Restos du coeur

Une augmentation qui traduit la hausse de la pauvreté

Brève
04/12/2020

La campagne des restos du cœur a été officiellement lancée la semaine dernière en Haute-Marne. Les responsables s’attendent à une hausse significative de la fréquentation, à hauteur de 10 à 25%, selon les zones, en particulier dans le nord du département particulièrement sinistré. Et l’aggravation touche particulièrement les retraités avec 8 % d’augmentation du nombre de bénéficiaires.

À force de laisser le grand patronat licencier, rompre les contrats des intérimaires et CDD, arroser le grand patronat sans demander aucune contrepartie, le gouvernement a laissé se développer une situation où c’est la population qui paye pour l’aggravation de la crise du système capitaliste.

Ehpad Haute-Marne

Des clusters, des encouragements mais pas de bras

Brève
03/12/2020

L’Ehpad de Doulaincourt et celui d’Arc-en-Barrois ont été durement touchés par la deuxième vague. À Arc-en-Barrois, 54 résidents sur 79 ont été touchés, ainsi que 19 membres du personnel. À Doulaincourt, 4 décès sont à déplorer et 65 % des résidents ont été positifs au Covid-19.

Comme pour la première vague, les autorités déplorent et applaudissent les personnels. Le maire RN de Doulaincourt ou le président LR du département n’ont rien de plus à dire ni à faire.

Embaucher ou obliger à le faire en y mettant les moyens serait plus utile que les discours de commisération, et une véritable augmentation des salaires plus utile que des applaudissements.

Médecins intérimaires

Un système ruineux qui résulte de choix

Brève
30/11/2020

La presse locale de Haute-Marne, relayant ainsi une campagne du gouvernement, a récemment fait état d’un système qui consiste à rémunérer à des tarifs coûteux les médecins intérimaires à l’hôpital.

Il est vrai que les sommes sont conséquentes. Mais la situation sanitaire de la région comme de l’ensemble du pays résulte de choix, faits depuis de nombreuses années et qui ont conduit à un manque récurrent de médecins, d’infirmiers et de personnel soignant en général.

À force de refuser d’investir, de ne pas former des médecins en nombre suffisant et de laisser se développer des déserts médicaux, l’État a créé des situations aussi absurdes que coûteuses.

Finances publiques en Haute-Marne

Un plan de réduction des coûts

Brève
30/11/2020

Une nouvelle organisation est prévue par la direction des finances publiques. Cette organisation intitulée “Nouveau réseau de proximité” consiste au 1er janvier à réduire drastiquement le nombre d’agents en les concentrant dans un même site. Puis en 2022, toutes les trésoreries disparaîtraient pour laisser place à des accueils de proximité. Alors que le nombre d’agents a déjà été réduit pour passer en trois ans, de 300 à 248, il s’agit donc de poursuivre une saignée dans les effectifs.

Ce sont surtout ceux qui n’ont pas accès à l’informatique qui seront les plus lésés, dans l’impossibilité qu’ils sont de faire leurs démarche par voix numérique. Avec des distances augmentées, cela signifie des difficultés accrus pour la population la plus pauvre pour contester un impôt, obtenir un document ou un remboursement, entreprendre une démarche. Par contre pour le grand patronat , c’est directement à la comptabilité des grandes entreprises que sont virés les cadeaux fiscaux. Pas besoin de se déplacer.

Comme dit un couplet du Chant de l’Internationale : "L’impôt saigne le malheureux. Nul devoir ne s’impose au riche. Le droit du pauvre est un mot creux ».

Fibre optique

Financement public, profits privés

Brève
26/11/2020

Une société publique locale a été créée le 1er novembre pour gérer le réseau de fibre optique en Haute-Marne. Cela permet d’apporter des capitaux publics dans une structure de droit privé et de réaliser des investissements dont les entreprises ont besoin mais qu’elles n’entendent pas faire elles-mêmes. En l'occurrence, les fonds (1,2 million d’euros) viennent à 80 % du département et à 20% de la région.

Encore une fois, les finances publiques permettent à une société privée de prendre en charge une activité rentable, sans avoir eu à financer les infrastructures nécessaires.