Rapport pauvreté

Une accélération significative

Brève
18/12/2020

Selon plusieurs rapports sur la pauvreté parus ces dernières semaines, l’augmentation de la pauvreté dans la population est significative. Ainsi, alors qu’au niveau national, le taux de pauvreté est de 14 %, à Saint-Dizier, il est de 25 %. Cela signifie qu’un quart de la population vit avec moins de 1015 euros pour une personne seule. En particulier, le taux est de 37 % dans la tranche d’âge 40 à 49 ans.

Il faut dire que les attaques à l’encontre des travailleurs dans tous les secteurs, en particulier les ruptures de contrat à durée déterminée, les fins de missions d’intérim et les licenciements tout court qui se sont accélérés dans la période du confinement et ensuite n’ont rien fait pour arranger les choses.

La population paie de plein fouet les choix du patronat et du gouvernement.

Hôpital de Langres

Pour l’ARS, la santé est secondaire

Brève
18/12/2020

Un rapport, demandé par le Pôle d’équilibre territorial et rural du pays de Langres au conseil de développement territorial, indique la situation difficile dans laquelle se trouve l’hôpital de Langres en Haute-Marne. Déficit de près de 16 millions, démantèlement des services de chirurgie qui partent dans la ville préfecture, manque de personnel récurrent… Tous les ingrédients sont réunis pour dire que l’hôpital de Langres pourrait ne pas tenir plus de deux ans. Une situation qui est à l’image de ce qui se passe dans bien des petites villes.

C’est qu’à force de considérer que la santé doit être rentable, à force de rogner sur les coûts, le gouvernement par le biais de ses agences régionales de santé mène une politique de casse de la santé, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la population qui y vit.

Laïcité

Les discours et la réalité

Brève
12/12/2020

L'entrée d'un beau bâtiment public...

Malgré tous les discours sur la laïcité, sur la séparation entre l’Église et l’État, les lois en vigueur non seulement permettent, mais obligent les collectivités locales à financer les activités des curés. Deux exemples récents à Chaumont :

Au conseil municipal de Chaumont du 6 novembre, une délibération a été adoptée pour financer les travaux nécessaires de la basilique. Il faut évidemment maintenir en état un bâtiment qui appartient à la ville. Mais s’il appartient à la ville, pourquoi seule l’église catholique peut bénéficier de son usage ? Pour la simple raison que la loi lui reconnaît ce droit. Elle est donc dans la situation d’un locataire qui ne paye pas son loyer. Alors trois possibilités : ou bien on décide que plus personne ne paie son loyer, et que c’est désormais la règle pour tous, ou bien on considère que, comme n’importe qu’elle association, ce sont les utilisateurs qui doivent payer la rénovation de leurs locaux, ou bien encore que les bâtiments construits par les ouvriers du Moyen Âge servent à tous !

Dans l’autre cas, il s’agit carrément d’une extorsion de fonds (légale) de la part de l’institut Oudinot, une école privée catholique. Celle-ci a en effet attaqué au tribunal pour obliger la mairie puis la communauté d’agglomération à lui verser une subvention. Elle a obtenu gain de cause car la loi prévoit l’obligation de verser une somme forfaitaire pour chaque élève inscrit dans le privé. Cette loi est un scandale, et si Macron cherchait vraiment à lutter contre le séparatisme et pas seulement à stigmatiser les musulmans, il pourrait commencer par l’abroger. En effet, cette loi prévoit que chaque mairie doit calculer un forfait par élève. Celui-ci est calculé en totalisant toutes les dépenses pour les élèves des écoles publiques, et en les divisant par le nombre d’élèves. Et la somme ainsi obtenue est versée pour chaque élève fréquentant une école privée. Donc, plus une mairie dépense pour ses écoles, et plus elle est obligée de financer les écoles privées ! Et comme la quasi-totalité des écoles privées sont catholiques, cela revient, encore une fois, malgré un principe affiché de laïcité, à financer l’enseignement religieux. Comme l’institut Oudinot accueille 194 élèves, et que le forfait s’élève à 477,25€, cette école privée touchera 92 586,50 € de fonds publics, en plus de ce que paient les familles. Cette délibération a été soumise au vote, mais cela aussi est choquant, dans la mesure où si elle n’était pas adoptée, ces descendants de jésuites seraient allés au tribunal. Un chantage en quelque sorte, que l’élu de Lutte ouvrière a refusé.

Nous sommes pour la liberté de conscience, et donc pour le droit de ne pas croire, de croire et de changer d’avis. Nous sommes pour la plus totale liberté de propagande religieuse et anti-religieuse. Mais cette propagande ne devrait se mener qu’avec l’argent de ceux qui la soutiennent.

Scolarest / Compass Group

Aides publiques pour une multinationale

Brève
11/12/2020

Le conseil d’agglomération de Chaumont a adopté mercredi 2 décembre une délibération pour indemniser Scolarest, l’entreprise privée qui a été engagée pour fournir les repas des cantines scolaires. L’indemnisation portait sur la période du Covid. L’agglo accepte donc de payer pour des repas qui n’ont pas été servis.

Bien des salariés ont supporté des baisses de salaires pendant le confinement, ne serait-ce qu’avec le chômage partiel qui n’est indemnisé par l’État qu’à 84% du salaire net… quand ils n’ont pas perdu leur travail ! Et le repas équilibré de la cantine a manqué à beaucoup d’enfants.

L’entreprise Scloarest, dont les salariés ont été payés par l’État par le chômage partiel, trouve encore que son manque à gagner mérite une indemnisation. Si c’était une petite entreprise qui risquait la ruine, cela pourrait peut-être se discuter. Mais elle appartient à Compass Group, une multinationale qui a réalisé un résultat net de 1,2 milliard d’euros en 2019 !

Il est évident que l’argent de la collectivité devrait aller dans les estomacs des enfants, et ne pas servir les appétits de profits d’une multinationale. 

Loi Sécurité Globale

Manifestation à Chaumont

Brève
04/12/2020

Samedi 28 novembre, une nouvelle manifestation a eu lieu à Chaumont contre la Loi Sécurité Globale, après celle du samedi 21. Cette fois, les manifestants étaient deux fois plus nombreux, alors que d’autres initiatives avaient lieu ailleurs dans le département.

Au-delà de cette loi, beaucoup étaient là pour dénoncer le passage à tabac de Michel Zeckler, en ayant bien conscience que la vérité n’a pu éclater que parce que les violences policières ont été filmées.

La police, dans ce système, ne peut être autre chose que la gardienne de l’ordre établi. Raison de plus pour manifester contre une loi qui peut faciliter la dissimulation de ses exactions.

La prochaine aura lieu ce samedi 5 décembre à 11h devant l’Hôtel de Ville de Chaumont : Lutte ouvrière appelle à y participer.