catégories populaires défavorisées, des travailleurs précaires aux familles modestes en passant par les adultes handicapés. Ainsi les 1113 anciens qui perçoivent le minimum vieillesse dans le département verront-ils leur pension passer de 633 à 677 €... Au total, en comptant large, l'ensemble de ces mesures devrait représenter quelque 10 millions d'euros qui ne suffiront en aucun cas à sortir les plus pauvres de la misère.

Le même jour, le journal Le Monde publiait une interview du pdg de l'entreprise Daher, dont l'établissement de Montrichard avait reçu voici quelques mois la visite de Sarkozy. Première à bénéficier de l'aide du Fonds stratégique d'investissement (FSI) créé par l'État, Daher a vu ainsi son capital grossi de 68 millions, non pas même parce que cette entreprise connaîtrait des difficultés, mais pour l'aider à acheter des concurrents (et au passage évidemment à grossir la part des actionnaires propriétaires). L'État a-t-il en contrepartie demandé des garanties en ce qui concerne le sort des travailleurs des entreprises rachetées - ceux de la Socata par exemple ? Absolument pas. Va-t-il mettre le nez dans la part que s'octroient les dirigeants de Daher ? Pas davantage, puisque comme le dit le pdg, "ce n'est pas l'État qui entre chez nous, mais un fonds public "...

Allez, les députés auraient pu économiser leur salive. Chacun sait qu'il vaut mieux dans ce pays diriger une entreprise comptant 7000 salariés répartis dans 12 pays - un groupe familial comme ils disent - que d'avoir sa force de travail pour toute richesse.