Courtenay (Loiret)

L’usine Ibiden menacée de fermeture

Brève
26/11/2018

À Courtenay, les 400 travailleurs d’Ibiden, dont une centaine d’intérimaires, ont appris que leur usine allait fermer.

Cette entreprise, qui fabrique des filtres à particules pour moteurs diesel, a reçu des collectivités locales des aides qui se chiffrent au total à 15 millions, pour l’achat des terrains, l’implantation d’une ligne à haute tension, puis sous prétexte de « soutenir l’activité du site ». Un exemple de plus de l’argent public distribué à fonds perdus à des patrons privés.

Déjà à la fin du mois dernier, l’annonce du licenciement de tous les intérimaires avait provoqué la colère des travailleurs : toute la journée du 26 octobre, ils avaient retenu une partie de la direction. Alors les travailleurs n’ont peut-être pas dit leur dernier mot.

Pithiviers (Loiret)

Les facteurs ont fait reculer la direction

Brève
26/11/2018

Après plus de trois semaines de grève, les facteurs de Pithiviers ont repris le travail la semaine dernière.

La direction, qui ne voulait rien entendre, a finalement été contrainte de céder en partie. Les grévistes ont obtenu la suppression des tournées sécables (dites aussi « partageables »), qui s’ajoutent périodiquement à la tournée que chaque facteur a déjà à faire. Deux facteurs qui étaient en statut précaire sont aussi embauchés en CDI par La Poste. Pour ce qui est des jours de grève, leur prélèvement sera en partie étalé sur les mois à venir.

Même s’ils n’ont pas obtenu tout ce qu’ils demandaient, c’est leur détermination qui a permis aux grévistes de faire reculer la direction. Ils sortent de cette grève soudés et la tête haute.

Pithiviers (Loiret)

Les facteurs en grève depuis deux semaines

Brève
11/11/2018

Depuis le lundi 29 octobre, près de la moitié des facteurs de Pithiviers sont en grève.

Sept tournées ont été supprimées lors de la dernière réorganisation, et avec une charge de travail accrue, il leur est devenu impossible de terminer le travail dans les temps. Les grévistes revendiquent la remise en place de tournées supprimées, pour l'embauche des précaires en CDD, l’arrêt de la distribution des publicités en plus du courrier, la fin des tournées « sécables » (tournées supplémentaires à se partager).

Chaque matin, ils se retrouvent au piquet de grève et en assemblée pour reconduire leur mouvement. La direction, qui les a reçus à de nombreuses reprises, fait pour l’instant la sourde oreille.

Jeudi 9 novembre, avec des militants d’autres centres et d’autres entreprises venus les soutenir, c’est à une soixantaine qu’ils ont manifesté dans les rues de Pithiviers.

C’est partout que La Poste supprime des emplois et dégrade les conditions de travail. Les facteurs ont raison de s’y opposer.

Dreux (Eure-et-Loir)

Des empoisonneurs qui se croient tout permis

Brève
09/11/2018

A Vernouillet, dans la périphérie de Dreux, plusieurs riverains de l’ancienne Imprimerie Moderne ont porté plainte contre les nouveaux propriétaires du site. Comme l'a rapporté la presse, ceux-ci avaient en effet acquis le terrain situé près du centre commercial Plein-Sud, afin d’y faire construire des pavillons. Mais, alors qu’ils auraient dû faire désamianter le site (en particulier la toiture de 1 800 m²), ils ont fait établir un faux diagnostic par une société basé à Chartres et ont fait démolir, début juillet, les anciens locaux de l’imprimerie avec de simples pelleteuses, sans prendre aucune précaution, ni vis-à-vis des travailleurs chargés de la démolition, ni vis-à-vis du voisinage, puisque le quartier a été envahi par un nuage de poussières contaminées. Quant aux gravats, il semble qu’ils n’aient pas été emportés dans un site spécialisé dans le traitement des déchets toxiques.

Depuis le 6 novembre, le gérant de la société propriétaire des lieux, par ailleurs secrétaire régional de la FNAIM - la fédération des marchands de bien censée faire respecter le code de déontologie de la profession -, et ont finalement été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et passeront en procès. C’est bien le minimum, alors que, pour faire quelques économies, ces petits patrons véreux sont prêts à mettre en danger la vie des autres.

TOURS

Contre l’expulsion des migrants, la colère se fait entendre

Brève
04/11/2018

La manifestation rue Nationale à Tours samedi 3 novembre

Vendredi 2 Novembre, vers 17 h, une trentaine de policiers en tenue de combat sont intervenus à Tours… pour déloger 40 migrants, dont un grand nombre de mineurs isolés et un bébé,  qui s’abritaient depuis deux jours dans les locaux désaffectés et inoccupés du Clous (Oeuvres universitaires), après avoir passé des semaines dans des tentes de fortune.

Les militants qui organisent l’accueil des migrants n’ont pu qu’assister la rage au cœur à ce spectacle révoltant. Mais dès le lendemain dans les rues de Tours, à près de deux cents dont bon  nombre des personnes concernées par l’expulsion, ils ont fait entendre leur colère et leur révolte. Derrière une banderole « Un toit pour tous ! Réquisition ! », les manifestants ont fait plusieurs arrêts, ponctués de prises de parole pour s’adresser à la foule nombreuse des passants. Un jeune migrant très révolté a dénoncé le capitalisme qui pille les pays africains - « des pays riches pourtant » - disait-il, dénonçant aussi  le soutien de la France aux dictatures.