Indre-et-Loire

Violences policières à Saint-Pierre-des-Corps

Brève
01/05/2020

Le 10 avril dernier, un habitant de Saint-Pierre-des-Corps a été agressé , victime d’insultes racistes, homophobes ("Restez là les petits pédés"), de menaces de mort ("Tu vas crever ce soir, sale bougnoule !") et blessé lors d’un contrôle policier alors qu’il sortait pour faire un jogging dans la soirée, muni de son attestation et de sa carte d'identité, agression qui a entraîné pour le jeune homme cinq jours d'interruption temporaire de travail avec dix jours d'arrêt de travail.

Le confinement sert ainsi parfois de justification à un arsenal de mesures coercitives grâce auxquelles  certains policiers se croient tout permis. Cet épisode de violence policière fait hélas écho à d’autres, particulièrement dans les quartiers populaires.

Mais, en étant porté sur la place publique par des militants locaux et faisant  actuellement l’objet d’une plainte déposée par la victime, cela  permettra au moins  que cette fois ces exactions ne soient pas passées sous silence.

Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret)

Ecole élémentaire François Mitterrand

Brève
28/04/2020

Cette école est en zone dite prioritaire et classée REP+, c’est-à-dire qu’elle accueille des élèves de milieux défavorisés et pas toujours francophones. Depuis septembre 2018, les classes de CP et de CE1 comptent 12 élèves. Pour l’ensemble des écoles de REP +, ces changements d’effectifs se sont faits à moyens constants, c’est-à-dire en déshabillant Pierre pour habiller Paul.

L’inspection académique vient d’annoncer aux enseignants de l’école la suppression de nombreux moyens : la fermeture d’une classe de CE1, l’augmentation de l’effectif de 12 à 15 élèves pour les CP et CE1. Par ailleurs, le poste d’un enseignant qui venait deux jours et demi par semaine pour prendre les élèves en petits groupes, a également été supprimé.

Toutes ces annonces tombent au moment où le gouvernement fait mine de s’intéresser aux inégalités sociales qui se creusent entre les élèves en période de confinement ! On voit qu’il n’est plus à une contradiction près. Les milliards de l’État continuent d’aller tout droit dans les poches des grands capitalistes plutôt que dans les services utiles à la population !

Orléans (Loiret)

La préfecture poursuit un enseignant pour délit de solidarité

Brève
28/04/2020

Nicolas Desré est professeur en lycée à Orléans et parrain depuis trois ans de Chernoh, jeune majeur isolé étranger, en attente de régularisation et qui avait reçu, en plein confinement, une injonction à quitter son hébergement d’urgence. Cet enseignant, qui coordonne des hébergements solidaires, a fourni à Chernoh un certificat d’hébergement qui accompagnait sa demande de régularisation déposée à la préfecture. La préfecture accuse maintenant l’enseignant d’avoir produit un faux. Elle a saisi le Procureur de la République auprès du tribunal judiciaire d’Orléans aux fins de poursuites pénales éventuelles à son encontre.

Cette accusation apparaît comme un prétexte monté de toutes pièces pour combattre la solidarité, intimider les soutiens et maltraiter une fois de plus un étranger. Nous condamnons ces menaces, et Nicolas Desré et Chernoh méritent tout notre soutien !

Indre-et-Loire

Un soutien complice !

Brève
28/04/2020

Dans un article du journal Le Monde du 26 avril, Marisol Touraine, ex-ministre PS de la Santé dans le gouvernement Hollande se fait l'avocat des Agences Régionales de Santé dans leur gestion de la pénurie sanitaire face à l'épidémie.

C'est sa façon de défendre son cœur de métier car au ministère de la Santé, de 2012 à 2017, elle a cautionné toutes les fermetures de lits et de services, ainsi que la politique d’abandon de la gestion des stocks de masques par l'Etat.

Elle déclare que les ARS « ne font que ce qu'on leur demande de faire ». Perspicace, l'ex-ministre ! Elle aurait pu ajouter qu'elle-même n'a fait qu'accomplir les basses œuvres au service des capitalistes, qui exigent un retour sur investissement profitable dans tous les domaines de l'économie. Et la santé n'y échappe pas.

Servir les intérêts du grand patronat conduit aujourd'hui ministre et ARS à faire appel au bénévolat pour la fourniture de sur-blouses pour le personnel de santé !

L’expression : l’hôpital se fout de la charité est devenue désuète !

SAINT-PIERRE-DES-CORPS

À propos d'une affiche du PCF

Brève
25/04/2020

Affiche du PCF - St Pierre-des-Corps

Il y a quelques jours, une affiche du PCF a été collée sur les murs de St-Pierre-des-Corps. L'objet de cette affiche – que nous reproduisons ci-joint - est de dénoncer l'incapacité de l'industrie pharmaceutique à faire face aux besoins en médicaments dans la situation découlant de la pandémie en cours.

Incontestablement, l'industrie pharmaceutique est scandaleusement défaillante, ne serait-ce que pour produire le gel hydroalcoolique qui fait cruellement défaut, pour ne pas parler des médicaments divers en rupture de stock, ou de la recherche orientée vers les molécules susceptibles de rapporter beaucoup et vite, au détriment des besoins réels.

N'importe quel travailleur conscient pensera immédiatement : la crise sanitaire en cours montre sous un jour particulièrement brutal à quel point la domination du capital sur l'économie met en permanence l'humanité au bord de la catastrophe – catastrophe sanitaire, climatique, économique, guerrière etc... N'importe quel travailleur conscient, mais pas les responsables du PCF, qui tirent de la crise sanitaire de toutes autres conclusions.

Pour les rédacteurs de l'affiche, "40 ans de délocalisation et de désindustrialisation" ont conduit à "la perte de l'indépendance sanitaire de la France", et à la "casse de "notre" industrie sanitaire". Comme si dans cette société capitaliste quelque secteur que ce soit avait jamais appartenu à "nous", les travailleurs ! Comme si la question était d'en revenir à un capitalisme national, protégé par de bonnes frontières. Comme si depuis bien plus d'un siècle le capital ne s'était pas exporté à l'échelle planétaire, et comme si la question n'était pas depuis lors pour la classe ouvrière d'arracher le pouvoir à la bourgeoisie capitaliste, d'exproprier les grandes entreprises, et de mettre enfin les immenses possibilités humaines et techniques au service d'une production orientée à l'échelle internationale vers la satisfaction des besoins.

Mais il y a bien longtemps aussi il est vrai que les dirigeants du PCF ont fait le choix de raisonner dans le cadre du capitalisme, choisi d'offrir leurs services aux politiciens bourgeois qui ont bien voulu leur faire une petite place. Jusqu'à en arriver en ces temps de crise à diffuser dans les consciences un poison mortel, qui conduit à oublier les frontières de classe, à remplacer la conscience de classe par le mirage d'un prétendu intérêt national, qui unirait tous les "Français" autour de "leurs" industries.

Militants de Lutte ouvrière, nous nous réclamons du communisme révolutionnaire, et nous espérons bien que la crise sanitaire et économique en cours permettra à de nombreux travailleurs de prendre conscience de l'impasse mortelle du capitalisme pourrissant, et de la nécessité de renverser ce système. Le premier pas dans cette prise de conscience consiste à rejeter toute solidarité avec sa propre bourgeoisie, tout nationalisme, fut-il industriel.