Indre-et-Loire

Chômage partiel et nouvelles aides de l’État

Brève
23/04/2020

A la date du 20 avril, plus de 8 600 entreprises du département avaient demandé des aides à l’Etat pour financer le chômage partiel, c'est-à-dire le salaire des travailleurs payés à moins de 100 %, le plus souvent avec une perte de salaire de 16 %. 85 000 travailleurs sont concernés dans le département, et 327 000 dans toute la région Centre Val de Loire.

S’il y a beaucoup d’entreprises moyennes, parfois petites, souvent sous-traitantes de plus grandes, de très grandes entreprises, multinationales avec les dizaines de milliers de travailleurs sur différents continents, ont aussi fait cette demande d’argent à l’Etat. Les entreprises SKF (Saint Cyr-sur-Loire), Engie et SFR sont dans ce cas. Certaines font parti du CAC 40 et elles dégagent d’énormes profits à leurs propriétaires et actionnaires depuis des années.

Ces dividendes accumulés pourraient facilement financer les périodes non travaillées de salariés contraints par l’épidémie à rester chez eux quelques semaines.

Pourquoi l’État aide-t-il de telles entreprises capitalistes qui n’ont nullement besoin d’aide ? On le savait déjà, mais on vérifie une fois de plus que l’État est au service des patrons… et surtout des plus gros d’entre eux.

Loiret

Soutien à Chernoh, jeune étranger sans papiers

Brève
21/04/2020

Chernoh, jeune étranger sans papiers, est en attente de régularisation, logé par le dispositif d’hébergement d’urgence. Comme lui, tous les jeunes isolés étrangers du Loiret sont confinés dans leurs chambres.

En pleine pandémie, alors qu’on nous répète « Restez chez vous ! », par un courrier du préfet il lui est enjoint de quitter son hébergement et il lui est précisé qu’aucun titre de séjour ne lui sera attribué s’il ne dispose pas de domiciliation réelle !

Cet acharnement administratif n’a rien d’étonnant de la part d’un gouvernement qui a le cynisme de prétendre lutter contre les inégalités mais qui est aux petits soins pour les plus riches.

Cloyes-les-Trois-Rivières (Eure-et-Loir)

Parce que leurs profits le valent bien ?

Brève
20/04/2020

Dans plusieurs villes, L'Oréal, la multinationale des cosmétiques, a fait distribuer du gel hydro-alcoolique. Cela a été le cas, il y a quelques jours, à Cloyes-les-Trois-Rivières, où c’est une usine du groupe située dans le département voisin du Loiret, qui a remis des stocks de gels à la municipalité ainsi qu’à une structure de santé du sud de l’Eure-et-Loir. L’opération a été pilotée par un élu de la commune, par ailleurs cadre chez L’Oréal.

Il est bien sûr tout-à-fait légitime de fabriquer ce type de produits en période d'épidémie. Ce qui l'est moins, c'est que cette production serve de prétexte pour avoir continué de faire fabriquer (ou avoir redémarré) d'autres lignes de produits bien moins indispensables en ce moment (cosmétiques ou colorations par exemple), afin d’assurer la « continuité du business », comme le dit la direction de l’entreprise.

Ce qui est surtout en question, c'est cette organisation sociale, dans laquelle rien n'est géré de manière planifiée et collective, et où la distribution de produits de protection - qui manquent tant, depuis le début de la crise, dans les hôpitaux mais aussi pour les aides à domicile, etc. - est laissée aux initiatives individuelles, qu'elles soient louables … ou intéressées.

Tours

Des difficultés aggravées pour les travailleurs précaires des lycées

Brève
13/04/2020

Dans les lycées de la Région, les contractuels sont nombreux pour assurer l’entretien des locaux ou faire fonctionner la cantine.  En temps ordinaire, ils enchaînent souvent plusieurs CDD pendant l’année scolaire, entre les vacances qui ne sont pas payées. Avec la crise sanitaire du Covid-19, les contrats qui se terminaient n’ont pas été renouvelés. Certains de ces travailleurs se trouvent ainsi sans emploi ni ressource depuis fin mars.

S’inscrire à Pole Emploi est un vrai casse-tête, et même quasi impossible quand on est confiné, que les locaux de l’agence sont fermés et qu’on doit se débrouiller avec les moyens du bord en informatique, moyens parfois inexistants. Quant à avoir tous les papiers et justificatifs demandés, ce n’est pas gagné non plus.

Avec la crise du coronavirus, pour les travailleurs précaires des services de l’Etat, l’aggravation des difficultés est brutale. Grâce au nombre croissant de travailleurs au statut précaire, l’Etat fait des économies. Il ne fera, espérons-le, pas celle de la révolte !

Loiret

Réquisition de lieux d’hébergement pour les jeunes étrangers isolés

Brève
31/03/2020

Des syndicats, ainsi que RESF et COJIE (COllectif de soutien aux Jeunes Isolés Etrangers), ont donné l’alerte sur les conditions d’hébergement faites aux jeunes étrangers isolés, mineurs ou tout juste majeurs.

La promiscuité et la précarité dans lesquelles ils vivent sont aggravées par le confinement dû à la pandémie. Dans les chambres d’hôtels où beaucoup de jeunes se trouvent, il n’y a bien souvent ni cuisine, ni frigo. Dans un de ces hôtels, les jeunes sont deux dans des chambres exiguës, sans placard ni table. WC et douches sont collectifs. La cohabitation se fait avec des familles elles-mêmes entassées dans les chambres, avec les enfants qui courent sans cesse dans les couloirs. Dans un tel contexte, les « gestes barrières » sont une chimère.

Des lieux collectifs comme les internats de lycée, certains établissements médico-sociaux, ont été vidés par l’épidémie. Les associations demandent qu’ils soient réquisitionnés.

C’est une mesure à prendre de toute urgence et qui mérite tout notre soutien.