La Nouvelle République : Lutte ouvrière appelle au combat
Nathalie Arthaud, à l'invitation de la section blésoise de Lutte ouvrière, est venue à Blois samedi matin, pour présenter son projet présidentiel.
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière en compagnie des représentants locaux. - (dr)
Une petite assemblée était venue samedi matin à Blois pour soutenir sa candidate à l'élection présidentielle. Des affiches derrière Nathalie Arthaud porte-parole national du parti trotskiste Lutte ouvrière, donnent le ton ainsi qu'une affichette sur la table : « Les travailleurs n'ont pas à payer la crise du capitalisme ».
Un programme en trois points
Digne héritière d'Arlette Laguiller, Nathalie Arthaud s'est adressée aux « travailleurs qui souffrent de la crise ». Elle fustige la politique du gouvernement qui, malgré la crise, « trouve des solutions pires que le mal, voire aucune solution permettant d'éviter la débâcle. Ce sont toujours les classes populaires qui finissent par payer ». Son programme est axé sur trois points : l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire et l'indexation des salaires sur les prix réels. Un programme qui met en avant des luttes futures. « Nous souhaitons mobiliser les travailleurs. Le patronat et les dirigeants du pays portent des coups aux travailleurs, les travailleurs et nous-mêmes à Lutte ouvrière allons les rendre ».
Car selon elle, l'argent est mal réparti et lorsqu'elle parle de la taxe de 3 % sur les riches, elle parle avec humour de collecte de pièces jaunes.
Un autre sujet l'amuse beaucoup : ce sont les primaires socialistes. « Je n'irai pas voter, je ne me sens pas concernée. Aucun de ceux qui postulent n'est mon candidat. Ces primaires ne sont pas une avancée pour la démocratie. »
Nathalie Arthaud part en campagne. D'ici Noël, elle aura parcouru 95 villes de France, tout en continuant à travailler. La lutte pour l'égalité des travailleurs ne s'arrête jamais.
A.R.
La Nouvelle République du 12 octobre 2011 (édition du Loir-et-Cher)