Le Blanc (36)

Intervention policière contre l’occupation de la maternité

Brève
02/11/2018

Depuis vendredi 19 octobre, plusieurs dizaines de personnes occupaient la maternité du Blanc pour protester contre sa fermeture. Le collectif demandait à être reçu par les autorités pour remettre en cause cette décision qui a pour conséquence de mettre la plus proche maternité à plus d’une heure de route.

Mardi 30 octobre, après 11 jours d’occupation, plusieurs camions de forces de l’ordre ont débarqué avant 5 heures du matin. Ils ont expulsé un par un les occupants qui avaient décidé de ne pas opposer de résistance.

Mais les autorités ne se sont pas contentées de l’expulsion. Elles ont voulu empêcher tout retour en arrière, en déménageant le mobilier de la maternité dès le lendemain. L’eau et l’électricité ont été coupées, les portes condamnées, transformant la maternité en bâtiment désaffecté, surveillé par des vigiles.

Les occupants n’ont pas dit leur dernier mot. Ils sont décidés à continuer leur lutte et à participer à toutes les actions locales et nationales. Pendant l’occupation, plusieurs délégations d’hospitaliers d’autres villes sont venus les soutenir. Et non loin de là, l’hôpital de Vierzon est menacé.

La fermeture de la maternité du Blanc fait partie d’une politique générale du gouvernement, qui veut imposer des régressions importantes à la population. Il faudra un mouvement d’ensemble pour s’y opposer.

Fondettes (37)

Sandvik doit rembourser !

Brève
31/10/2018

Le Centre d'Etudes et de Recherches sur les Outils Coupants

Le Maire LR de Fondettes semble vouloir dénoncer fermement le groupe Sandvik qui, en pleine prospérité économique, décide de fermer son site de Fondettes, sans se soucier du capital humain. Certes, depuis 2015, c’est la deuxième entreprise du groupe qui fermera dans sa commune.

On verra ultérieurement si cette protestation ira plus loin. Notamment, si avec l’ensemble des élus de la Région et du Département, ainsi que ceux de l’agglomération de l’époque, imposer le remboursement des aides publiques accordées alors à grand renfort d’éloges au groupe Sandvik, lors de la mise en place du CEROC…

Le Blanc (36)

Maternité du Blanc : occupation contre la fermeture

Brève
25/10/2018

Vendredi 19 octobre, malgré l’opposition des soignants, des habitants et des élus locaux, le conseil de surveillance de l’hôpital Châteauroux-Le Blanc, dans l’Indre, a voté la fermeture définitive de la maternité du Blanc.

Le prétexte avancé de cette fermeture, ici comme ailleurs, est « la mise en jeu de la sécurité des prises en charge ». Mais c’est uniquement la pénurie de personnel, orchestrée par la direction hospitalière, qui représente un danger. Et plutôt que d’augmenter l’effectif, elle supprime l’établissement pour réaliser ainsi des économies sur le dos des soignants et de la population des environs, obligeant les femmes sur le point d’accoucher à faire plus d’une heure de route pour rejoindre une maternité. Poitiers, par exemple, dont le service maternité est déjà débordé, et où il est prévu de supprimer encore 10 lits. Voilà comment le gouvernement veut assurer la sécurité des patientes et des nouveau-nés !

À l’annonce de cette décision, le soir même, des habitants, des élus, des syndicalistes ont choisi d’occuper la maternité, 24 h sur 24, à tour de rôle. Un collectif a été créé pour continuer la lutte contre la fermeture de l’établissement. Dons de nourriture, aide de toutes sortes, animations, délégations d’autres hôpitaux, le collectif bénéficie d’un large soutien. Chaque soir à 19 heures, il invite tous ceux qui le peuvent à venir faire le point sur la situation.

Ils ont engagé le combat, ils ont raison !

Fondettes (37)

Sandvik Coromant (ex Safety) persiste à détruire l'emploi.

Brève
24/10/2018

Le leader mondial des outils coupants Sandvik vient de décider dans les secrets de ses conseils d'administration de fermer l'usine de production de Fondettes en Indre-et-Loire et de licencier 130 travailleurs, ainsi que l'activité Recherche et Développement de 31 salariés.

Déjà il y a 3 ans cette même multinationale avait fermé son usine de corps d'outils avec 45 travailleurs sur la même commune. Par la lutte les salariés avait réussi à reclasser plus d'une vingtaine de travailleurs sur le site que Sandvik veut définitivement fermer d'ici la fin de l'année.

Sandvik n'est pas du tout la petite PME locale en proie aux difficultés du marché, non, c'est le numéro un mondial dans les outils coupants, un groupe capitaliste implanté sur les 5 continents, avec plus de 43 000 salariés et un chiffre d'affaires de plus de 9 Milliards d'euros, sans compter un retour sur capitaux employés de près de 25 % pour sa division Machining Solutions dont dépend l'entreprise de Fondettes.

Les salariés savent par expérience, qu'ils n'auront que leur mobilisation et la grève pour imposer à Sandvik, la garantie d'un emploi ou d'un reclassement correct afin qu'aucun d'entre eux ne se retrouve à Pôle emploi.

TAO – Transports en commun de l’Agglomération Orléanaise

Une deuxième manifestation encore plus réussie

Brève
21/10/2018

Vendredi 19 octobre, 250 manifestants étaient présents devant le dépôt de la TAO, le réseau de tram et bus qui dessert Orléans, géré par Kéolis, une filiale de la SNCF. Plus importante que la première manifestation du 6 septembre, elle regroupait en majorité des conducteurs, mais aussi des agents de maintenance, des agents de contrôle (vérificateurs), les agents de l’agence commerciale et une bonne partie des managers et des régulateurs. On pouvait y voir des chasubles "Kéolis exploiteur".

Les grévistes expliquent qu’ils sont "de moins en moins bien payés", et aussi que les temps de parcours sont impossibles à respecter. Sur une des lignes, les chauffeurs ont 23 minutes pour un trajet qui prend au mieux 28 minutes. D’autres dénonçaient durant la manifestation : "quand on part en vacances avec notre voiture, on fait des pauses pour notre sécurité. Au travail dans le tram, on nous l’interdit alors qu’on a des voyageurs à bord !". "Pour 2 minutes de retard au départ, on prend une sanction alors que ça ne dérange pas la direction quand on arrive 25 minutes en retard à cause de matériel défectueux", parce qu’il n’est pas suffisamment entretenu.

La manifestation était très dynamique et un sit-in a eu lieu devant le bâtiment de la Métropole, pour dénoncer sa responsabilité dans "l’état déplorable du réseau".

Une suite est déjà prévue : "si la direction ou le maire ne réagissent pas, nous irons manifester à Paris devant le siège avec d’autres collègues car plusieurs dépôts de France se mobilisent face à leur direction".